‹ L'Assistance par le travail en FranceChapitre 4 sur 144 · Tabulation of the statement made by men diving incer · texte numérisé non relu

Tabulation of the statement made by men diving incer

De 20 à 30 p. c... Garçons de magasin et de courses, typographes, mécaniciens de chemins de fer, gardiens.

De 30 à 40 p. c... Conducteurs, déchargeurs, domestiques, horlogers, mécaniciens peseurs.

De 40 à 50 p. c... Boulangers, bouchers, forgerons, ti-

reurs de vin, pelletiers.

De 50 à 60 p. c... Menuisiers et charpentiers, cigariers, matelots et colporteurs.

De 60 à 70 p. CRE Taiïlleurs, cordonniers, constructeurs de navires, ébénistes, hommes de peine.

De 70 à 80 p. c... Maçons, peintres, vitriers.

De 80 à 90 p. c.... Ouvriers des docks (1).

En étudiant de près ce tableau si suggestif, on se rend compte de la misère incroyable que le chômage peut engendrer chez les nations les plus prospère. Il ne faut donc pass’étonner quand M. Charles Booth nous déclare que 31 pour cent de la population londonnienne vit dans une véritable misère; encore ne tient-1l pas compte, dans son calcul, de toutes les personnes hospitalisées d’une façon quelconque, et qui pourtant appartiennent pour la plupart à cette catégorie (2). Elles sont au nombre de près de 100.000 rien qu’à Londres. Or, le manque de travail

tain selected districts of London in march 1887. L’enquête a porté sur 152.000 individus vivant dans les districts suivants : Saint-George in the East, Battersea, Hachenays, Depford.

4. Il faut tenir compte de ce fait que les six mois envisagés pour le recensement étaient l’hiver, période pendant laquelle les chômages réguliers se font sentir dans les professions saisonnières, telles que celles du bâtiment; mais beaucoup des pourcentages les plus élevés n’ont pu être sensiblement augmentés du fait de l’époque envisagée, comme cela a eu lieu pour les ouvriers des docks, les constructeurs de navires, les hommes de peine, les cigariers, les matelots, les boulangers, les bouchers, etc.

2. Charles Booth, Labour and life of the People, Williams and

12 PREMIÈRE PAnTIE

est la cause immédiate ou lointaine de presque toutes ces misères.

: Aux Etats-Unis une enquête faite dans Îles quartiers populeux de plusieurs grandes villes (Baltimore, Chicago, New-York, Philadelphie), par les soins du département fédéral du travail, a abouti aux résultats suivants. Sur une population recensée de 83.000 habitants, on a trouvé 9.905 personnes (soit une proportion de 11,80 pour cent) ayant subi un chômage de plus d’un demi-mois dans le cours de l’année (1892-93). Le pourcentage ne dépassait pas 8,67 à Baltimore et s'élevait à 15,88 à Chicago.

Si, laissant de côté, ces aperçus très généraux nous renseignant sur le nombre des personnes annucllement atteintes par le chômage,nous voulons voir combien il y a chaque jour d'ouvriers sans travail, voici les résultats auxquels nous parvenons.

L'Office du travail estime que, en France, il existe constamment une proportion variant de 3 à 16 pour cent de la population ouvrière subissant un chômage forcé; la moyenne serait de 11 à 12 pour cent (1).

Norgate, London, vol. II, p. 20. Voici comment l’auteur répartit les diverses classes de la population de Londres :

Moyenne A. Misère complète. . , 37.610 ou 0,9p.c.

B. Très pauvres . . . . 316.834 ou 7,5 » | 30,7p. c. CÉDAPAUVLES RER 938.293 ou 22,3 » | E-F. Travailleurs aisés. 2.166,503 ou 51,5 »

G-H. Classe moyenne et | 69,3 p. c.

arISTOCrAtIE UE EE 749.930 ou 17,8 »

Hospitalisés. . . . . . . 99.830 4.309.000

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