‹ L'Assistance Obstétricale dans la Région de BôneChapitre 21 sur 38 · TN OT UE EU · texte numérisé non relu

TN OT UE EU

b) Description. — Comme en 1921, la Maternité est située dans l’aile gauche et au rez-de-chaussée d’un bâtiment qui comprend les deux services de chirurgie: femme et au premier étage le service de médecine

générale femme.

Elle se compose d’une salle commune de 10 lits. En fait, elle contient le plus souvent 15 à 20 femmes. Les gestantes en surnombre étant couchées sur des brancards. Dans cette salle sont réunies les expectantes

et les accouchées.

À côté de chaque lit se trouve un berceau, les nourrissons sont donc près de leur mère jour et nuit. Cet état de choses est déplorable pour deux grandes raisons : la première est qu'il est impossible d'imposer un horaire judicieux des tétées, surtout la nuit, où il n'existe qu'une veilleuse de nuit, pour la Maternité et la chirurgie ; la deuxième est que les nourrissons, par leurs vagissements, empêchent les mères de dormir.

Au bout de l’aile se trouve la salle de travail. Entre la salle commune et la salle de travail il existe une pièce contenant un autoclave destiné à la stérilisaion de l’eau, du savon liquide, des compresses. La stérilisation de l’instrumentation est assurée par le service de chirurgie.

La pièce destinée aux femmes enceintes désirant

, Q 72 NX conserver l'anonymat est située en face de cette dernière.

Elle est éclairée par une petite lucarne avare de lumière qui en fait un véritable cachot.

En oc.

" fe. 1) 2 d ‘ assisté d'un interne et d’une sage-femme interne

poste qu'elle occupe depuis 1935.

Le service de salle est assuré par une seule infirmière. Ce personnel est évidemment très insuffisant et les femmes enceintes sont obligées d’aider à certains tra-

vaux ménagers.

En somme, aucune amélioration n’a été apportée depuis 1921, date à laquelle la Maternité a été trans-

Le Personnel Médical comprend un chef de service férée dans les locaux qu’elle occupe actuellement.

c) Fonctionnement. — Pour étudier plus commodément le fonctionnement de ce service nous diviserons

cetie étude en trois chapitres.

J) Dans un premier chapitre nous montrerons le

fonctionnement courant de la Maternité.

11) Dans un deuxième chapitre, le mouvement d'ensemble du service depuis l’après-guerre par l’étude des statistiques que nous illustrerons par des graphiques.

II) Enfin dans un dernier chapître nous étudierons en détail les diverses interventions pratiquées en 1936

et durant les trois premiers mois de 1937.

1) Fonctionnement courant. — Seul le service des accouchements fonctionne à la Maternité de Bône.

Ne sont admises que les femmes enceintes près du 2 a , : po terme de leur grossesse, sur présentation d’un certificat

établ: par un médecin ou une sage-femme, et après

sup

contre-visite par l’interne de garde. Le nombre des lits est en effet si restreint que celui-ci se voit dans l’obligation de refuser les femmes qui semblent être à plus

d'un mois du terme normal de leur grossesse.

Les gestantes qui présentent des phénomènes pathologiques durant les 8 premiers mois de leur grossesse (vomissements incoercibles, albuminurie, etc.) ne sont pas admises à la Maternité toujours faute de place et doivent être dirigées sur les services médicaux ou chi-

rurgICaux.

Les avortements sont traités en chirurgie, il en est de même pour les infections puerpérales. Les femmes enceintes en travail sont admises d'urgence sans certi-

ficat après examen par la sage-femme interne. RE | n'existe pas de consultations externes

Bien que la Maternité soit exclusivement réservée aux femmes sur le point d’accoucher et aux nouvelles accouchées, le plus souvent l'effectif des lits est largement dépassé : c’est ainsi qu'en Février 1937, du 2 au 24, l'effectif s’est toujours maintenu au-dessus de 16 avec un maximum de 21.

On est alors obligé d’évacuer les expectantes soit en médecine soit en chirurgie en attendant que les nouvelles accouchées sorties au quatrième ou au cinquième Jour leur laissent un lit.

Etudions maintenant le mouvement de la Maternité depuis 1918.

L l 0 € € l ë, 0 l l le 2 2 4 ç (4 ÿ {4 ç 4 t6 OZ 69 4 CL 44 4 8r £G (614 e 9 4 4 € (2 ré € a 2 2 LI OI A ç L ÿ L 9 e 66 18 6L co 08 OS 8ç qG 6 rc , EL 2 à LTO|M AOC IMIECLO MTL IMRETCIMINTTG IMAC IE CGI Gé NISSEGI

sus9doin"J SJU-SJIOJA]

souus9doin”]

sau281pu I SOU-SJIOJA]

SaU98IPUT

SOJUEIU

SAINNVY

| ë CEE DRE EE ENUEz € s292(]

| | | su29doim” 44 SI 6 | 8 8 L 1 ES 8 SQU-SJIOJA] 961 181 [PA OFI CrI GC] GII 18 68 Souuasdom"J ; à N = NA MAC SaU98IPU]

co al 6 9 Ë lé L 2 * SQU-SYOJA] 6L 4 GY 6€ vC cc IT 6l fa SOU981PU]

LA 9e 9IG (6YAI 991 G9IMP SRE 001 go PEINE

9£61 GEO EG ££6I T£61 I£6l | OS6l 6C6l 8761 SAINNTY

Page 1