‹ L'assistance publique à Paris pendant la Révolution; documents inédits (volume 2)Chapitre 39 sur 229 · LETTRE DE M. COUSIN EN REPONSE À CELLE DE M. RAILLY · texte numérisé non relu

LETTRE DE M. COUSIN EN REPONSE À CELLE DE M. RAILLY

9 A mai i 791.

Monsieur le Maire,

Mon rapport sur la demande de M. Alphonse Leroy, au sujet de laquelle M. le procureur général syndic vous a adressé les pièces ci jointes, est préparé depuis longtemps. J'ai eu l'honneur de vous prier plusieurs fois de me donner un jour pour en entendre la lecture ; je joins ici ce rapport et je n'attends que le moment que vous voudrez bien m'indiquer pour répondre au vœu du directoire qui, d'après la lettre de M. le procureur général syndic, paroit désirer que cette affaire lui soit renvoyée le plus promptement possible.

Minute, Archives nationales , F'' 1861.

DÉCRET DE L'ASSEMRLÉE NATIONALE , CONTINUANT À LA SOCIETE DE CHARITE MATERNELLE L'ALLOCATION MENSUELLE DE 2,000 LIVRES QUI LUI AVAIT ÉTÉ ACCORDÉE SUR LA LOTERIE.

, ai janvier 1791.

L'Assemblée Nationale décrète que l'établissement connu sous le nom de Charité maternelle de Paris continuera de jouir provisoirement de 2,000 livres par mois qui lui ont été acordées sur la Loterie, jusqu'à ce qu'il en ait été autrement ordonné '^^

Minute, Archives nationales, C ^9, n" igi.

('> L'Assemblée Nationale , par un décret son rapport le mémoire présenté par les

du 3 juillet 1790, concernant la Loterie dames chargées d'administrer coite Société

royale, avait ordonné à son Comité de men- et proposa de lui allouer, durant trois ans,

dicité de lui rendre compte de l'Association sous forme de souscription, i5,ooo livres,

bienfaisante établie depuis quelques années prises soit sur les fonds de la Loterie, soit

dans la capitale sous le nom de Chariié sur tout autre fonda. (Voir ce rappori im-

matenwllc. Le Comité prit pour base de primé, ADXVIIP 1 5/i.)

ïyrni>lr.r.ir, natiomi?;.

PRÉSENTATION À L'ASSEMBLEE NATIONALE D'UNE BOITE MECANIQUE , INVENTEE PAR LE SIEUR KOCK, SERRURIER, POUR SERVIR AU TRAITEMENT DES JAMBES FRACTURÉES, ET DESTINÉE AUX HOPITAUX.

29 janvier 1791.

Messieurs,

Quand la nature n'auroit pas déposé au fonds du cœur de l'homme une tendre compassion pour tout ce qui éprouve les maux attachés à notre condition, il sulîiroit de méditer vos décrets en faveur de tous les infortunés pour se pénétrer du sentiment de bienveillance universelle qui vous animent et pour se persuader qu'un nouveau moyen de soulager l'humanité souffrante est l'offrande la plus agréable qu'un simple citoyen, qu'un enfant de la patrie puisse offrir aux pères de la patrie.

Le sieur Cock, serrurier de profession, après avoir souffert pendant quatre mois d'une jambe cassée sans espoir de guérison, étoit sur le point de la perdre, lorsqu'à la fin, inspiré parla douleur, par l'inquiétude et par l'impatience, il a conçu l'idée d'une boeteméchanique qu'il a sur le champ fait exécuter par ses ouvriers et sur laquelle il a placé sa jambe déjà condamnée à l'amputation, et, dès ce moment, ses douleurs ont été suspendues, la guérison n'a point tardé à s'opérer et l'épreuve qu'il a fait de cette machine aisée à exécuter l'encourage, messieurs, à vous en présenter le modèle.

Cette boete en forme de berceau matelassé, dont les côtés se rapprochent à volonté, supplée aux fallons et aux éclisses et peut recevoir la jambe, quelque fracturée qu'elle soit, aussitôt après l'accident pour la conserver dans une position invariable et commode jusqu'à parfaite guérison ; la jambe, fixée aux deux extrémités de la boete par des ligatures tant aux pieds qu'aux genoux, laisse, dès les'premiers instants, la facilité si précieuse au malade de se tourner dans son lit, comme il lui plaît, et même de se mettre sur son séant, sans danger ni douleur et lui épargne ainsi de cruelles impatiences et de longues incommodités.

La partie de la boete sur laquelle le pied repose est susceptible d'être

placée à différens degrés d'inclinaison pour le soulagement du malade, une vis adaptée à l'extrémité de la boete donne le moyen de l'alonger à volonté et par conséquent d'étendre la jambe dans sa longueur sans efforts, sans secousses , par la seule action du chirurgien qui substitue un mouvement facile, graduel et régulier aux efforts souvent mal accordés, mal dirigés des hommes qu'on employoit autrefois à cette douloureuse opération.

La jambe une fois portée au degré d'extention convenable ne risque plus ni raccourcissement, ni déplacement, et garantie dorénavant de tous les accidens qui pourroit contrarier le travail secret de la nature , elle ne sçauroit manquer d'être rendue à sa première forme.

Enfin, si des fractures multipliées et d'autres blessures à la même jambe exigent en même tems différens traitemens particuliers, on a pratiqué sur les côtés et au dessous de la boete différens compartimens qui peuvent se lever au besoin et qui laissent au chirurgien la facilité de pourvoir à tout, sans que les os une fois rapprochés puissent en éprouver le moindre dérangement.

Les différens avantages de cette invention sont attestés par les certificats ci-joints de plusieurs personnes de l'art et particulièrement du premier chirurgien de l'Hôtel-Dieu de Paris. Le s*" Cock lui doit sa guérison , mais il la prisera bien plus encore s'il peut lui devoir l'approbation de l'Assemblée Nationale, et le souvenir de ses douleurs se changera pour lui en un sentiment délicieux en pensant cju'elles sont devenues utiles à ses concitoyens ^'l

(Signé) : Koch.

A cotte adresse se trouve annexe'e cette note : M. le Président est prié de faire metire au procès-verbal que la machine du sieur Kock sera renvoyée au Comité de salubrité pour examiner s'il ne seroit pas à propos de faire distribuer un certain nombre de ces machines dans les différens hôpitaux.

Minutes (a p.), Archives nationales, C 5i, n° 535.

''^ L'Assemblée Nationale témoigna la citoyen et lui permit d'assister à la séance, satisfaction que lui faisaient éprouver les (Cf. Archives parlementaires , tome XXII, sentiments généreux et patriotiques de ce p. 56i.)

LETTRE DES ADMINISTRATEURS DU DEPARTEMENT DES ETABLISSEMENTS PU- BLICS AU BUREAU D'AGENCE GENERALE DES BIENS NATIONAUX, ENVOYANT LE TABLEAU DES MAISONS ET REVENUS FONDES EN FAVEUR DES PAUVRES DANS LE RESSORT DU DEPARTEMENT DE PARIS, DRESSE À LA DEMANDE DU COMITÉ DE MÉNDICITe'.

98 février 1791.

MM. les administrateurs du bureau d'agence générale des biens nationaux à Paris.

Ce 98 février 1791.

Messieurs et chers collègues ,

Indépendamment des secours offerts à l'indigence dans les hôpitaux de cette capitale et dans les établissemens du même genre que renferme le Département, il existe un grand nombre de fondations qui ont pour objet l'assistance du pauvre et des actes particuliers de bienfaisance, tels que l'exercice de l'hospitalité, une distribution d'argent ou de pain, la formation et le soutien d'une école gratuite. La plupart de ces fondations étoient acquittées par des communautés religieuses, chapitres, séminaires et autres établissemens ecclésiastiques aujourd'hui supprimés, à qui la charge en avoit été imposée parle titre de leur érection. Le Comité de mendicité de l'Assemblée nationale, désirant connoître la somme des revenus de toute espèce employés dans le département de Paris en établissemens de secours et en œuvres quelconques de charité, s'est adressé à nous pour obtenir ce renseignement. Il nous a fait parvenir, pour abréger notre travail, un tableau de tous les éclaircissemens qu'il lui a été possible de rassembler sur cet objet. Nous avons l'honneur de vous adresser un relevé de ce tableau , qui comprend les articles de revenu ci devant à la charge de communautés, paroisses, chapitres et autres établissemens, dont les biens et les titres sont aujourd'hui entre les mains de la Municipalité. Nous vous prions de vouloir bien, en vérifiant chacun de ces articles sur les titres qui sont à votre disposition.

rectifier les erreurs que vous y pourriez reconnoître. Nous vous prions également d'ajouter aux articles existans ceux du même genre qui ont dû être omis faute des renseignemens nécessaires. Le Comité de mendicité désireroit qu'il fût possible de reconnoître, dans la transformation qu'ils ont éprouvée, l'origine des anciens établissemens formés pour le traitement de maladies qui n'existent plus, tels que les léproseries, ladreries, etc., devenus depuis des titres de bénéfices, ou incorporés à des communautés religieuses. Il voudroit aussi connoître les revenus et la destination première des offices qui, sous le nom d'aumôneries, infirmeries, hospitaleries, font depuis longtemps partie des menses des chapitres, tant séculiers que réguliers. Comme le Comité nous presse de lui transmettre ces détails, nous vous serons très obligés de difierer le moins qu'il sera possible de nous les faire parvenir, avec tous ceux que vous pourrez nous procurer relativement à l'objet dont nous avons l'honneur de vous faire part.

Nous avons celui d'être avec un sincère et parfait attachement, messieurs et chers collègues, vos très humbles et très obéissans serviteurs.

Les administrateurs de la municipalité de Paris au département des Etablissemens publics , enclos des Bernardins,

hôtel de Ponligmj.

Signé : Le Camus, Codsin, J.J. Le Roux.

Original signé, Archives nationales, S 700 1.

NOMS

(les MLMCIPALtTÉS.

ASTONY

Adteuil .

Choisi . .

Groslaï .

PiRIS. . .

Page 1