‹ L'assistance publique à Paris pendant la Révolution; documents inédits (volume 2)Chapitre 220 sur 229 · DEUXIÈME ET TROISIÈME ÉTAGES · texte numérisé non relu

DEUXIÈME ET TROISIÈME ÉTAGES

Dans les dortoirs et chambres, les petites infirmeries, dans la lingerie et autres pièces, les meubles et effets se sont égallement trouvés conformes à la description faite en l'état annexé à laditte déclaration.

Dans les bâtiments servant au jardinier, sous la remise, dans le logement de la basse-cour, dans la vacherie , l'écurie, le toit à porcs, les effets et bestiaux se sont trouvés en même nombre suivant ledit état.

Par les raisons et motifs e\[)rimés en la déclaration qui est en tête des présentes, nous n'avons pas cru devoir porter plus loin nos opérations.

Nous observerons cependant que laditte communauté des Sœurs de la Charité ajoute à l'utdité de leurs services et bonnes œuvres une distribution d'environ 1,200 livres de pain chaque semaine à une (juantité prodigieuse de pauvres qui s'y présentent, et notamment à une multitude de pauvres familles qui sont dans la plus grande indigence et qui par honte ne la rendent pas publique.

Elles ont en outre à leur charge un établissement gouverné par trois sœurs qui font l'instruction et l'éducation des pauvres petites filles des familles les plus malheureuses de la paroisse S'-Laurent, et ont soin de visiter et soigner les pauvres malades de la dit te paroisse; le logement, l'entretien et la nourriture des trois sœurs qui sont à la tête de cet établissement sont encore aux frais de la maison générale.

Elles ont encore ajouté à leurs observations que, tous les ans, lorsqu'elles font la vente des bardes et effets des sœurs mortes dans laditte communauté, elles sont dans l'usage de réserver une grande partie de

FILLES DE LA CHARITE DU FAUBOURG SAINT-DENIS. 7Zi9

CCS effets, qu'elles donnent aux pauvres qui en ont le plus de besoin et principalement à des familles nombreuses qui sont dans la plus dure indifîence et nuds.

Elles nous ont encore fait considérer que, vu le modique revenu de leur communauté et les cbarges volontaires que leur bumanité leur fait contracter, elles sont obligées de vendre tous les ans la plus grande partie des fruits et légumes de leur jardin, et le produit sert à acquitter les cbarges ci-dessus, à ajouter à leur subsistance et à aider les pauvres et payer les jardiniers qui les cultivent.

Après avoir vacqué jusqu'à 8 heures sonnées et n'ayant plus rien trouvé à vérifier et à décrire, nous avons clos le présent procès-verbal en présence desdittes sœurs supérieure générale et olFicières de laditte communauté, en la charge et garde desquelles les objets ci-dessus énoncés et des autres parts sont restés, et ont lesditles sœurs supérieure générale et officières signé avec nous.

Fait et clos ledit jour, mois et an que dessus.

(Signé) : M.-A. Deleau, supérieure généralle; G. Pilloy, (eVonomey, Sébastienne Tonnellier, i^oJfîcière)\ Marie-Fraîsçoise Bessièrre, (^secrétaire); G. Duranton, (procureuse générale); Marie de la Geneste (^mère des novices); la sœur assistante n'a point signé, attendu qu'elle a été forcée de s'absenter; Defresne, conseiller assesseur; Le Roulx de La Ville; Fallet, administrateurs.

Original signé, Archives nationales, S 6157.

MÉMOIRE DES SOEURS DE LK CHARITE DU FAUBOURG-SAINT-DEMS , PROTES- TANT CONTRE LA MISE EN VENTE DE DEUX DE LEURS MAISONS, MEMOIRE TRANSMIS PAR M. BAILLY, AVEC DECISION DU COMITE ECCLESIASTIQUE, PORTANT QUE L'ON TIENDRA COMPTE AUX SOEURS DE LA TOTALITE DE LEURS REVENUS, ET OBSERVATIONS DES ADMINISTRATEURS DES BIENS

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