CHIRURGIENS
M. Deschamps, chirurgien major, cai'refour de la Croix Rouge. M. Sire fils . substittit du chirurgien major, rue de l'Arbre Sec.
Les malades sont reçus les lundi, mercredi et vendredi.
HOPITAL l)K LA CHARITK. ',07
LKTTRE DE M. BAILLY, MAIRE DE PARIS, AU PRESIDENT DE L'ASSEMBLEE NATIONALE, LUI ENVOYANT, AU NOM DE LA MUNICIPALITE, UN MEMOIRE PRe'sE.ME par LES FRERES DE LA CHARITE, ET INSISTANT SUR LA Ne'- CESSITÉ DE CONSERVER LN ORDRE AUSSI UTILE, AUSSI INDISPENSABLE À LA SOCIe'te' que CELUI DE CES RELIGIEUX HOSPITALIERS, EN LES AUTORISANT À RECEVOIR DES NOVICES, AVEC LE TEXTE DU MEMOIRE.
8 mars i 790.
M. le Président de l'Assemblée nationale.
Pniis, ce 8 mars 1790.
Monsieur le Président,
[1 I L'Ordre de la Charité m'a présenté un mémoire que j'ai mis sous les yeux du Bureau de Ville et que la Municipalité m'a chargé de vous adresser. Je ne vous parlerai pas, Monsieur le Président,- de la nécessité de conserver un ordre aussi utile, aussi nécessaire à la société que celui de ces religieux hospitaliers. Je crois que l'intention de l'Assemblée n'est pas de détruire un ordre dont l'utilité est bien sentie, mais sa conservation est impossible, si les religieux n'obtiennent pas le l'Assemblée nationale la permission de recevoir des novices, et si les novices ne sont pas admis ensuite à faire des vœux restraints et dont la durée seroit limitée par exemple à trois ans. Je vous suplie. Monsieur le Président, d'avoir la bonté de mettre sous les yeux de l'Assemblée nationale la réclamation que j'ai l'honneur de vous adresser. En vous parlant des Frères de la Charité, je vous demanderai la permission de vous faire la même prière pour les Sœurs hospitalières, dont l'existence n'est pas moins nécessaire à l'humanité, et je me suis prêté d'autant plus volontiers à vous présenter cette réclamation que son succès est lié à l'intérêt de la société toute entière.
Je suis avec respect. Monsieur le Président, votre très humble et très obéissant serviteur.
(Signé) : Bailly.
A M. liadli, maire de la ville de Paris.
Monsieur,
[9] L'Ordre de la Charité, plein de respect et de confiance dans les décrets de l'Assemblée nationale, a vu avec la plus vive reconnoissance qu'il n'y a rien d'innover concernant les hôpitaux, par le décret du 1 3 février 1790, mais les dispositions généralles de cette lov, en suprimant les vœux, peut enlever beaucoup df sujets à l'Ordre de la Charité, qui, jaloux de rentrer dans la société, viennent d'en obtenir le droit. Les moyens efficaces pour conserver les établissemens utiles sont de leur permettre de recevoir des novices, autrement le service des hôpitaux de l'Ordre de la Charité manquera infailliblement, faute de sujets.
Daignés, Monsieur, de concert avec MM. les représentans de la Commune de Paris, vous intéresser a un corj)s qui, depuis près de deux siècles, mérite la confiance dont la Nation et le Gouvernement l'ont honoré, un corps qui doit son accroissement à une adminisiration éclairée et au zèle des individus qui le composent, à un corps enfin qui consacre son revenu et ses travaux au soulagement de l'humanité. D'après ces considérations , f Ordre delà Charité sollicite auprès de vous, Monsieur, qu'il luv soit permis de recevoir des novices qui ne feront pas de vœux, pour le soutien de fhospitalité, et qui vivront conformément aux statuts de l'Ordre, jusrpj'à ce qu'il soit pourvu par des règlemens ultérieurs à une nouvelle organisation, et les supjians continueront leurs vœux pour votre conservation.
Frère Clément-Yves,
supérieur général.
Originaus signé.s (a p.), Archives nationales, D\I\ /19, n" 57.
LETTRE DU FRERE CLEMENT YVES, SUPERIEUR GENERAL UE L'ORDRE DE LA CHARITÉ, À L'ASSEMRLÉE NATIONALE, RAPPELANT L'ADRESSE PRESENTEE À L'EFFET D'OBTENIR L'AUTORISATION DE RECEVOIR DES NOVICES, POUR DÉTRUIRE LE BRUIT POPULAIRE D'APRES LEQUEL CET ORDRE SE- RAIT COMPRIS DANS LA SUPPRESSION DES ORDRES RÉGULIERS.
2 3 mars 1790.
A nos seigneurs composant l'Assemblée nationale.
Nos seigneurs,
L'Ordre de la Charité attend toujours avec confiance que vous daignerés prendre en considération l'adresse présentée par le supérieur général à l'auguste Assemblée pour le soutien de l'hospitalité; qu'elle sentira l'importance de prononcer incessament en faveur de cet ordre hospitalier, sinon pour permettre qu'il reçoive des novices, puisqu'aucune loi ne le lui défend, mais pour faire connoître à ceux qui auroient l'intention de se consacrer aux services des pauvres, que ce n'est pas contrarier les vues de l'Assemblée nationale, et pour détruire les bruits populaires que cet ordre peut être envelopé dans la supression des autres réguliers. Cette faveur, Nos seigneurs , est digne de vous et sera conforme aux décrets pleins de sagesse , d'humanité et de patriotisme qui émanent constament de votre auguste Assemblée'^'.
Frère Clémeint -Yves ,
supérieur général de l'Ordre.
Minute, Archives nationales, DXIX 56. n" 308.
'*' Une note en tète de la pièce porte ocouper et d'en rendre compte incessament ce qui suit : Renvoyée par décret au Co- i\ TAssembiée. mité ecclésiastique, avec invitation de s'en Guillaume, secrétaire.
/ilO L'ASSISTANCE PUBLIQUK A PARIS.
NOTICE SLH LE SERVICE DE L'HOPITAL DE LA CHARITE, REMISE PAR LE PERE STANISLAS CORDIER , PROCL'RELR DE LA CHARITE.
(Mai 1790.) SPIRITUEL.
Les malades sont coiifessf's et administrés par un religieux de l'Ordre et deux laïques, (|ui ont chacun leur semaine.
Aussitôt que les malades sont couchés, on leur propose de se confesser.
On dit au moins deux messes par jour dans les salles. Presque tous les malades peuvent l'entendre.
Indépendanmient de la messe, un religieux fait la j)rière soir et matin dans chaque salle, et à midy une lecture s[)irituelle.
On porte le S' Sacrement les dimanche, raardy et jeudy de chaque semaine, à l'issue de la messe de communauté, processionnellement. Il y a plusieurs fêtes dans l'année, oii cette procession plus solennelle se fait l'après-dîné.
Les inhumations sont toujours accompagnées de plusieurs religieux qui joignent leurs prières à celles du prêtre.