‹ L'Assistance par le travail en FranceChapitre 98 sur 144 · V. Moniteur du 15 septembre 1848, p · texte numérisé non relu

V. Moniteur du 15 septembre 1848, p

destination, le gouvernement s’engageait à procurer à chacun une maison d'habitation, une terre cultivable variant de 4 à 12 hectares (suivant le nombre de personnes de la famille, la situation et le degré de fertilité des terres), enfin des instruments de cultures, des graines, des semences, etc. ; il devait aussi pourvoir à leur nourriture pendant un temps qui ne pouvait excéder trois années. Trente-six mille ouvriers se firent inscrire aussitôt (1).

Ce fut au milieu d’un immense enthousiasme, d’un véritable délire, que les premiers contingents partirent le 8 octobre. Malheureusement les nouvelles excellentes qui parvinrent au début ne continuèrent pas d’arriver aussi bonnes qu’on l'aurait désiré. Il fallait constater une fois de plus qu’on s'était trompé. Parti d'un principe qui, assurément, était bon en en soi, l'application en avait été si précipitamment organisée, si aveuglément conduite, qu'on avait abouti aux plus fâcheuses des conséquences.

Au bout de quelques semaines, quelques mois à peine, 6 familles renonçaient aux concessions qui leur avaient été faites à Constantine et revenaient, eu France, à leur frais. À Oran, au mois d'avril 1849, 126 colons sur 3.144 étaient également partis. Dans la subdivision de Mostaganem, il y en avait 138 sur 1.834 ; en outre, les autorités avaient été obligées d’opérer un certain nombre d’expulsions (2). Au 30 juin 1849, sur un personnel de

Page 1