‹ L'assistance publique à Paris pendant la Révolution; documents inédits (volume 2)Chapitre 170 sur 229 · INVENTAIRE DU MOBILIER DE LA MAISON · texte numérisé non relu

INVENTAIRE DU MOBILIER DE LA MAISON

Dans la chambre à couchor de la Prieure :

Un lit garni d'une paillasse, de deux matelas, d'un lit de plume, d'un traversin . d'un oreiller et de deux couvertures, le tour du lit violet pour l'hyver et blanc pour l'été, une tenture de siamoise rebianchie.

Un bas d'armoire, une petite table, un tableau, un Christ, un fauteuil el h chaises.

Dans son cabinet une petite bibliotèque, un cabaret de fayance, une bergère d'indienne , un fauteuil , 6 chaises et une petite armoire.

Cellules (les religieuses.

'Trenfe-huil cellules , contenant chacune un lit garni d'une paillasse , matelas , cou-

vertures, traversin , oreiller avec le loui- des lils, violet pour l'hyver et blanc pour l'été'; dans chaque, une table, un bas d'armoire, 3 tableaux, une chaise, un tabouret, un chandelier, un pot à l'eau, etc., un réveil dans quelques-unes. Dans les dortoirs plusieurs coffres et cassettes à l'usage des religieuses.

Chambre de communauté.

Une grande armoire vitrée formant des guichets pour serrer Touvrage des religieuses, nne armoire servant au dépôt, 7 bancs, plusieurs chaises, 11 tabourets de paille et un de bois, environ 3i2 tableaux tant grands que petits, une grande table et une petite.

ARTICLE h.

La bibliothèque, garnie dun côté de 7 grandes tablet'tes et 5 petites et de l'autre de 1/1 petites, sur lesquelles sont environ 1,100 volumes de livres; dont les Explications de l'Ancien testament et du Nouveau, des Epitres et Evangiles, Saintes lUbles, l'Histoire ecclésiaslique, Vies particulières de plusieurs saints. Homélies, Commentaires, ouvrages des Saints-Pères, traité sur la vie monastique, livres de piété, sermons et diverses de morales.

ARTICLE ô.

L'hôpital. — La chapelle.

Un calice de vermeil et patenne dans l'étuit, 3 chasubles, étoles, voiles et manipules, 3 bourses à corporcaux , une grande boitte pour serrer les ornements, 3 [)arements d"autel , un canon , un missel , un pnpitre , un Christ d'ivoire , 2 chandeliers de bois, une sonnette, 2 reliquaires à cadres dorés, 2 burettes de cristal, 2 grands tableaux, 2 bénitiers et 2 chandeliers de cuivre, 2 vieux fauteuils, 2 bancs, une table, une armoire, un petit coffre pour le linge d'autel, qui consiste en plusieurs napes d'autel, aubes, ceintures de fils, lavabos, serviettes, corporeaux, purificatoirs etamils, un bassin de cuivre pour la cène et quelques nappes et serviettes pour le même usage.

Suite de l'hôpital et chambres au-dessus.

20 grands lits et un petit, 8 petits lits à roulettes sous les autres pour les pauvres affligés de gale et de vermine, tous lesdits lits garnis de chacun une paillasse, lit de plume, traversin et couvertures. 7 tables longues et leurs tréteaux. 2/1 bancs, 5 vieux coffres, li mauvaises armoires pour serrer le linge, qui consiste en 100 paires de draps tant bons que mauvais, 5o nappes, 26 tabliers pour les domestiques, 10 charriers ou enveloppes pour le linge sale, le tout tant bon que mauvais, G douzaines de torchons idem.

2 christs de bois , un grand tableau , 2 seaux et h. diandclicrs de cuivre rouge , •

ili couverts détain , 3 petites lampes de fer-blanc, 2 fjrandes de cuivre jaune et h poêles de fer.

2 lits pour les domestiques, garnis cliacim d'une paillasse, lit de plume, matelas, traversin, oreiller, couvertures, tours des lits d'hyver et d'été, 2 petites tables, 3 chaises de paille, un coffre, 3 tableaux et 2 bas d'armoires.

Dans leur réfectoire.

Une table ronde, un bas d'armoire et une chaise.

AUTICLK 7.

La lingerie.

86 paires de draps pour la communauté, tant bons que mauvais, environ 2 douzaines de chemises pour chaque religieuse, une douzaine de rochets, 2 douzaines de guimpes, 2 douzaines de fichus, une douzaine et demie de bandeaux, 2 douzaines de tabliers tant grands que petits, 2 douzaines de mouchoirs, A camisoles, 2 d'été et 2 d'hyver, U jupons de toille cl de bazin, A paires de poches, 8 paires de bas de fil et de colton et autre menu linge en commun pour la nuit et 8 douzaines de torchons.

Linge des soeurs converses.

3i paires de draps en comnmn, tant bons que mauvais, une douzaine et demi environ de chemises pour chaque, 3 douzaines de guimpes, 12 douzaines de bandeaux, une douzaine et demi de fichus, fi paires de bas, h paires de poches, It camisoles, 3 d'hyver et 2 d'été et autre meim linge pour la nuit.

Linge des tour Ores et jiUes de service. 18 paires de draps en commun.

Meubles de la lingerie.

i3 armoires, dont plusieurs très vieilles, 16 cofii'es tant grands que petits, 6 vieilles tables, tant grandes que petites, 6 vieilles chaises, quelques petits sièges de bois et boittes, 2 pelils chandeliers, dont un de cuivre et un de fer.

Roberie.

2 armoires, dont une très petite, 6 coffres servant à renfermer quelques restes d'étoffes de voile et des ouvrages relatifs aux habits, une grande table et 2 petites, le tour de la roberie en planches, contenant les paquets de bardes de chaque particulière et des restes d'étoffes pour l'entretien des habits, li chaises, 2 tabourets, un siège de bois, un marchepié, un vieux poêle de fayance et quelques tableaux, plusieurs boittes contenant des fils de toutes façons.

ABTICLE 9.

Dépôt.

Une grande armoire grillée renfermant des livres de comptes et papiers ne'cessaircs au dépôt, et une petite, 3 autres petites servant à l'usage du dépôt, une grande table à écrire et deux petites, à chaises de paille, 2 de tapisserie, 2 tabourets et 9 petits sièges de bois, plusieurs cassettes servant h renfermer les papiers, une armoire contenant 4 douzaines de torchons et 3 charriers ou enveloppes.

Deux autres petites chambres renferniant divers vieux meubles dépendant du dépôt et ne méritant descri[)tion.

Chambre des Archives,

Une armoire contenant 5/i tiroirs renfermants les papiers, titres et baux, 2 autres armoires contenant les comptes rendus, une table, un coffre, 3 chaises, 2 tabourets, un siège de bois, 4 tableaux, un Christ, un marchepié et plusieurs vieilles boittes renfermants des papiers.

Dépense. — Linge.

3 douzaines de serviettes damassées, k douzaines à grains d'orge, 2 douzaines ouvrées, k douzaines unies. 5 napes damassées, 10 à grains d'orge et ouvrées , 12 unies, 90 serviettes unies dépareillées, 7 douzaines de torchons, compris plusieurs à cordons , 2 douzaines de grands tablirrs , 6 grosses nappes unies et 1 7 essuie mains.

Linge des domestiques.

i5 nappes, 85 serviettes, dont plusieurs vieilles.

Argenterie.

18 couverts complet et 2 cuillers à ragoût, 6 petites cuillers à caffé et 3 petites écuelles, le tout d'argent.

Fayance.

6 tasses blanches avec leurs sucriés façonnés , 6 dittes de porcelaine avec leur sucrier, 8 dittes communes et vieilles avec leurs soucoupes, k pots de fayance commune, lii plats et saladiers communs et vieux, plusieurs grands pots et sucriers vieux pour l'usage journalier, 34 écuelles blanches communes, 3i plats de même fayance mais petits, 3 huilliers, 26 saladiers de fayance commune, a corbeilles à dessert, 2 petites carafes de cristal, 6 douzaines d'assiettes communes.

aS idem blanches et fines, 2 sallières, une soupière de fayance et 18 plats, un grand sucrier, 17 jattes et petits plats de dessert, 3 petits pots à sucre, un grand à ances et 8 plats, le tout de fayance, une paire de balances de cuivre,

Cuisine, — linge de cuisine.

100 tabliers tant bons que mauvais, 200 torchons idem, 28 essuie mains, 1 2 nappes, 22 paires de garde manches, g coffres vieux à l'usage de la dt^pense et 20 tables vieilles dans la de'pense d'en bas.

Ustencilles de cuisine.

7 marmittes. 9 grandes bassines, h grandes chaudières, 8 bassines plattes h 2 ances, 2 petites tourtières, 3 casseroles, 9 potMes, 2 liuguenottcs, 3 casseroUes moyennes et petites, h bassines et h petites poêles à 2 ances, 2 passoires, G cuillers à pot, 10 ecunioires, 3 poêlons, 2 égouloires, 26 couvercles grands et petits,

2 vieillrs cuillers, 2 chandeliers, 3 grands bassins, 3 moyens, un dtouffoir et

3 vieilles fontaines, le tout de cuivre jaune et rouge, 10 poêles, 3 broches et 3 co- (piemarts de fer, 8 couvercles de fer blanc, 12 plats tant gi'anrls que petits, 2/j ecuelles, 78 portions, 28 assiettes et plusieurs mesures, le tout détuin, Il tables, une armoire, un petit bas d'armoij*e et 10 sièges de bois.

Parloirs : Celui d" S" Monique.

Un fauteuil, 11 chaises, un tableau, une petite armoire, 6 fauteuils, 2 chaises de paille et une petite table.

De S" Anasiazp.

8 chaises dont G de tapisserie, un guéridon, un marchepie', un tableau, plus 3 chaises, 2 fauteuils de tapisserie, une table et un guëridon.

De S' François.

16 chaises de serge, 3 fauteuils dont 2 de serge, plus une chaise de serge, une armoire, 2 tables, 2 guéridons et 2 tableaux.

La Chapelle de l'infirmerie en dedans et en dehors.

U chaises, un tabouret de tapisserie, un fauteuil, U autres chaises, une de tapisserie de serge.

Parloir de la Madelaine.

h chaises dont 2 de tapis:'erie et tabouret, un fauteuil de tapisserie, 3 autres chaises et un marche pié.

Celui de S' Jérôme.

k chaises de serge , un tabouret aussi de serge, un marche pié, un tableau , un fauteuil de paille et h chaises de tapisserie.

De S' Joseph.

3 chaises de serge , 2 tabourets et 6 chaises de tapisserie.

De S' Ambroise.

Un fauteuil, 3 chaises , -i tabourets, un autre fauteuil , a autres chaises et 3 autres tabourets.

De la dépositaire.

Un fauteuil de tapisserie, 2 chaises, a tabourets et un siège de bois.

De S" Cécille.

6 chaises de paille , une mauvaise de tapisserie et une table.

ARTICLE i5.

Tour du dedans.

2 armoires renfermant 6 douzaines de toi'chons, une de serviettes, 6 goblets d'ëtain, 2 boules aussi d'étain, 3 tables, dont une très petite, /i chaises, 3 sièges de bois, un petite tablette, une petit tableau, 12 chandeliers de bois, un de cuivre, 7 porte raouchettes et un chandelier argentë avec le porte mouchettes.

# Tour du dehors. — Chambres des tourières.

îs lits garnis d'une paillasse, d'un matelat, un ti'aversin, une couverture et tours de lit, 8 chaises, une table et 2 petits bas d'armoires.

Tour en bas.

4 petits bas d'armoires, une petite fontaine, 2 chandehers, mouchettes, porte mouchettes, un coffre, 2 chaises de paille, une de tapisserie, 4 tableaux dans la petite chambre du fond, un bas d'armoire, une table, 3 tableaux et h chaises.

Chambre du prédicateur.

Un bois de lit garni d'une paillasse, un matelat, un lit de plume, un traversin, un oreiHer, une couverture, une courte pointe, une tapisserie de verdure, un fauteuil, 4 chaises, un tableau et un feu.

G16 L'ASSISTANCE PUBLIQLE A l'AHlS.

Apolicairerie.

Une armoire contenant des poteries, 6 petits bas d'armoires pour le même usage,

10 douzaines de torchons, 3 de linge à sirops, 20 grands tabliers, 8 chai-icrs, 2 cbandeliers de cuivre, une cuiller d'argent, 2 bassins et 2 plais d't'lain, It plaques d'ëlain pour les presses, 1 1 pots d'étain et un potager aussi d'étain, laditte cuiller d'argent cy-dessus est h manche de bois, plus 3 cuillers ordinaires aussi d'argent et un couteau à larae d'argent.

Cuivre.

3 alembics avec leurs cucurbittos, une fontaine, 8 grandes poêles, une petite, 8 poêlons, 2 chaudrons, 2 paires de grandes balances t-t une petite, 7 écumoires, une passoire, 2 petits coqucinarts, h petites marmites, 5 petites cuillers, un pillon de marbre, 2 petits mouhns pour brûler le café et pour le moudre, 6 chaises, un tabouret, 2 lits destinés pour des malades, composés de paillasse et de lits de plume, point de rideaux, un grand fourneau roulant, 6 caflelières de fer blanc,

11 tableaux.

L'apoticairerie, entourée de tables et tablettes et devant lesdiKes tablettes des rideaux de serge.

Chambre des portières et le chapitre.

9 petites tables, 2 chaises, 2 petits tableaux et une petite armoire.

Et dans le chapitre.

Un autel , 3 parements ^ Zi chandebers de bois, une croix aussi de bois, 8 tableaux et 6 chaises.

Infirmerie. — Meubles.

7 lits garnis de chacun une paillasse, un matelas, lit de plumes, oreiljpr, traversin, 10 granris tableaux, 9 fauteuils de serge, un de paille et un de canne,

1 II vieilles armoires pour serrer les effets des malades.

2 autels, 2 christs, 4 chandeliers de bois et gradins aussi de bois, 6 parements,

2 fontaines, une gr&nde baignoire et i chandeliers de cuivre, un seau, 3 bassinoires, un coqncmart et 6 couvercles aussi de cuivre.

Litige.

20 paires de draps. 3o tayes d'oreillers, 20 grands tabliers, li douzaines de serviettes, 10 napj)es, 20 essuie mains, 6 douzaines de torchons, plusieurs paquets de menu? linges à Tusnge des malades et 8 coffres renfermants différentes choses pour les malades.

HOSPITALIÈRES DE SAl.NT-ANASTASE OU SAINT-GERVAIS. Gi7

UslancUlcs servant à V administration des malades.

9 petits dais, 2 chandeliers argentés, un petit bénitier d'argent, une petite gondole et une tasse aussi d'argent, û écueiles, un biberon , 3 petites cuillers et 2 à bouche aussi d'argent , 1 2 palettes avec leurs plats et 6 crachoirs d'ëtain , une grande croix et 8 chandeliers dores.

Réfectoire4

q tables et 9 bancs, une chaise, un coffre aux livres, un marche pié, 2 tableaux, une armoire pour le pain, 2 fontaines de grais, 10 chandeliers de cuivre, un seau aussi de cuivre, 2 cruches de fer blanc, une armoire et un coffre pour le linge.

2 douzaines de grandes nappes , 1 2 douzaines de serviettes , .3 douzaines de torchons et io assiettes d'e'tain.

Noviciat.

12 tableaux, li bas d'armoires, 2 tables, h chaises, bancs, tabourets, une grande armoire en bibliotèque renfermant 3oo environ de volumes de hvres, un autel, parements d'autel , chandeliers et coffre de bois.

Chambres des pensionnaires.

5 bois de lils et lits de sangle, 5 paillasses, 11 matelats, un lit de plume, 8 traversins, 3 oreillers, un baldaquin de siamoise, 9 couvertures de laine, 12 chaises de paille, quelques sièges de classe, un grand fauteuil de tapisserie, le tout tant bons que mauvais, 3o aunes environ de tapisserie en vieille siamoise, 7 morceaux de vieilles tapisseries pour la chambre des pensionnaires et quelques poteries, 5 armoires , dont II mauvaises , 6 tables dont 3 grandes , 8 bancs de classe , une commode , un vieux buffet, un guéridon, 2 feux, un garde feu à barreaux, un tableau, une pendule de classe, 2 bassinoires de cuivre, 2 coquemarts, 3 chandeliers aussi de cuivre, un clavesin et un fortepiano.

Linge.

2 paires de draps et un seul, 11 nappes, 2 douzaines de serviettes, 5 essuie mains, 12 torchons.

Les pensionnaires apportent ordinairement leur linge h leur usage. Une petite bibliotèque contenant 278 volumes de livres.

Sacristie.

2 calices dorés et les pateones, 2 burettes cl la cuvclle aussi dorée, un cyboir.

un petit vase à consacrer, idem des saintes huiles , un soleil , le tout d'argent , a croix d'autel, 6 chandeliers, un bénitier, une lampe, 2 burettes, h petits chandeliers, le tout de cuivre argenté.

Une croix, 6 chandeliers, 2 petits bras, une lampe, une cymbale, une sonnette et un petit chandelier, le tout de cuivre.

Une croix cl à chandeliers de bois doré, 2 bras du Saint-Sacrement à 2 branches de cuivre doré.

2 girandoiles de cristal à 5 branches etif petits (lambeaux aussi de cristal.

6 grandes souches, 4 moyennes et h de fer blanc, 2 petits dais pour exposer le Saint-Sacrement.

6 tableaux, tant grands que petits , un fauteuil de canne et 3 tabourets, un grand tapis, 2 grands missels et livres d'épitres et évangiles, i5 parements, 5 draps mortuaires.

t2 ornements complets (de) diiïérentes couleurs, 7 chasubles, un écrant pour le Saint-Sacrement , un tombeau.

2/1 aubes servantes aux grandes festes, plusieurs autres tant de dentelles qu'unies servant journellement, nappes d'autel.

Mouchoirs des prédicateurs, amicls. corporeaux, purificatoires et lavabos.

Serviettes et torchons qui servent à la sacristie, un tapis de chœur, 7 armoires à l'usage de la sacrifie , h tables et plusieurs chaises.

Nous prieure, dépositaire et religieuses professes formantes le conseil du monastère de S'-Anastase, dittes Hospitalières de S'-Gervais, ordre de S'-Augustin, certifions véritable le présent contenant l'état des biens meubles, immeubles, fruits, revenus et charges de notre maison. F^ait en notre monastère, le jeudy vingt-cinq février mil sept cent quatrevingt-dix.

(Signé) : Sœur de Réals, prieure perpéluelle; sœur A. -Louise Germai>-. dépositaire; sœur Marie-Jeanne Delestre; sœur TuERÈsE LoBLiGEOis; sŒur Catherine Lemoïne , dite du S- Sacrement.

Minute et original signé (2 p.). Archives nationales, S 6118.

PROCÈS-VERBAL DE RECOLEMEM ET VERIFICATION DES EFFETS DES DAMES HOSPITALIÈRES DE SAINT-GERVAIS, FAIT EN LEUR PRESENCE PAR JEAN- THOMAS DEFRESNE, RENE LE ROLLX DE LA VILLE ET JEAN-NICOLAS FALLET. ADMINISTRATEURS DE LA MUNICIPALITE.

17 juin 1790.

L'an mil sept cent quatre-vingt-dix, le jeudy dix-sept juin, à quatre heures de relevée, nous Jean-Thomas Defresne, conseiller assesseur, René Le Roulx de la Ville et Jean-Nicolas Fallet, conseillers administrateurs de la municipalité de Paris, pour l'exécution du décret de l'Assemblée nationale concernant les religieuses, sanctionné par lettres patentes du Roy du 22 avril dernier, transcrit sur les registres de la municipalité de Paris le l'y mai suivant, et en conséquence de la mission à nous donnée par le Conseil de Ville, sommes transportés Vieille rue du Temple, en la maison et couvent des religieuses Hospitalières de S*-Gervais, où étant, nous avons été introduits dans la salle capitulaire, en laquelle sont survenues les dames prieure perpétuelle et sousprieure dépositaire, nous leur avons annoncé l'objet de notre transport, et elles ont au même instant au son de la cloche fait rassembler en la même salle toutes les religieuses qui se sont trouvées en laditte maison.

Nous avons fait lecture à mesdittes dames religieuses du décret des lettres patentes ci-dessus énoncé et de l'extrait du registre du Conseil de Ville en ce qui concerne notre mission.

Nous avons commencé nos opérations par leur demander leurs noms, âges, les places qu'elles occupent, et par recevoir leur déclaration, chacune en particulier et séparément, ainsy qu'il suit :

1°. Dame Marguerite du Floquet de Réals, âgée de 70 ans, prieure perpétuelle , a déclaré que son intention est de rester dans son couvent dont elle est prieure perpétuelle, et a signé.

(Signé) : De ^Ékhs, prieure perpétuelle, 9". Dame Anne-Louise Germain, âgée de 7/1 ans, sousprieure et

dépositaire, a déclaré que depuis 5i ans qu'elle est professe elle n'a cessé d'en remercier Dieu et que son intention est d'y vivre et mourir, et a signé.

(Signé) : Sœur A. -Louise Germain.

3". Dame Marie-Jeanne Delestre, âgée de 72 ans, maîtresse des novices et infirmière, a déclaré qu'elle est on ne peut plus contente de son état depuis h g ans et (ju'elle seroit bien fâchée d'en sortir, et a signé.

(Signé) : Delestre.

h". Dame Thérèse Lobligeois, âgée de G/» ans, conseillère, a déclaré qu'elle a choisi la maison où nous sommes et qu'elle demande à Dieu la grâce d'y rester, et a signé.

(Signé) : Sœur Lobligeois.

5°. Dame Elisabeth Lemoyne, âgée de 5 1 ans, conseillère, a déclaré que son intention est de vivre et mourir dans sa maison, qu'elle espère que Dieu lui en fera la grâce, et a signé.

(Signé) : Lemoyne.

6°. Dame Marie-Gilberte Grandin, âgée de ^3 ans, première sacristine, a déclaré que son intention est de persévérer dans son étal, et a signé.

(Signé) : Graxdin.

7". Dame Marie-Claude Forestier, âgée de /ii ans, portière, a déclaré qu'elle aime son état et sa maison et qu'elle désire y rester jusqu'à la fin de ses jours, et a signé.

(Signé) : Fourestier.

8". Dame Marie-Angélique Noël, âgée de 5o ans, maîtresse des pensionnaires, a déclaré que son intention est de rester dans sa maison, que si elle a du regret, c'est de n'y avoir pas entré plutôt, et a signé.

(Signé) : Noël.

9°. Dame Dieudonné Dupuis, âgée de 33 ans, seconde maîtresse

HOSPITALIERES DE SAINT-AXASTASE OU SAINT-GEKVAIS. 621

(les novices et première lingère, a déclaré qu'elle est très contente dans son état et qu'elle désire y rester, et a signé.

(Signé) : Dupuis.

10°. Dame Marianne Ballon, âgée de 35 ans, seconde hospitalière et seconde tourière, a déclaré qu'elle désire vivre et mourir dans son état et qu'elle espère que Dieu lui fera la grâce de la maintenir dans la bonne volonté qu'elle a d'obliger les pauvres, et a signé.

• (Signé) : Ballon.

11". Dame Marie-Charlotte Coignon, âgée de 29 ans, secrétaire du chapitre, a déclaré que son intention est de vivre et mourir dans sa maison, qu'elle y est parfaitement contente, et a signé.

(Signé) : Coignon.

12", Dame Marie-Denise Méquignon, âgée de 29 ans, seconde maîtresse des pensionnaires, a déclaré qu'elle est dans la disposition de rester dans la présente maison et de persévérer dans son état qu'elle a embrassé volontairement, observant qu'elle a une pension de 100^ que lui fait sa famille et qu'elle seroit bien aise de l'avoir à sa disposition pour ses petits besoins, et a signé.

(Signé) : Méqdignon.

1 3°. Dame Marie-Joseph Thubeuf , âgée de 27 ans, troisième dépositaire, a déclaré qu'elle persévère avec joie dans l'engagement qu'elle a contracté et qu'elle seroit très fâchée d'en sortir, et a signé.

(Signé) : Thubeuf.

ili°. Dame Félicité Loddé, âgée de 29 ans, seconde lingère, a déclaré que son intention est de rester, qu'elle est très contente dans son état, et a signé.

(Signé) : Lodûé.

i5°. Dame Ehzabeth Lescouvet , âgée de 82 ans, troisième lingère, a déclaré qu'elle est très contente et n'a aucune intention de quitter sa maison, et a signé.

(Signé) : Lescouvé.

16°. Dame Jeanne-Marie Molliet, âgée de nS ans, seconde infirmière, a déclaré que son intention est de finir ses jours dans la maison, et a signé.

(Signé) : Molliet.

il". Dame Anne-Nicole Courtois, âgée de 27 ans, seconde sacristine, a déclaré que son intention est de rester dans sa maison, où elle est très contente, et a signé.

(Signé) : Courtoy.

Toutes professes. *

18°. Sœur Magdeleine Bruneau, âgée de y 3 ans, robière, a déclaré qu'elle est dans la maison depuis .5a ans et qu'elle désire y vivre et mourir, et a signé, observant qu'elle désireroit sur sa pension pouvoir disposer d'une douzaine d'écus pour ses petits besoins.

(Signé) : Bruno.

19". Sœur Angélique Macaire, âgée de 70 ans, infirmière, a déclaré qu'elle a fait profession depuis /i5 ans et qu'elle seroit bien fâchée d'en sortir, et a déclaré ne pouvoii- signer à cause de son infirmité.

ao°. Sœur Marie-Victoire Routier, âgée de 69 ans, a déclaré qu'elle veut vivre et mourir dans son état, qu'elle a embrassé de tout son cœur, et qu'elle est pharmacienne, et a signé, observant qu'elle désireroit pouvoir disposer d'un louis sur sa pension.

(Signé) : Boltier.

21°. Sœur Agnès Veau, âgée de 00 ans, première cuisinière, a déclaré qu'elle a fait ses vœux librement et volontairement, qu'elle espère avec la- grâce de Dieu y persévérer jusqu'à la fin de sa vie, et a signé.

(Signé) : Veau.

22°. Sœur Geneviève Berrurié, âgée de 5o ans, dépensière, a déclaré qu'elle est venue bien librement et volontairement dans sa maison et qu'elle y persévère, et a signé.

(Signé) : Berreié.

2 3°. Sœur Reine Callemand,^ âgée de 33 ans, seconde cuisinière, a déclaré qu'elle est très contente , qu'elle s'est engagée de bonne volonté et seroit bien fâchée de sortir, a déclaré ne savoir signer.

Ces six dernières converses.

Lesdittes dames prieure perpétuelle et sous prieure nous ont déclaré que M"' Dusse de Lomme est maintenant à Châteaugontier par obédience de feu M. de Beaumont, archevêque de Paris, et qu elle y est depuis 29 ans, que son obédience portoit que c'étoit pour raison de santé, elle est dans sa famille.

(Suit la description des registres.)

Un cahier de papier servant de journal pour inscrire la recette, sur lequel elle est effectivement écrite et arrêtée à la fin de chaque mois, ie dernier article de recette de cejourd'huy est de 26 livres, et le total du mois arrêté cejourd'huy est de 1,073 livres; ledit cahier commence au mois de janvier 1789, il a été de nous signé et paraphé à la fin du dernier article.

Un autre cahier de papier servant à écrire la dépense, commencé au mois de janvier 1790 et arrêté pour la fin de mai- dernier à la somme de 36i livres 1 sol, il a été signé et paraphé par nous au bas du dernier article.

Déclarent lesdittes dames prieure et dépositaire que la dépense du présent mois n'est pas encore portée sur le registre que nous venons de décrire, qu'elle est portée par chacune des religieuses qui la font sur des feuilles particulières, dont le relevé est porté à la fin de chaque mois sur ledit registre, cette dépense par nous calculée jusqu'à ce jour s'est trouvée monter à 09 5 livres 5 sols 9 deniers.

La recette jusqu'à ce jour, y compris le reliquat du mois dernier, montoit à 2,730^ 1 2' 6**.

Sur laquelle déduisant celle de 096 livres 5 sols 9 deniers de dépense , il reste en caisse 2 , 1 3 5^ 6' 9 .

Après avoir vaqués jusqu'à 8 heures sonnées, nous avons remis la vaccation à samedy 26 du courant, 4 heures de relevée.

Les registres et cahier cv dessus énoncés ont été laissés à la charge

624 L'ASSISTANCE PUBLIOUK A PARIS.

et garde desdittes dames prieure perpétuelle ol souprieure dépositaire, qui ont sif^né avec nous seules, les autres religieuses présentes ayant déclaré qu'elles s'en rapportoient à ces deux dames et regardoient comme inutde de signer.

(Signé) : Sœur de Réals, prieure perpétuelle; sœur A.-Lolise Germain, souprieure dépositaire; F'allet, administrateur ; Le RocLx DE la Ville, conseiller administrateur , et Defresne, conseiller assesseur.

Du samedy, vingt-six desdits mois et an, suivant la remise de la vacation à ce jourd'huy, quatre heures de relevée, nous oiïiciers municipaux cy devant nommés, sommes transportés en la maison et monastère des dames Hospitalières de S-Gervais, susditte rue du Temple au Marais, où étant, nous avons été introduits dans la salle capitulaire, en laquelle sont survenues les dames prieure perpétuelle et souprieure dépositaire, et toutes les autres dames religieuses qui ont été appellées et réunies au son de la cloche, nous avons continué nos opérations comme suit :

Nous sommes passés dans le chartrier que nous avons reconnu être dans le plus grand ordre, nous en avons vérifié les titres et papiers qui justifient des propriétés dudit monastère, seulement les autres ne nous ayant pas paru mériter vérification en ce qu'ils n'intéressent pas le temporel de ladite maison, et nous nous sommes contentés de faire seulement la vérification de ceux qui justifient des propriétés et revenu, tels que contrats d'acquisition et de rentes.

D'après le recollement desdits titres et contrats nous avons reconnu que les revenus annuels dudit monastère montent à la somme de 89,7 1 5 livres 1 3 sols, tant en maisons scises à Paris qu'en terres, rentes sur le Roy, Aydes et gahelles, domaines. Etats de Rretagne et clergé, le tout tant perpétuelles que viagères, ainsi qu'il appert par l'état annexé à la déclaration faite au Domaine de la ^'ille par la dame prieure perpétuelle, en datte du 27 février dernier, cy 89,715^ 1 3'

Sur lequel revenu il faut déduire la retenue des impositions.

Vérification faite également des charges de laditte maison, nous avons reconnu et vérifié qu'elles montoient annuellement, suivant l'état annexé à laditte déclaration faite par laditte dame supérieure, à la somme de 39.878 livres 4 sols, tant pour les charges de ladittf mai-

HOSPlTALIKPiES DE SAINT-ANASTASE OU SAINT-GERVAIS. ()-25

son que pour l'iiospilalité et la dépense des dames religieuses et autres personnes attachées à laditte maison, impositions et entretien des bâtiments, etc., cy 89,378^/1'

Nous nous sommes ensuite occupés du mobilier, nous avons été introduits dans l'église et dans la sacristie, vérification faite tant du mobilier que des ornements relatifs au service divin, nous avons reconnu que le tout étoit exactement conforme à la déclaration faite par la dame prieure perpétuelle sus énoncée, nous avons seulement observé que dans le clocher il n'y a qu'une petite cloche et que dans l'église il y a une grille de fer qui sépare le chœur des dames religieuses.

Nous avons été ensuite conduits dans la chapelle de l'hôpital, nous en avons également vérifié tous les objets y relatifs, qui se sont trouvés conformes à la description faite en l'état annexé à la déclaration faite par laditte dame prieure perpétuelle. Nous avons de là passés dans les divers endroits de l'hôpital, nous en avons parcouru les espaces et vérifié le mobilier, mais nous n'avons pas cru devoir en faire une nouvelle description, attendu qu'elle est suffisamment faite en l'état annexé à laditte déclaration sus énoncée.

Nous avons été introduits dans la bibliothèque, nous avons jette la vue sur les différents ouvrages et nous avons reconnu qu'ils n'étoient pas précieux; il y en a environ 1,100 volumes, dont Explication de l'Ancien et Nouveau testament, Epitres et Evangiles, la Bible, Histoire ecclésiastique. Vies des Saints, Commentaires, Homélies, ouvrages des Saints Pères, Livres de Sermons, traité sur la vie monastique et diverses œuvres de morale, les reliures n'en sont pas précieuses et le mobilier de laditte bibliothèque ne nous a pas paru mériter description.

Nous avons parcouru les divers corridors et jelté un coup d'œil dans les cellules des religieuses, elles sont toutes meublées très simplement et au nombre de 38, elles sont toutes meublées d'un lit garni d'une paillasse, un matelas, une couverture, un traversin, un oreiller avec le tour des Hts violet pour l'hiver et blanc pour l'été. Il y a en outre dans chacune desdittes cellules une table, un bas d'armoire, trois tableaux qui ne sont pas précieux, une chaise, un tabouret et un chandelier, et dans les dortoirs il n'y a que quelques coiTres à l'usage des dames religieuses.

Après avoir vacqué jusqu'à 8 heures sonnées, nous avons remis la

miTiTvi nit 'ïiTinvM.n.

cm L'ASSISTANCE PUBLIQUE A PAfUS.

vaccation au inardy six juillet prochain à h heures de relevée, tous les effets cy dessus ont été laissés à la charge et garde desdites dames religieuses, et principalement auxdittes dames prieure perpétuelle et sous prieure dépositaire, qui ont signé seules avec nous, les autres dames religieuses nous ayant dit qu'elles s'en rapportoient à ces deux dames et regardoient comme inutile de signer.

(Signé) : Sœur de Rkals, prieure pcrpi'liiolle; sœur A.-Louise Germain, sous prieure; Le Rodlx de la Ville, conseiller administrateur; Fallet, administrateur; Defresne, consedler assesseur.

Du mardy six juillet audit an, à quatre heures de relevée, suivant la remise de la vacation à ce jourd'huy et heure, nous officiers municipaux cy devant nommés, sommes transportés en la maison et monastère desdittcs dames religieuses Hospitalières de S'-Gervais, Vieille rue du Temple, où étant, en présence de la dame prieure perpétuelle et de la dame sous prieure dépositaire, nous avons été introduits en la manière accoutumée dans la salle capitulaire, où sont survenues toutes les autres dames religieuses, qui ont été appellées et réunies au son de la cloche, nous avons procédé à la continuation de nos opérations ainsi qu'il suit :

Nous avons été introduits dans le réfectoire, il est garni de menuizerie en entier et de tables et bancs tout autour, une chaire pour la lecture, deux tableaux, mais le tout n'est pas intéressant.

Dans le dépôt où nous avons été conduits, nous n'en faisons pas ici la description, attendu qu'elle est faite en l'état annexé à la déclaration sus énoncée, où le mobilier est décrit exactement.

Il en est de même de la chambre et du cabinet de la dame religieuse prieure perpétuelle, nous en avons fait la vérification et le tout s'est trouvé conforme à l'état annexé à laditte déclaration sus énoncée, ainsy que dans la chambre de la communauté, où il n'y a que des armoires pour renfermer l'ouvrage des religieuses et sièges de bois, plus 82 tableaux, tant grands que petits, ils ne sont pas précieux, et cette dernière pièce est celle qui sert de chapitre à la communauté.

Nous avons ensuite parcouru les différents parloirs et nous avons vu que la description des meubles de chacun l'toit exactement faite en

l'état annexé à la déclaration sus énoncée, et le tout est de peu de valeur.

Dans la roberie où nous avons été introduits, tout le mobilier s'est aussi trouvé en nature et conforme à laditle déclaration.

Dans la dépense nous avons trouvé 3 douzaines serviettes damassées, h douzaines dittes à grain d'orge, 9 douzaines dittes ouvrées, k douzaines unies et 20 serviettes unies, 5 nappes damassées, 10 ouvrées, la unies, 6 autres grosses nappes et plusieurs tabliers de cuisine et torchons, le tout tant bonnes que vielles, le tout est très suporté, tous les linges et meubles concernant l'hôpital ont été décrits en l'état annexé à la déclaration concernant cet article, et vérification faite, il s'est trouvé conforme.

Nous avons vérifié l'argenterie, nous avons trouvé i 8 couverls d'argent complet, 6 petites cuillères à caffé et 3 écuelles d'argent; quant aux 9 cuillères à ragoût, elles sont d'étain, et c'est par erreur qu'elles n'ont pas été expliquées de quel genre de métal elles étoient en l'état annexé à la déclaration faite par laditte dame prieure perpétuelle.

Dans l'infirmerie et le laboratoire, les meubles et ustencils se sont trouvés en nature, ils consistent en 7 lits garnis chacun d'une paillasse, un matelas, un lit déplumes, un oreiller, un traversin, 10 grands tableaux, () fauteuils de serge, ik vieilles armoires pour mettre les effets des malades, 2 petits autels pour recevoir le S' Sacrement,

2 christs et A chandeliers de bois, 2 dits de cuivre, 3 bassinoires de cuivre, un coquemart et G couvercles aussi de cuivre, un petit bénitier d'argent, une petite gondole, une tasse, 9 écuelles, un buberon,

3 petites cuillères et 9 à bouche, le tout d'argent, 12 palettes avec leurs plats et 6 crachoirs d'étain, le reste de peu de valeur.

Dans la lingerie où nous avons passé, nous avons trouvé les objelS' suivants : 86 paires de draps, tant bons que mauvais, à l'usage de la communauté, 2 douzaines de chemises pour chaque religieuse, une douzaine de rochets, le reste du mobilier est peu intéressant, il est à l'usage des religieuses et conforme à la déclaration faite par la dame prieure perpétuelle, le linge des sœurs converses, tourières et fdles de service, ainsi que les meubles de la lingerie, ne nous ont pas paru mériter ni intéressant d'être décrits ici, vu qu'ils le sont à la déclaration sus énoncée, et nous aurions cru faire un double employ en le faisant ici.

ho.

G^8 L'ASSISTANCK FUBMQIJK A PAIUS.

La chymbrc du prédicateur «^sl meublée d'un bois de lit fjarni d'une paillasse, un matelas, un lit de plume, un traversin, un oreiller, une couverture, une courte pointe, une tapisserie de verdure, un fauteuil, un tableau, 6 chaises, une table et un feu garni.

Dans la pharmacie nous avons trouvé tous les objets en nature et exactement conformes à la description faite en l'étal annexé à la déclaration faite par ladilte dame prieure perpétuelle au Domaine de la Ville, ils consistent en ustencils relatifs à laditte pharmacie.

Dans la chambre des pensionnaires nous avons trouvé 5 bois de lits et lits de sangle, 5 paillasses et i i matclats, un lit de plume, 8 traversins, 3 oreillers, 9 couvertures, un baldaquin de siamoise, le reste ne nous a pas paru mériter description, excepté 2 feux, une pendule de classe, 2 bassinoires, 2 coquemarts, 3 chandeliers de cuivre, un clavecin et un fortepiano.

Quant aux tours du dedans et du dehors, chambre des portières, le tout est suffisamment décrit en l'étal annexé à la susdilte déclaration faite au Domaine de la Ville, d'ailleurs tout le mobilier est de peu de conséquence.

Dans la cuisine nous avons vérifié le mobilier, il consiste en ■y marmittes de cuivre, 9 grandes bassines de cuivre, à grandes chaudières, 8 bassines platles, 2 petites tourtières, 3 casseroles grandes et 3 moyennes et petites, li autres bassines et h petites poêles à 2 anses,

2 passoires, 6 cuillères à pot, 10 écumoires, 3 poêlons, 2 égoutoirs, 26 couvercles grands et petits, 2 vieilles cuillères, 2 chandeliers,

3 grands bassins, 3 ditto movens, un étouffoir et 3 vieilles fontaines, ie tout de cuivre jaune el rouge, 12 plats tant grands que petits, 2 égoutoirs, 26 écuelles, 78 portions, 28 assiettes et plusieurs mesures, le tout d'étain. un tournebroche et plusieurs autres ustencils, tant en fer qu'en fer blanc, et autres objets de peu de valeur, dont la description deviendroit inutile.

Nous avons trouvé dans la cave 8 pièces de vin en cercle.

Les dames rehgieuses nous ont observé que depuis 1788 elles ne recevoient plus une somme de 33o^ pour indemnité de dix muids de vin, de même que quatre minois de sel, qu'elles recevoient gratis tous les ans du grenier à sel de S. i)L et dont elles se trouvent aujourd'huy privées.

Elles ont encore ajouté à leurs observations qu'elles recevoient au-

IIOSI'ITALIÈRES DE SAI.NT-ANASTASE OU SAI>iT-GEPiVA[S. 6^9

trefois loo^ d'aumônes royales, et que depuis plusieurs années elles étoient privées de ces aumônes, et qu'elles étoient encore dans les craintes de ne plus recevoir lyô^ 3' du pied fourché, et que tous ces objets opéroient une diminution sensible dans les revenus annuels de la maison.

Après avoir parcouru la maison à l'effet de constater le nombre de religieuses qu'elle pourroit contenir, nous observons que le nombre n'en peut être porté à plus de 2/1, non compris le logement destiné pour les pensionnaires, celui des domestiques et autres personnes à gages.

Nous avons ensuite procédé à la visite des cours et jardin, la cour derrière le bâtiment est assez spacieuse et en bon air, elle peut être évaluée à un quart d'arpent, le jardin peut contenir environ 5o verges, il est planté de petits arbres fruitiers, dessous lesquels est le potager, il est bien scitué et enclavé dans le monastère et entouré de divers bâtiments des voisins.

Après avoir vacqué jusqu'à 8 heures t/2 du soir, nous avons clos et arrêté le présent procès-verbal, en présence de toutes les dames religieuses, à la garde desquelles nous avons laissé tous les objets cidessus, et ont mesdittes dames religieuses signé avec nous le présent fait et clos ledit jour, mois et an que dessus.

(Signé) : Sœur de ^éal^ , prieure perpétuelle ; sœur A.-Louise Germain, sous prieure et dépositaire; sœur Marie-Jeanne Delestre; sœur Thérèse Lobligeois; sœur Catherine Lemoyne; sœur Marie Grandin; sœur Fourestier; sœur Noël; sœur Dlpuis; sœur Ballon; sœur Coignion; sœur Méqui- GNON ; sœur Thcbeuf; sœur Loddl'; sœur Lescouvé; sœur Molliet; sœur Courtoy; sœur Routier; sœur Veau; sœur Berrlrier; sœur Bruno.

Le Roulx de la Ville, conseiller ndmimslrateur ; Defresne, conseiller assesseur; Fallet, administrateur.

Original signe, Arcliives nalionales, S 6118.

LETTRE DE M. BAILLY AL COMITE ECCLESIASTIQUE TOLC^A^T LA DEMANDE D'UNE PENSION PRESENTEE PAR LA DAME WÉQLIGNON, RELIGIEUSE HOS- PITALIERE DE SAINT-GEKVAIS, SORTIE DE CETTE MAISON At MOIS DE JUILLET, AVEC REPONSE DU COMITE ET LETTRE À L'AGENCE DES BIENS NATIONAUX.

•nj octobre, 3 novembre, 3 décembre 1790.

MM. du Comilé ecclésiastique.

Paris, 99 octobre 1790.

[1] La (lame Méquignon, Messieurs, religieuse hospitalière de S' Gervais, sortie de ce couvent du mois de juillet dernier en vertu de la liberté accordée par le décret de l'Assemblée nationale, s'est retirée par devers la Municipalité pour solliciter le payement de sa pension; l'agence générale des biens domaniaux, à qui cette réclamation a été portée, a cru devoir renvoyer à se pourvoir contre les dames Hospitalières par la raison que, leur état n'étant point changé et ayant toujours la disposition de leurs revenus, elles doivent pourvoir aux besoins de celles des religieuses qui veulent profiter de l'avantage du décret. Comme cette question est susceptible de quelques difficultés et qu'il s'agit de prendre une mesure pour assurer la subsistance des religieuses qui demandent leur retraite, je vous prie. Messieurs, de vouloir bien donner i\ cet égard à la Municipalité une décision qui la mette pour la suite à portée de statuer sur cette espèce de réclamation.

J'ai l'honneur d'être avec un respectueux attachement, Messieurs, votre très humble et très obéissant serviteur.

(Signé) : Bailly.

En tête de ta lettre se trouve celle noie : f-La Municipalité doit notifier aux religieuses de S' Gervais qu'elles ne peuvent se dispenser de payer à la dame Méquignon une pension proportionnée aux facultés de la maison, à compter du jour que cette religieuse est sortie du couvent, -n

HOSPITALIERES DE SAINT-ANx\STASE OU SAINT-GERVAIS. 631

M. Badly, maire.

Paris, le 3 novembro 1790.

\^>\ La maison, Monsieur, des dames Hospitalières de S' Gervais étant dans le cas de jouir de l'exception prononcée par l'article 3 du décret de l'Assemblée nationale sur les ordres relligieux, les relligieuses de cette maison ne peuvent se dispenser de payer à la dame Méquignon une pension proportionnée aux revenus de celte maison à compter du jour que la dame Méquignon en est sortie. Mais dans le cas où l'assignation de cette pension éprouveroit quelque difficulté, la Municipalité doit se porter médiatrice entre la dame Méquignon et les relligieuses de S' Gervais, et même prononcer définitivement sur sa demande, suivant les dispositions du décret de l'Assemblée nationale sur les ordres relligieux.

Au Comité.

MM. (la bureau de l'agence.

3 décembre 1790.

[3] Aux termes formels de l'article 27 du décret concernant le traitement des religieuses, c'est à la municipalité de Paris, faisant provisoirement les fonctions de Département et de District, que la dame Méquignon doit s'adresser pour par ladite Municipalité être fixé le secours provisoire auquel elle a droit de prétendre pour la présente année.

Original signé et niinules (3 p.), Archives nationales, 0X1X7/4, n° 53A.

MÉMOIRES DES RELIGIEUSES HOSPITALIERES DE SAINT-GERVAIS À LA MUM- CIPALITÉ ET AU DIRECTOIRE DU DEPARTEMENT DE PARIS, À L'EFFET DE CONSERVER L'ADMINISTRATION DE LEURS BIENS ET D'OBTENIR MAINLEVEE DE L'OPPOSITION FAITE ENTRE LES MAINS DE LEUR RECEVEUR, VU L'UTI- LITE DE LEUR MAISON, AVEC LETTRE D'ENVOI DE L'AGENCE DES BIENS NATIONAUX ET ARRETE DU DIRECTOIRE DU Dt'PARTEMENT, REJETANT LEUR DEMANDE.

97 avril-36 mai 1791.

Du 7 mai 1791.

[1] Nous avons l'honneur, Messieurs, de vous envoyer le mémoire des dames religieuses Hospitalières de S'Gervais, qui demandent à conserver leurs biens. Les pièces à l'appuy y sont jointes, ainsi que notre avis porté en notre délibération du 6 mai 1791, mise au bas du mémoire pour obtenir la décision du directoire sur cet objet.

Les commissaires à l'administralion des biens nationaux, (Signé) : J.-J. Hardy.

A Monsieur le Mnirc el à Messieurs les officiers municipaux.

Du 27 avril 1 791 .

Messieurs,

[•2] Les religieuses Hospitalières de S' Gervais viennent d'être instruites que vous aviez fait former opposition entre les mains de leurs locataires à ce qu'ils ne payent leurs loyers qu'à la Municipalité.

Les circonstances critiques où se trouve actuellement Paris nous font un devoir impérieux de vous prévenir. Messieurs , des malheurs qui peuvent résulter de la suspension de nos revenus. Vous en allez juger, voici nos fonctions: Tous les jours à notre hôpital, nous donnons à souper et à coucher à tous les hommes passans et sans domicile qui viennent s'y présenter, et le dimanche, on leur dit la messe avant de les laisser sortir. Leur nombre varie suivant les saisons et le malheur

HOSPITALIÈRES DE SAINT-ANASTASE OU SAINT-GERVAIS. 633 des leraps; dans l'année dernière, il s'est élevé jusqu'à près de^o,ooo, dont certainement une grande partie auroit pu nuire à la société, sans cette ressource. Si nos revenus sont arrêtés, nos fournisseurs nous refuseront les comestibles et nous ne pourrons plus suffire au besom.

Si par malheur, faute de moyens, nous étions obligées de fermer un seul jour notre hôpital, il y auroit infailliblement une explosion épouvantable, nous n'y pensons qu'en frémissant, notre devoir étoit de vous en prévenir, en vous assurant qu'en bonnes citoyennes nous ferons tous nos efforts pour l'éviter, mais il nous faut de quoi nourrir ces infortunés.

Nous vous supplions donc de faire donner main levée de ces oppositions, nous l'attendons avec impatience et avec d'autant plus de confiance que par les décrets de l'Assemblée nationale , les maisons de charité et les hôpitaux sont maintenus provisoirement dans leur ancien état, et d'après notre exposé nous ne balançons pas à ajouter que la politique exigeroit ce que nous sollicitons, quand bien même l'Assemblée nationale ne l'auroitpas prononcé. Nous vous faisons en outre offre de rendre compte à tel moment que vous voudrez.

(Signé) : Sœur de Réals, prieure; sœur A.-Louise Germain; sœur Delestre; sœur Lobligeois; sœur Lemoyne, ditte du S'' Sacrement.

Extrait de la délibération du G may l'JQi-

Sur la représentation faitte par les dames Hospitalières de S' Gervais à ce qu'en conformité d'une décision du Comité ecclésiastique, en date du 26 avril 1791, l'administration des biens de leur maison leur

soit continuée :

Le Comité considérant qu'au.^ termes de l'article sbi du titre i" du décret du 28 octobre 1790, sanctionné le 5 novembre suivant, et d'une décision particulière du Comité ecclésiastique , du 8 février 1791, cette demande ne devroit point être accueillie, mais considérant aussi de quelle utilité il est pour la sûreté publique que cette maison ne discontinue pas à remplir le vœu de sa fondation , qui est de recevoir tous les voyageurs indigens et qui ne peuvent trouver d'autre domicile , que dans le courant de l'année dernière , elle en a reçu plus de /io,ooo, qu'en lui retirant cette administration, il seroit possible (ju'on lui fît perdre les crédits que les fournisseurs lui accordent et qui lui

(m L'ASSISTANCE PUBLIQUE A PARIS.

permettent d'attendre la rentrée de ses revenus annuels, que la surveillance qu'il faut apporter pour éviter tous gaspillages est une surveillance de chaque minute, à laquelle ces religieuses ont intérêt de se livrer, mais dont l'intérêt cesseroit, si on leur ôtoit l'administration qu'elles réclament, d'où il résulteroit nécessairement, ou qu'il faudroil fournir plus que les revenus ne le comportent, ou qu'il y auroit diminution dans les secours, ce qui doit être d'une grande considération dans le moment actuel; pourquoi, le Comité est d'avis que, provisoirement et jusqu'à ce qu'il en soit autrement ordonné, l'hôpital de S' Gervais soit autorisé à continuer l'administration des biens qui en dépendent, à la charge par lui d'en rendre compte tous les six mois à l'administration des Domaines nationaux, et pour obtenir cette autorisation, il le renvoyé à se pourvoir au Directoire du Déparlement.

Pour extrait conforme l\ la minute :

(Signé) : J.-J. Hardy.

A Messieurs les admmistraleurs composant le Directoire du Département

(le Paris.

Messieurs,

[3] Les relligieuses Hospitalières de S' Gervais, Vieille rue du Temple, ont l'honneur de vous représenter que, vers la fin du mois d'avril dernier, elles ont présenté à la Municipalité une requête tendante à en obtenir main levée sur les saisies par elle faites sur tous leurs locataires. Les relligieuses Hospitalières fondoient leur demande : i" sur les décrets de l'Assemblée nationale qui ordonnent que provisoirement les hôpitaux sont maintenus dans leur ancien état ; 2° sur le danger qui peut résulter de la saisie, en ce que les relligieuses ne pouvant plus alors toucher leurs revenus, elles ne pouroient plus prendre avec leurs fournisseurs des arrangements propres à faire face sur-lechamp aux besoins de l'hôpital, ces besoins sont souvent imprévus, car il faut vous observer, Messieurs, que S' Gervais reçoit tous les jours un nombre indéterminé d'hommes sans domicile et passants, et leur donne à souper et à coucher. On ne doit pas vous laisser ignorer, Messieurs,

que l'expérience a prouvé que, parmi ces passants qui se présentent, il en est plusieurs qui ont commis des désordres publics , et très certainement ils en commettroient dans la ville, pendant la nuit, s'ils n'étoient reçus dans notre hôpital en telle quantité qu'ils se présentent. Et qui peut calculer les suites effrayantes de leur mécontentement, dans le cas de non admission dans notre hôpital, l'hôpital surtout étant placé rue des Rosiers, près la rue S' Antoine. La prudence exige donc que l'hôpital soit suffisamment fourni de provisions, ou que les ressources assurées suppléent à l'insuffisance. Il est certain que les relligieuses ne peuvent trouver ces ressources que dans les fournisseurs. N'est-il pas plus que probable que les fournisseurs les refuseront, s'ils savent que les revenus de la maison sont saisis. Toutes ces considérations avoient forcé les relligieuses de demander avec instance la main levée de la saisie. Elles ont même obtenu, en datte du 26 avril dernier, du Comité ecclésiastique de l'Assemblée nationale, une décision qui les maintient dans la perception de leurs revenus, si elles avoient eu jusque là, c'est la condition de la décision; les relligieuses ont toujours eu cette perception. Malgré cette décision, MM. les officiers municipaux n'ont pas cru devoir obtempérer à la demande des relligieuses Hospitalières de S* Gervais, ils leur ont fait passer leur décision. Ils y ont bien voulu rendre compte de leur refus, ils l'ont fondé sur le décret du 28 octobre 1790 et sur une lettre du Comité ecclésiastique, du 8 février 1791. (Lettre toutefois qui ne regarde point les relbgieuses Hospitalières de S' Gervais.) Ces relligieuses pensent qu'il étoit plus naturel de leur appliquer la décision du Comité ecclésiastique, du 96 avril dernier, qui les regardoit. Elles se font aussi un devoir de rendre hommage à l'intérêt que MM. les officiers municipaux prennent à cet hôpital, car la décision porte mandat de payer à compte 1,200^, sauf à faire toucher la totalité des revenus, aussitôt que la liquidation dudit hôpital aura été faite.

Cette décision effraye les relligieuses par les retards que pourroient éprouver les secours, et ces retards occasionneroient les malheurs qu'elles viennent de mettre sous vos yeux.

Pourquoi, elles vous supplient. Messieurs, d'ordonner que main levée leur soit donnée de la saisie faite par la Municipalité sur leurs locataires, aux offres qu'elles ont déjà faites aux olliciers municipaux, et qu'elles vous réitèrent, de compter journellement à l'heure indiquée

de leur recette et de leur dépense, elles en prennent l'engagement avec d'autant plus de fondement que leur maison est dans le plus grand ordre.

Si mieux vous aimés, Messieurs, nommer un administrateur pour vous rendre compte de leur gestion ou pour régir par lui-même, elles le recevront avec reconnoissance. Alors les décrets seront remplis dans toute leur rigueur et les relligieuses ayant la certitude de la rentrée à époques fixes des fonds nécessaires pour le service de l'hôpital, elles seront sans inquiétude et pourront fournir aux besoins de cet établissement si essentiel pour la tranquillité publique.

Elles attendent avec confiance votre décision, elles vous sirjiplient de ne pas la différer, car les revenus sont arrêtés depuis le 2 i avril lygi, habituellement ils étoient recouvrés tous les trois mois, ainsi les fournisseurs qu'elles payoient à ces époques attendent.

Les relligieuses, d'après votre décision, rendront à la Municipalité le mandat de 1,200^ dont elles ont l'honneur de vous parler. . En accueillant leur supplique vous ferés, Messieurs, un acte de sagesse pour elles et de prudence pour la tranquillité publique.

(Signé) : Sœur de 1^É. \ls , prieure ; sœur A. -Louise Germain; sœur Ma ru: -Jeanne Delestre; sœur Tiil'rèse Lobligeois; sœur Catherine Lemoyne, ditte du S' Sacrement.

directoire du DEPAr.TESIENT.

Administration des biens nationaux.

[h] Vu le mémoire présenté par les religieuses Hospitalières de S'Gervais, dans lequel elles demandent à conserver l'administration de leurs biens et la levée de l'opposition formée entre les mains de leur receveur, à la requête du Procureur général syndic du département de Paris;

Vu la copie de la signiffication de ladite opposition . en datte du onze avril dernier;

Vu aussi Tavis des commissaires à l'agence générale des biens nationaux de la municipalité de Paris, portant qu'à raison des ressources

que cet hôpital présente aux voyageurs sans domicile, il y a lieu de lui continuer provisoirement l'administration de ses biens, à la charge par lui d'en rendre compte tous les six mois à la Municipalité :

Le Directoire du Département, considérant qu'aux termes de l'article six du titre i"" de la loi du 5 novembre dernier, l'administration des biens possédés par les religieuses Hospitalières de S' Gervais a due leur être retirée au i" janvier 1791 et confiée aux administrateurs des biens nationaux, en leur tenant compte toutesfois, depuis cette époque, de la totalité de leurs revenus;

Qu'ainsi les administrateurs ont fait ce que la loi leur prescrivait, en faisant former opposition entre les mains de leurs locataires et autres créanciers :

Ouï le Procureur général syndic en ses conclusions, arrête qu'il n'y a lieu à délibérer sur la demande des religieuses Hospitalières de S' Gervais; qu'en conséquence les oppositions formées et à former tiendront entre les mains de qui il appartient :

Charge les administrateurs de se faire rendre compte par lesdites religieuses de la gestion de leurs revenus depuis le i" janvier 1791 jusqu'à l'époque où l'administration leur en a été retirée, de leur payer à datter de la même époque la tolabté de leurs revenus, conformément à la loi déjà citée, et de veiller en outre à ce qu'elles remplissent en tous ses points le vœu de leur institut.

Fait en Directoire, le vingt-six mai mil sept cent quatre-vingt-onze, (Signé) : Aîisoîi , vice-président ; Davous, Cketté, Glot. Originaux signés et extraits conformes (A p.), Archives nationales, S 6118.

PROCÈS-YERB.VL DRESSE PAR L\ SECTION DU ROI DE SICILE, À L'EFFET DE CONSTATER LA SORTIE DE MARGUERITE DU FLOQUET DU REAL, DE MARIE- ANGELIQUE NOËL ET DE MARIE-CHARLOTTE COIGNON, RELIGIEUSES HOS- PITALIERES DE SAINT-GERVAIS.

9 juin 1791.

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