‹ L'assistance publique à Paris pendant la Révolution; documents inédits (volume 2)Chapitre 49 sur 229 · D'ENFANTS PAUVRES · texte numérisé non relu

D'ENFANTS PAUVRES

.^ juin 1791.

A M. Bnilhj, flifrne maire de lu ville de P((ri>i.

Monsieur, Le zelle qui vous est connu et dévoué à être utile à l'humanité et de secourir les honnête gence, à leurs procurer ce dont ils sont dans le cas d'avoir besoin dans une entreprise sur et certaine de son exécution, avec des preuves de plus de quarente années qu'il exercent l'art de la médecine.

Le sieur Longuet d'Hautville n'a, faut-il dire, entreprie les maladies le plus cruelles et abandonnées, ayant donné un mémoire au Roy et aux deux ministres, il fut ordonné d'écrire au sieur Longuet par M. de Castries une lettre, le i/i novembre 1788, qui a ordonné le sieur Longuet ce rendre à Versaille et d'aporter avec lui les remèdes nécessaires qu'il avoit annoncés au Roy.

Il fut examiné par les médecins et chirugiens majors, il fut ordonné qu'il seras mits entre les mains du sieur Longuet des malades attaqués d'hernies les plus cruelles, même, les malades les ayant depuis /12 années, qui ont été guérie en un mois sans douleurs ni endomagé la peau, les pencements suivies [en] présence de deux médecins et deux chirugiens, les administrateur et les jeunnes chirugiens, et ce au compte du sieur Longuet; les guérisons faite, il alloit avoir un breuvet du Roy, ayant guérie des pages, mais les chirugiens, jaloux de ses oppérations et empêché le breuvet, ils ont demandé une nouvelle épreuve, alors le sieur Longuet fut mis entre les mains du baron de Rreteuille, ministre, de la Fayette, il fut amusé 6 mois, le s"" Robinet, les chirugiens, les bandagiste de Paris donnère à M. Endeuillé cent louis pour que le sieur Longuet n'eut point de privilège.

L'on a remit le s' Longuet à M. de Castries tous ses mesmoires, certificats, mais de ceuses qu'on lui en a gardé plus de moitié et le reste a été au bureau de la marine, le sieur Longuet ayant dépencé 80 louis d'or à Versaille , il lui fui accordé une gratification de 20 louis, en atendant mieux, dans cette intervalle les notable sont venue, il n'a plus été question d'envoyer le sieur Longuet dans un port de mers, après plus de deux ans à Versaille et de retour à Paris, avec des permissions des médecins du Roy et chirugiens majors , le sieur Longuet depui ce tems là a travaillé sure toutes les maladies les plus cruelles , ayant opéré sur plusieurs sujets, obligé de courire les quatre coins de Paris, fournissant tous les remèdes fait par lui, afin d'être sure de ses opérations, les dépences considérables qu'd fournissoit, la pluspart des personnes qui ne le payait pas, ce qu'il l'a déterminé à établir une pension pour ses sortes d'infirmités.

Par les promesse à lui fait de ses débiteurs, voyant environ 5 à 600 livres à recevoir, qui auroit été suffisant à cette établissement, alors, il a louée une maison des plus commodes et en bon air dans le cas d'y placer i5 à 90 de ses malades, dont voilà 6 mois bientôt qu'il

i'ocupe, sans pouvoir ce faire rembourcer de ce qu'il lui est due, plus de 5 G louis.

Une saison des plus favorable à cette établissement, le moment de ramasser les simples, le trésor pour ses sortes de maladies, et au moins 7 à 8 malades qui atcndent et son prest à venir chez le sieur Longuet pour ce fair guérire des maux suivant qui sont :

Les enkiloses, humeurs froides, écrouelles à telle partie du corps que ce soit, les playes cancéreux, ulcers chancreux dégénérés en humeurs froides, la rogne, grande et petite teigne, la lèpre, dont le corps souvent couvert d'une croûte supurente, et la lèpre virus, les perclusions des menbres, les décentes de telle espèce que ce soit, et le lait répendue ou cspechement de lait et autres maux semblables.

Voilà, Monsieur, cette pension que le sieur Longuet [a] établie et sur de ses opérations, sans douleurs, ni endomagé la peau, ses intentions pour l'humanité est de faire sa soumission à la section des Enfants trouvé, en demandant 10 à 19 enfants de pères et mères indigents, attaqués de ses meaux, pour les guérire gratuitement. Comme à l'époque du mois de juillet 1787, le sieur Longuet d'Hautville a fait sa soumission au Bureau de la Ville pour guérire les malades des quatre hôpitaux, après qu'il seroit réunis dans un des quatre, qui seront attaqués des meaux ci nommés, aussi gratuitement, et de faire des élèves pour continuer son traitement, dont il aura sa demeure à S' Louis, il fut accepté et enregistré et mit cette article sur la 7* hste. Comme ses hôpitaux ne vont pas encore être établie, ce qui déterminent encore plus le s'' Longuet à perfectionné cette pension, atendue le nombre considérable d'enfants et des grandes personnes attaqué de pareilles maladies, ce qui ce perpétue sur quantité de sujets de famille, qui arrêtent souvent un établissement à des demoiselles et pouvant gatter à la longue le sang français.

A qui donc s'adresser pour la faire subsister, l'auteur n'ayant que médiocrement des fonds, une somme d'environt 600 livres sulhra pour mètre l'auteur à même de s'installer et passer bail avant la saint Jean, en donnant 6 mois d'avance et les imprimés fait et annoncés au public, et en très peu de tenis l'on verra la vérité des guérisons surprenant, et calmeroit en produisant aux pères et mères de famille leurs enfants débarrassé de ses fâcheuses infirmités.

Ces donc à M. Hailly. digne maire de Paris, conu par son zcUe et

porté pour l'humanité, est la seule personne à qui l'on peut ce confier, et qu'il en soit le protecteur, pour obtenir un secours presant, secours qu'il sera remie sous peu de tems pour être employé à d'autre secours, ci la personne obligente l'exigent pour un pareille service, que M. Bailli soit bien persuadé de la probité du s"^ Longuet et qu'il n'oublira jamais de cette reconnoissance qui est due aux sentimens des personnes bienfaisante, comme aussi de croire qu'il est avec toute la considération et le respect possible, l'honneur d'être très parfaitement.

Monsieur, le très umble et très obéissant serviteur.

Longuet d'Hautville,

Rue de Charenton, près la nouvelle barrière, quartier de Rembouillait , n° 35, vis-à-vis un bouriier.

Est tout prest aux ordres de M. le mairs et de lui faire voire les certificats, les letres de M. de Castries, de M. le baron de Breteuille à M. le duc de Coignie, pour prouvé que je n'en imposent point, j'espère avec confience que M. Bailli ordonnera de faire scavoir ses sentiments et de ce déclarere le protecteur d'une entreprise curieuse par les guérisons qui s'en suivra, en atendant l'honneur de me faire scavoir ses bonnes volontés, atendue que les personnes qui me sèdent le bail par retrosetion, voudroit qu'il fut passé avantla saint Jean, et d'ailleur votre serviteur pour ce mètre en état de recevoir des enfants de bonne famille.

Minute, Archives nationales, F'^ 247.

ARRÊTÉ DU CORPS MLMCIPAL, DESIGNAIT M. VALLET DE VILLENEUVE, TRE- SORIER DE LY VILLE, POUR PERCEVOIR LES ARRERAGES DES RENTES APPARTENANT AUX PAUVRES DE PARIS, ECHUS LE 1" JANVIER 1791, SOUS LA SURVEILLANCE ET LE CONTROLE DE LA COMMISSION MUNICIPALE DE BIENFUSANCE, QUI EST CHARGEE DE DRESSER UN ETAT DE CES RENTES ET REVENUS AVEC LE NOMBRE DES PAUVRES DANS CHACUNE DES TRENTE TROIS PAROISSES.

5 août 1791-

Du cinq aoust mil sept cent quatre vingt onze. Le Corps municipal délibérant sur l'exécution de la loi du 2 5 mai dernier^'), relative aux arrérages des rentes appartenantes aux pauvres des paroisses de Paris, et sur le compte rendu par sa commission de

bienfaisance :

Considérant que le territoire de toutes les anciennes paroisses ayant été réuni et divisé pour former les nouvelles, il résulte de ce fait que la première disposition de l'article premier de ladite loi, concernant les arrérages échus jusqu'au i^ janvier 1791, ne peut recevoir d'application, parce qu'aucune des paroisses actuelles n'est véritablement une

paroisse conservée;

Ouï le second substitut adjoint du procureur de la Commune :

Arrête :

1° Que les arrérages des rentes appartenantes aux pauvres de Paris, échus au i" janvier 1791, seront perçus comme ceux échus ou à écheoir depuis cette époque ;

o" Qu'en exécution de l'article 2 , il nomme, pour recevoir provisoirement tous ces arrérages, M. Vallet de Villeneuve, trésorier de la Ville, auquel il sera alloué les frais extraordinaires que cette recette pourra lui occasionner;

(') 11 s'agit du décret rendu par l'Assemblée Nationale le 20 mai 1791, qui fut sanclionne le 2 5.

3° Que cette perception sera faite sous la surveillance et direction de la commission municipale de bienfaisance, jusqu'à l'organisation définitive d'une administration générale des deniers de charité;

W Que ladite commission lui présentera chaque semaine un état des sommes perçues, avec le projet de leur répartition dans les trente trois paroisses présentement existantes, pour y être ensuite distribuées par les personnes qui y seront incessamment commises à cet effet;

5" Qu'elle lui soumettra, dans le plus court délai, un plan définitif pour régler l'administration, perception, [des] aumônes et revenus fondés en faveur des pauvres de Paris, ainsi que leur répartition et distribution dans les trente trois paroisses;

6° Charge ladite commission de recevoir les comptes des administrations, bureaux de charité et autres établissemens qui ont eu précédemment la gestion desdits revenus, lesquels comptes doivent être rendus à la Municipalité, aux termes de l'article /i, à l'exception des revenus et aumônes perçus et distribués personnellement par les curés ;

7° Charge aussi ladite commission d'adresser, sans délai, un état exact des rentes et revenus appartenants aux pauvres, de leurs arrérages échus jusqu'au i" juillet dernier, et de se procurer tous les renseignemens qu'elle pourra obtenir sur le nombre des pauvres existants dans chacune des trente trois paroisses et la nature de leurs besoins, pour être, tous lesdits renseignemens, remis à l'administration générale et définitive, aussitôt son organisation;

8° Arrête en outre que l'Assemblée nationale sera suppliée d'ordonner que, pour les rentes et revenus qui leur appartiennent, les pauvres seront, dans toutes les caisses publiques, placés les premiers dans l'ordre des payemens.

Signé : Bailly, maire; Dejoly, secréta'ire-frrejjier .

Pour copie conforme à jorigiual :

(Signé) : Dejoly, secrétaire-greffier.

Extrait conforme, Archives nationales, F'^ SaSy.

ADJONCTION PAR LE CORPS MUNICIPAL DE NOUVEAUX MEMBRES \ CEUX QUI COMPOSENT LA COMMISSION DE BIENFAISANCE.

19 août 1791. Du dix neuf août mil sept cent quatre vingt onze.

Sur la proposition du second substitut adjoint du procureur de la Commune,

Le Corps municipal a adjoint MM. Rousseau, Cauchin de la Tour, Bontems, Quatremère, Soreau et Dandry à MM. Cousin, Le Camus, J.-J. Le Roux, Stouf, Chevalier et Le Soûle formant la commission de bienfaisance.

Arrête qu'expédition de cet arrêté sera incessamment adressée par M. le maire à chacun de MM. les commissaires.

Signé : Bailly, maire; Dejoly, secrétaire -grcjjîer.

Pour extrait conforme à l'original :

(Signé) : Lemoine, secrélairc-grejficr .

Extrait conforme, Archives nationales, F''^ 3587.

ARRÊTÉ DU CORPS MUNICIPAL , ORDONNANT LE PAYEMENT AUX COMMISSAIRES DU COMITÉ DE BIENFAISANCE D'UNE SOMME DE 6,000 LIVRES, TANT POUR SUBVENIR PROVISOIREMENT AUX BESOINS LES PLUS URGENTS DES PAUVRES, QUE POUR ACQUITTER LES SALAIRES DUS AUX MAITRES ET MAÎTRESSES DES ECOLES DE CHARITE.

19 août 1791.

Du dix neuf août mil sept cent quatre vingt onze.

Sur le rapport des commissaires du comité de bienfaisance , Ouï le second substitut adjoint du procureur de la Commune;

Le Corps municipal arrête que le Bureau d'agence des biens nationaux fera payer aux commissaires du comité de bienfaisance une somme de six mille livres, pour subvenir provisoirement, tant aux besoins les plus urgens des pauvres, que pour acquitter les salaires dus aux maîtres et maîtresses qui tiennent les écoles de cbarité, lacjuelle somme de six mille livres sera remboursée des premiers fonds que la Municipalité touchera sur les revenus appartenants aux pauvres pour les six premiers mois de cette année.

Signé : Bailly, maire; Dejoly, secrétaire-greffier.

Pour extrait conforme à l'original :

(Signé) : Dejoly, secrélaire-grejier.

Extrait conforme, Archives nationales, F'* 3587.

RAPPORT DU DÉPARTEMENT DES HOPITAUX SUR LA MAISON DE SANTE DU SIEUR RELPÉCHE, HERRORISTE, RUE DES AVEUGLES, QUI TRAITE L'ÉPI- LEPSIE AU MOYEN DE SIMPLES.

5 soptombro 1791.

Municipalité de Paris. — Déparlement des hôpitaux. Rapport du 5 septembre tjgi.

Monsieur,

Suivant les ordres que vous m'avés donné, j'ai pris des informations sur la maison du sieur Belpêcbe, herboriste, demeurant rue des Aveugles, vis è vis celle Garancière, faubourg S' Germain, depuis environ deux ans et deux mois.

Ledit sieur Belpêche a trouvé, dit-il, le secret de guérir les maladies épiieptiques par le moyen des simples , il n'a pas encore fait de cures connues, cependant il vient de se procurer une maison qu'il a louée rue des Fourneaux, appelle cy devant le parc aux moutons, près et hors l'ancienne barrière de Vaugirard. Cette maison est en très bon air

et presque en plein champ, il ne fait que commancer à la meubler et à y construire son laboratoire, de sorte que cet établissement n'a encore aucune consistance; il espère qu'il pourra par la suite loger environ douze malades, qui seront chez lui à titre de pensionnaire, en payant ; on assure qu'il n'est pas assés fortuné pour avoir des malades gratis, il n'est ni médecin, ni chirurgien, seulement marchand herboriste, avec connoissance de la botanique f^'.

(Signé) : Belat. Minute, Archives nationales, F'^ 9^7.

(') Ce rapport accompagne la requête de ressources, parce qu'il était sujet à des

présentée, ie ao août 1791, à M. Bailly attaques d'épilepsie, autrement dit du

par ie sieur Antoine Bougeret, fds d'un haut mal, depuis deux ans, à l'effet

limonadier de i'ile Saint-Louis, mouleur de d'être admis en qualité de «bon pauvren

bois à l'île Louviers , lequel exerçait la pro- dans la maison de santé du nommé Bel-

fession d'écrivain, mais se trouvait dénué pèche.

Pour montrer la transforma lion qui s'opéra dans le re'gime de l'Hôtel- Dieu en 1791, nous croyons devoir indiquer, d'après ÏAhnanach royal, les noms de tous ceux qui, de 1789 à 1791, avaient qualité pour s'occuper de l'administration de cet hôpital et des soins à donner aux malades.

L'Hôtel-Dieu est gouverne, pour le spirituel, par MM. du Chapitre de TÉglise de Paris , qui sont :

M. de Montagu, doyen.

M. Chevreuil, chanoine et chancelier.

M. Duchillaud des Fieux, sous-chantre et chanoine. Il y a, pour Tintérieur de la maison, M. Cohn, maître au spirituel.

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