‹ L'Assistance par le travail en FranceChapitre 132 sur 144 · Rapport Faillet 1899, Loc. cit. pp. 11 et · texte numérisé non relu

Rapport Faillet 1899, Loc. cit. pp. 11 et

404 SIXIÈME PARTIE Journalier re ee rm?

Cultivatéurs meer 11 Gharretier se etre 19 JATAINIET SE NE MIENNNE 10 VACherS PRIS RREERS 3 Palefrenter Meme 1 Coghersi enr ee 2 BOUVIÈLE SAERTEMESENT 1 Menuisiers, boulangers. 3 Chauffeur-mécanicien . . 1

Total. . 73

Les 10 autres exerçaient les professions sui-

vantes :

RTE TOR en LORS 4 Employé de bureau. 1 Goilleur: 2 Rx 1 CORTOYENT A Ie 4 Garçon de café... 1 Infiriaier: 1.2 1 Feuillagiste-".." 2.01 Typographe 40/5." Cordonnier. . . . . il Füumistest tin ere 1

Total . . 10

Ces 10 ouvriers, sauf 2 qui étaient encore à la Chalmelle, au moment où cette statistique a été faite, avaient été obligés de quitter l'établissement sans avoir pu trouver une place (1).

| Si en 1898 le nombre des colons placés repré-

sente 59,2 pour cent du personnel hospitalisé, pen-

4. La plupart des hospitalisés ne sont pas originaires de Paris ou du département de la Seine ; il n’y en avait que 14 sur 83 en 1898. Les colons viennent des régions les plus diffé. rents. Pendant cette année 20 départements étaient représentés par un seul colon, 11 autres par 2, la Somme et l'Yonne par 3, le Nord et le Morbihan par 4, l’Alsace-Lorraine et la Seine-Inférieure par 6. Il y avait en outre 4 Américain né de parents français. Rapport Faillet, 1899, p.12,

dant les années précédentes les résultats avaient été sensiblement meilleurs. La proportion des placements était de 68 pour cent en 189%, 75 en 1895, 93 en 1896 et 67 en 1897. À quelles causes attribuer cette diminution très sensible? Le directeur répondait lui-même dans son rapport de 1896 :

«Il est très difficile de le dire avec exactitude, disait-il. Nous croyons cependant que quelques ouvriers placés à la fin de l’année dernière et au commencement de cette année, s’élant mal conduits chez leurs nouveaux patrons, ont fait un grand tort à l’établissement et à leurs camarades. Nous avons même la certitude que cela s’est passé ainsi pour quelques-uns. L'un des patrons, par exemple, nous écrit, le 12 août 1896 :

« J'ai le regret de vous informer que je n’ai pu garder le nommé C..., comme jardinier, celui-ci étant arrivé dans un état d'ébriété complète. Ne voulant pas qu'il mette à exécution les menaces qu'il a faites, je lai fait conduire à la gare avec un billet de chemin de fer pour qu’il rentre à La Chalmelle.

« Craignant de ne pas mieux tomber une seconde fois, je vous prie de ne pas m'en envoyer d’autres.

« Avec mes remerciements, agréez, etc.

Signé : À. Puisarn, « President du Conseil d'arrondissement, viticulteur et négociant en vins à Cramant.

près d'Epernay (Marne).

« On s’imagine aisément quel tort énorme peut faire à la colonie un fait de ce genre ainsi constaté,

M. Puisard, en relations continuelles avec les agriculteurs de l'arrondissement, n’a certes pas manqué de leur faire connaître à l'occasion la mauvaise opinion qu'il a de nos ouvriers.

« On pourrait croire qu'il y a de notre faute et que nous avons mis quelque négligence dans le choix de l’ouvrier à envoyer, il n’en est rien. Le nommé C... avait de bons certificats, s'était bien conduit à la ferme, travaillait suffisamment, et ne faisait nullement supposer qu’il aurait la maladresse de se présenter en état d'ivresse. Une série de faits de ce genre, peu graves en eux-mêmes, et qu'on aurait peut-être pardonnés à d’autres ouvriers que nos colons, ontexercé une fâcheuse influence sur le placement.

« Un autre patron, après deux essais malheureux, nous écrit le 20 septembre :

« Je suis désolé de cette nouvelle aventure, qui me fait croire qu'on ne peut juger des gens sur l’apparence. Tant qu'ils sont tenus ils se conduisent bien, mais, libres, ils font des sottises. »

« C’est, hélas ! trop souvent exact. Un ouvrier d’excellente conduite, ancien gendarme, après un séjour assez long à la colonie, pendant lequel nous n'avons eu aucun reproche à lui faire, est placé par nous chez un ami, en décembre 1894 ; il se conduit bien pendant six mois, puis se met à boire, et enfin vole à son patron 400 fr. Un autre ouvrier aurait peutêtre fait de même, mais celui-là venait de La Chalmelle : la faute retombe sur tous, et c’est toute une région qui nous est fermée, malgré la bienveillance

de notre ami, qui ne veut même pas poursuivre le malheureux » (1).

Les lettressemblables à celles qui viennent d'être reproduites sont encore assez fréquentes ; des faits de ce genre se renouvellent malheureusement trop souvent comme le montrent les statistiques suivantes. Cent deux patrons ont donné, en 1894-95, des renseignements sur les ouvriers qui avaient été placés chez eux à la sortie de la colonie. Parmi les indications fournies :

26 sont favorables aux anciens colons,

35 indiquent sans commentaire que les colons travaillent encore,

41 font connaître le départ de l’ouvrier souvent pour des motifs regrettables, principalement pour ivrognerie.

Total. 102 ouvriers.

Les résultats de l’année suivante sont encore beaucoup plus mauvais. Voici ce que nous apprend à ce sujet le rapport du directeur: « Les colons placés cette année nous ont, en général, donné très peu de satisfaction. Presque tous ont quitté leurs places après quelques mois de travail, quelquesuns sont restés jusqu’au premier palement, puis se sont énivrés et ont été chassés par leurs patrons, Trois ou quatre même ne sesont pas présentés » (2).

Le rapport de 1897 constate que 25 pour cent seulement des ouvriers placés sont restés dans leurs

places.

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