POUR
•i'i, 3o janvier 1791.
M. Dufresne.
Paris, le 23 janvier 1791.
[1] La continuilé, Monsieur, des secours que Sa Majesté accordait aux divers établi ssemens de charité, est devenue plus que jamais indispensable. M. le curé de S' Sulpice, Monsieur, expose en ce moment l'espèce de revenu, dont 1 hospice de charité établi sur la paroisse a toujours joui, et qui n'était fondé que sur la bienfaisance du Roy; ce revenu est de /i,/t5o^ par mois en un bon sur la Loterie royale, mais l'usage était de payer d'avance la somme entière dans le mois de janvier de chaque année. D'après l'utilité et même la nécessité de cet établissement, j'ai l'espérance ou plutôt la conliance que les mêmes fonds seront toujours fournis.
J'ai l'honneur d'être, etc.
(Signé) : Bailly.
De la main de Bailiy : " Vous sentez tout l'intéièt que je dois prendre à cet utile et intéressant établissement, t
A M. BaUhj.
Paris, le 3o janvier 1791.
[9] Il est vrai, Monsieur, que j'ai fait expédier, plusieurs fois à l'avance, l'ordonnance de payement des /i 2,000 livres, «pii sont dues annuellement à l'hospice de charité. Madame Necker me l'avoit demandé avec le sensible intérêt qu'elle devoit prendre à cet établissement, mais elle me. faisoit remettre un compte, rédigé par la supérieure de l'hospice, des recettes et dépenses de cette maison pendant l'année précédente, et j'examinois ce compte avant de faire préparer l'ordonnance. Je vous prie. M., d'engager M. le curé de S' Sulpice a m'adresser celui de l'année 1790. <'t je ferai certainement tout ce rpii dépendra de'"moi.
Orijjiiiul si{jiié el niiniile (y p.), Anliivcs nalioiuilos, t'' 397.
IIOSPICI': DE SAllNT-SULIMCE. 519
LKTTIU; DE M. Di: liKVLVAIS, MEDECIN DE L'IIOSPIGE DE CIIVIUTÉ DE SAIM- SULl'ICE, \ L'UN DES ADMIMSTRATEUIJS DES BIENS NATIONAUX, À L'EFFET DE DÉCLARER QUE CET HOSPICE NE POSSEDE POINT D'HIMEUBLES.
ay janvior 1791.
Maduiiic la supérieure de l'hospice de charité de S^ Sulpice, cydcvant N. D. de Liesse, a reçu, à diverses reprises et notamment il y a deux jours, des avis iuiprimés de l'administration des biens nationaux du département de Paris, si^jiiés de vous, par lesquels vous lui demandés la déclaration des biens tant mobiliers cprimmobiliers de cette maison ; elle m'a assuré qu'elle s'étoit présentée deux fois dans vos bureaux à l'eflet do déclarer que l'hospice u avait aucune espèce de biens miniohdiers, la maison même occupée par cet établissement, fondé en 1778 par le Roy sur la demande de M. et AI'"* Necker, ne lui appartient point, elle fait partie du peu de bien qu'avoit la cy-devant comnmnaulé des Bénédictines dites N. -D. de Liesse, et le lover en a été constamment payé entre les mains de M. de Monl^roltier, économe séquestre nommé par le cy-devant archevêque de Paris chargé dans le tems de la disposition de cette communauté.
Quand au mobilier. M™" la supérieure pense (pi'aux termes du décret du 18 juin i7<jO, il doit être fait par la Municipalité qui fait les fonctions de District et de Département, elle attend avec conliance le moment 011 MM. de la Municipalité se présenteront pour leur donner tous les renseignements convenables à cet égard.
Chargé depuis plusieurs années du soin des malades de cette maison en qualité de médecin, y demeurant, j'ay pris avec d'autant plus d'empressement l'engagement de mettre tous ces détails sous vos yeux, que cette circonstance me fournit l'occasion de me rapeller à votre souvenir et de vous assurer de nouveau des sentiments infiniment distingués avec lesquels j'ay l'honneur d'être, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.