tbid. p
à encourager le désordre. Le rapport du 13 floréal an [lest des plus instructifs à-cet égard. On ylit. « Les sous-agents, les femmes sous la direction desquelles les ‘ouvrières se trouvent immédiatement placées, ont constamment favorisé le travail intérieur, soit pour tenir celles-ci sous leur dépendance, soit peut-être pour s’en aider dans les combinaisons de profits illicites, (toujours est-il vrai que, tandis qu'on négligeait les ouvrières au dehors, l’admission de celles qui se présentaient pour travailler dans l’intérieur n’éprouvait aucune difficulté, un salaire plus fort que dans les fabriques particulières leur était payé, elles recevaient en outre du prix de filature un pain de 6 livres chaque décade ; elles avaient d’ailleurs une liberté entière quant aux heures et à la nature de leur travail... On conçoit également quelle insubordination et quel gaspillage durent s’établir au milieu d’une multitude rassemblée par ces faciles moyens. L'atelier du Midi (1) qui, par l’avantage de sa situation, réunit dès le principe une population nombreuse, devint bientôt unfoyer de corruption et de trouble. De pareils excès eurent également lieu ensuite dans l'atelier du Nord ; l’improbité, la paresse, la débauche, protégées par l'esprit d’insurrection livrèrent ces établissements aux désordres les plus scandaleux, et leur imprimèrent la réputation d’immoralité qu’ils conservent encore aujourd’hui » (2).
1. Depuis quelque temps on appelait l'atelier de filature des Jacobins l'atelier du Midi, et celui des Récollets l'atelier du Nord.