ETAT DES INDIVIDUS QDI COMPOSENT LA MAISON DE CHARENTON
avoir :
Religieux, dont 3 infirmes 10
Aumôniers 9
Malades 16
Pensionnaires qy
Domestiques Sa
re'sdltat.
Le revenu de cette maison, y compris le casuel, étant de 1/16,951^ U" a^ i//i, charges déduites, il s'en suit que c'est à raison de 83o^ /i' 8'^ pour chaque personne.
OBSERVATIONS
Les religieux n'ont pas compris dans les charges énoncées au présent état :
1°. L'entretien de la quantité de bâtiments dont leur maison est composée ;
2°. Les grosses réparations des moulins, dont un menace ruine;
3°. Les aumônes journalières à ào ou 5o pauvres de la paroisse et notamment depuis l'événement de la gréle du i3 juillet 1 788 ;
II". Le chemin allant de Charenton S' Maurice à S* Maur, qu'ils font faire, en partie, pour procurer de l'ouvrage h ho des plus malheureux
de la paroisse (|ui y sonl occupés depuis le mois de janvier, el dont ils estiment la dépense à au moins 3,ooo^,
Minulo, Archives nationales, F'* i8Ci.
UKQIIKTE DES HELKilEUX À L'ASSEMBLEE NATIONALE, AFIN D'OBTENIR MAIN- LEVEE DE L'OPPOSITION FAITE PAR L\ MIMCIPALITE DE CIIARENTON À L'ENLJÎVEMENT DU BOIS DE CHARPENTE PAR EUX VENDU, AVEC LE PRO- CÈS-VERBAL DE LA MUNICIPALITE À CE SUJET.
23 jiiillol 1790.
1" l'ROCÈS-VERBAL DE LA MUNICIPALITÉ DE CHARENTO.N.
A Messieurs du Conimitc ecclésiastique.
L'an mil sept cent quatre-vinjjt-dix , le vingt-trois juillet , nous maire et officiers municipaux et procureur de la commune, nous étant apperçu que les Messieurs de la Charité s'élanl permy de vendre depuis ([uclques jours les bois de charpente, jiierres de taille et moillon à différend particuliers, et notament audit sieur Cuvillier le Lois de charpente el partie de pierres de taille et moillon, que ledit sieur (Àivillier a acquis des Messieurs de la (Hiarité. ainsy que la récolte des foins qui ont été vendu à d'autres particuliers, lesquels objets faisant partie du maubilliée, la municipalité dudit lieu a cru s'opposer i\ la vente des objets ci-dessus énoncés, et à l'instant s'élant transporté chez les Messieurs de la Charité à ren"el d'arrêter les cours des ventes des objets ci-dessus énoncés, dont la municipalité a cru être autorisée, suivant les décrets de l'Assemblée nationale, sanctionné par le Roy, ayant à l'instant requis la maréchaussée, afin d'empêcher l'enlèvement des bois, quy avoit été commencé par le sieur Dumont, voiturier à Paris, de trois voitures qui ont été conduit chez le sieur Cuvier, maître boulangé à la Grande Pinte, le vingt-deux du présent mois; et cejourd'huy vingt-trois, ledit sieur Dumont étant charger de la ([uatrièmc voiture pour être conduit chez ledit sieur Cuvier, la municipa-
lilé a fait décharger la voilure jusqu'à ce que l'Assemblée nalionnale en ait autrement ordonné, aux termes des décrets qu'elle a rendu à cet égard. Lequel procès-verbal fait et passé cejourd'huy, vingt-trois juillet de la présente année, pour servir autant que besoin sera, suivant les décrets rendus et sanctionnés par le Uoy.
(Signé) : (louTEUx, maire; Rozier , procureur syndic; J. P»uau, officier municipal; Héricourt, secrétaire-greffier.