‹ L'Assistance Publique à Carcassonne: Avant la construction de l'Hôtel-Dieu, 1269-1723Chapitre 10 sur 24 · Archivès nationales, JJ 69, no · texte numérisé non relu

Archivès nationales, JJ 69, no

«3. Archives nationales, JJ%r, n° 25.

attardé chercher en vain un asile, A Carcassonne, le passant était sûr de trouver à n'importe quelle heure, un gite pour la nuit ; l’asile était bien en vue sur les bords de la route el tout à côte du pont de pierre qui unissait la Ville-Basse à la Cité. =

Au début, comme l'indique la idiote Philippe

le Long, l'hôpital était uniquement réservé aux pèlerins et aux personnes sans ressources et malades qui avaient besoin de repos et de soins; mais au xvn siècle les pèlerins étant de plus en plus rares, on eut l’idée d'y construire des cellules pour enfermer les fous. Ce fait est mentionné dans les registres | de l'Hôtel de Ville à la date du 26 octobre 1651 et plus tard dans des lettres patentes du mois de septembre 1759 où on leur donne le nom de petites maisons.

Chacune de ces cellules, comme nous l'indique le manuscrit, prenait jour du côté du levant, par uné fenêtre grillagée qui donnait sur la rivière. Les aliénés arrêtés sur la voie publique, y étaient enfermés séparément et gardés s'ils étaient indigents jusqu’à leur guérison ou leur mort; cenx qui étaient d’une. famille aisée, étaient habituellement retirés. |

Bien que les soins médicaux fussent nuls, la société songeant uniquement à se jprotéger, on remarquait cependant un léger progrès dans la façon dont étaient traités les aliénés, ils n’élaient plus confondus avec les malfaiteurs et les femmes prostituées, et entassés dans les mêmes prisons qu'eux. On commençait à

les considérer comme des malades et non comme des

\ Fa, possédés ou des sorciers; on ne les soignait pas encore, mais on ne les maltraitait plus.

Ces loges ainsi que l'hôpital Saint-Jacques dont elles formaient une dépendance, fonctionnèrent jusqu’à la Révolution. L'établissement recevait toujours des pèlerins et ceux-ci en 1789 avaient encore l’ha-

‘ bitude de se rendre en procession le jour de la Fète-

Dieu de lhôpital à la chapelle Saint-Jacques de l’église Saint-Vincent.

Page 1