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Moniteur, 8 et 9 octobre

2. V. Vanlaer, L'assistance par le travail agricole en Algérie. Correspondant, 10 septembre 1892, p. 849.

14.774 âmes, 1.110 personnes étaient parties, soit de leur plein gré, soit par des mesures d'expulsion (1).

Toutefois les colons évincés par l'autorité étaient peu nombreux, car dans l’interpellation du 4 juillet 1850 sur la situation des colonies agricoles, Île général d’Hautpoul déclarait qu’il n’y avait eu que 257 renvois sur 12.000 colons. Il n’y avait donc environ (car les dates de recensement ne doivent pas absolument concorder dans les deux documents) que de 8 à 900 départs volontaires (2).

Les colons se plaignaient vivement de l’insuffisance de la nourriture et de sa mauvaise qualité, du manque complet d'installation, de la dureté et de la partialité des directeurs (c’étaient des officiers du corps d'occupation), de la promiscuilé de voisinages dangereux à laquelle on était exposé dans les cabanes provisoires où l’on avait entassé les colons. |

Ces plaintes, ces désillusions ne produisirent pas, dès le début, beaucoup d’effet sur le peuple de Paris, car, au mois de mai, il y avait encore 16.720 demandes de concessions concernant 52.687 personnes.

Le gouvernement, pour faire expédier de nouveaux colons, avait besoin d’importants crédits. Il demanda o millions à l’Assemblée. Celle-ci, très sagement, déclara qu'elle n’accordait la somme nécessaire que

1. Rapport fait à M. le ministre de la Guerre par là commission d'inspection des colonies agricoles de l'Algérie. Paris, Imp. nat., 1849, in-4, p. 75.

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