‹ L'assistance publique à Paris pendant la Révolution; documents inédits (volume 2)Chapitre 60 sur 229 · SECONDE CLASSE · texte numérisé non relu

SECONDE CLASSE

Il est avoué que les grandes opérations chirurgicales réussissent rarement dans l'Hôtel-Dieu, à raison du mauvais air qu'y respirent ceux qu'on y opère, malgré les soins et les lumières supérieures des maîtres de l'art chargés de ces opérations. Seroit-il dillicile de placer toutes les maladies chirurgicales dans la maison des Enfans trouvés, en transportant ceux-ci ailleurs, par exemple dans la maison des Feuillans, rue d'Enfer?

Il y auroit ici un triple avantage.

Les enfans seroient en meilleur air. On pouroit tous les jours les promener dans le jardin du Luxembourg, aux heures où il y a peu de monde, et ces promenades les fortifieroient sensiblement.

Les malades opérés ou blessés n'étant plus exposés aux émanations méphitiques des fiévreux et de toutes les maladies malignes, putrides, contagieuses, guériroient certainement avec plus de sûreté et de célérité.

Ce nouvel ordre enfin, en débarrassant beaucoup le local de l'Hôtel- Dieu, n'aporteroit presqu'aucun changement dans le service des officiers de tous les ordres. La pharmacie même ne seroit pas déplacée, et les nouveaux arrangemens ne seroient ni coûteux, ni difficiles.

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