‹ L'Assistance par le travail en FranceChapitre 70 sur 144 · E. Thomas, loc. cit. p · texte numérisé non relu

E. Thomas, loc. cit. p

il n’y a pas, il n’y aura peut-être pas de longtemps à Paris de corps militaire, pas de pouvoir physique, pour arriver à maintenir l’ordre. Mais un des moyens les plus énergiques qui puissent arriver au même but est à votre disposition, je veux parler de l'influence morale » (1). Pour réaliser cet idéal, il comptait utiliser le concours des élèves de l’Ecole Centrale, dont il était lui-même sorti. Ces jeunes gens avaient généreusement offert leur collaboration et il espérait que, grâce à leur dévouement et à leur sympathie, grâce aussi à l’amour du peuple pour la jeunesse des écoles, il pourrait arriver à la bonne entente désirée.

Il considérait comme nécessaire une grande centralisation de l’organisation, pour avoir une action plus directe sur tous les rouages, et plus d’influence sur les hommes. Pour favoriser le placement des travailleurs, soit à Paris, soit en province, il voulait faire une classification générale de tous les ouvriers par profession. On leur donnerait ensuite dés occupations en rapport avec leurs connaissances techniques. C'était bien difficile à réaliser : peutêtre y serait-on parvenu à grand peine dans des temps calmes et, dans une sphère restreinte : mais, compter sur une bienveillance et une patience constantes des uns, sur la capacité, et la bonne volonté des autres, pour maintenir l’équilibre d’un édifice si vaste, si hâtivement échafaudé, c'était au moins téméraire, et les circonstances

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