‹ L'assistance publique à Paris pendant la Révolution; documents inédits (volume 2)Chapitre 62 sur 229 · QUATRIÈME CLASSE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME CLASSE

Les foux et les folles peuvent estre enfermés et gouvernés partout ailleurs, pour le moins aussi bien qu'à l'Hôtel-Dieu, et les secours qu'on leur donne seront égallement bien administrés dans une maison séparée sans augmenter beaucoup la dépence.

Ce nouvel arrangement diminueroit d'environ moitié le nombre des êtres qui engorge continuellement l'Hôtel-Dieu et qui augmente la corruption de l'air qu'on y respire.

On n'auroit plus le spectacle rebutant de plusieurs malades couchés dans un même lit.

On éviteroit la dépence énorme des nouvelles constructions qui avoient été projettées.

Enfin le service à l'Hôtel-Dieu se fcroit beaucoup mieux, car il seroit facile alors de classer dans la même salle les maladies à peu près analogues; dans une salle, les fièvres intermittentes, dans une autre, les

maladies aiguës inflammatoires, dans une troisième, les fièvres malignes, putrides, contagieuses, et ainsi de suitte. .

Un citoyen obscur mais zesléose présenter cette idée à nos seigneurs de l'Assemblée Nationnale.

Il la borne à un simple aperçu très circonscript par respect pour la sublimité de leurs lumières et leurs très importantes occupations , intimidé d'ailleurs par l'intime persuasion des bornes étroites de ses connoissances.

En m'égarant, j'aurai peut-estre le bonheur de mettre sur la voye, alors fiingor vice cotis, acutiim reddere quœ ferrum valet, exsors ipsa secundi.

YvON,

médecin à St-Germain en Lave.

Minute, Archives nationales, D IV 69, n° 1899.

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