‹ L'assistance publique à Paris pendant la Révolution; documents inédits (volume 2)Chapitre 69 sur 229 · PETITS · texte numérisé non relu

PETITS

es

liti

RECAPITCLATIOX.

Les grands lits des salles d'hommes et de femmes pour les

malades et les domestiques montent à 3 1 <>

Les petits lits montent à 121

Les berceaux d'enfants montent à 33

Total général des lits de différentes espèces étant à

l'hôpital S'-Louis /iG6

Minute, Archives nationales, F'^ i86î.

HOPITAL SAINT-LOUIS. I^i9

LETTRE DU SIEUR DESSALLES, CHEVALIER DE SAINT-LOULS, SOLLICITANT UINE PLACE DE SURVEILLANT A L'HOPITAL SAINT-LOUIS.

1 6 juin 1791.

Paris, au caffé de Suède, rue el près la porte S'-Denis, le 16 juin 1791.

Monsieur,

Désirant estre utile à l'humanité, j'ay l'honneur de vous adresser mes demandes.

J'offre d'estre un des surveillants du bon ordre et de l'oeconomie dans l'hôpital de S-Louis au Marais.

Je ne demande que le logement, la soupe et lebouilly, tel que l'ont les malades. Depuis neuf ans j'hahitte le quartier du quaré de la porte S'-Denis. J'ay 55 ans, valétudinaire, suitte de 33 ans de bons. services pocnibles et de blessures.

Je suis chevalier de S -Louis depuis 1777-

J'ay six cent livres de pension.

Mineur depuis l'âge de i3 ans, je suis mon guide depuis cette époque, et j'ay l'honneur de vous assurer. Monsieur, qu'à tel endroit que vous m'indiquerez, je donnerez les preuves convaincantes de mon patriotisme et de ma délicatesse.

Je suis, avec respect. Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.

René Dessalles.

J'ay pour compagnon un sujet qui fera les mesmes preuves que moy, avec lequel je vis comme amy et non comme laquais, il a 9/1 ans, sobre, sage, écrivant bien, et il sera comme moy garanty par les nottables de mon quartier.

Minute, Archives nationales, F'^ 3^7.

L'adniinistialion est la même que celle de IHôlcl-Dieu.

M. Maillet, receveur de l' hôpital des Incurables, audit hôpital.

OBSERVATIONS SUR LE REGIME DE L'HOPITAL DES INCURABLES , PRESENTEES PAR LES PENSIONNAIRES DE CET ETABLISSEMENT À L'ASSEMBLEE NATIO- NALE.

3 décembre 1789.

Monseigneur le cardinal de la Rochcfoucaud en iG3o a fondé la maison des Incurables de Paris et a fait bâtir cette maison, ainsi que l'église, comme premier fondateur, il s'est trouvé Madame Le Bresd dans le même instant pour seconde fondatrice. Leurs intentions n'étoit que d'y mètre des gens les plus imfirmes, de maladies incurables, hor d'état de paroître dans le monde, puisse qu'il y en avoit qui avoit perdu l'esprit. Les fonds qu'ils ont placé dans celte maison étoit pour l'entretient et la bâtir de tout ce qui pouvoil être util pour recevoir des pensionnaires et pour pouvoir y faire leur domicile, les fonds de cette maison étant fixé par tête, les premiers fondateurs ont bien voulu qu'il se joigne à eux des personnes bienfaisantes pour fonder des lits pour y recevoir des imfirmes, et depuis ce tems,Ml s'est présentées des personnes de toutes les classes, depuis la condition jusqu'à l'artisan, et en conséquence la maison a augmenté; ce qui a décidé le premier fondateur à obtenir des letres patentes à S' Germain en i63o, dont on trouvera dans l'étude de maître Roucelle, notaire de ce tems, et l'on peut vérifier cela à la cbambre des notaires, et l'on verra qu'à la création les fonds étoit de 6,5oo^ et actuellement ils sont de io,5oo^

par personnes. Dans la fondation les fondateurs avoit établie une règle qui étoit proportionné à la situation des gens, car de ce tems, il n'y avoit que des personnes qui ne pouvoit que se transporter du lit à leur fauteuill, il ne leur étoit point dillicil de se conformer à cette règle, mais depuis ce tems tout est mort et tout a changé. L'intention du fondateur n'a jamais été de faire de cette maison une prison nj même une maison de force pour i recevoir des esclave, il n'auroit assurément pas voulut sacrifier leurs biens pour une telle chose, mais au contraire cette maison est une pension, et tout nous le prouve, car quand un nominatcur a donné sa nomination à une personne, il devient par là propriétaire sa vie durante, car du tems du cardinal, premier fondateur, quand on lui présentoit un imfirme, il disoit qu'il n'étoit pas possible de le recevoir, vu qu'il n'y avoit point de lit et que tout ses fonds étoit employés, mais qu'il faloit attendre qu'il y est quelque malade de mort, cela prouve donc bien que c'est une pension; mais aujourd'huy les fondateurs et administrateurs ont changé de façon d'agir et de penser, les fondateurs ce sont multipliés, la maison a augmenté, les fondateurs n'ont pas chercher à placer des imfirmes, mais souvent leurs domestiques, ([ui après 3o ou /lo ans de service, ou bien un de leurs fermiers, et enfin qui leur a plut récompenser, mais il s'est trouvé des fondateurs qui ont négligé les papiers de leurs fondation, cela n'étant point connu dans les familles, et à la mort cela s'est trouvé perdu, et ce sont donc les administrateurs qui jouisse de ses droits là , il y place de même et à leur volonté leur domestiques et autre qui ont le même droits. Il s'est trouvé aussi des pensionnaires qui ont fondé leur lit pour y prendre leur domicile, et cela retourne à leur famille, et ils ont le même droits. Nos fondateurs en nous faisant le bien qu'il nous font ne nous ont empêcher de nous plaindre , car au contraire ils nous demandent souvent si nous sommes contens, cela prouvent bien que nous avons droits de nous plaindre et de demander notre liberté, car notre maison doit être même différente aux haupitaux et même de l'Hôtel Dieu; de plus n'a t'on point éprouvé notre conduite avant de nous mètre dans cette maison. De plus il est certain que depuis que les fondateurs ont négliger leurs biens ou les familles desdits fondateurs. Messieurs les administrateurs n'ont pas manquer de s'en accomoder, de façon (pi'ils ont aux environs de 80 lits appartenante à ses dittes familles, fautes par eux de ne pas avoir réclamer sesdits biens, cepan-

dant ce n'est point un bien légitime, encore s'il n'en mésusoit point, qu'il nous traite avec plus d'humanités, nous serions plus heureux et nous ne ferions point de plaintes, mais il ce sont arroger si tellement le droit de maître pour nous maltraités que nous avons hau nous plaindre et faire des représentations, nous ne sommes écoutés en aucune façon, nous sommes regarder en un mot comme des gens de mauvaise conduites , et cependant c'est tout le cqntraire , nous ne sommes pas plus écoutés de Messieurs les commissaires, et même l'on nous refuse ce qui est du légitimement à nos pensions. Il seroit absolument nécessaire que nos seigneurs des Etats Généraux voulut prendre en considération l'intérest des pensionné de cette maison, puisse que c'est l'intérest de l'Etat, en se faisant représenter l'établissement du premier fondateur qui donneront une entière connoissance des biens appartenans à laditte maison et les titres, et de s'emparer de l'argent de la caisse, mais il faudroit d'abord faire mètre le celle chez les 12 petits administrateurs qui sont les commissaires, chez le greffier, aux bureau de 1 Hôtel Dieu, chez le receveur, ainsi que chez l'économe, mais il faudroit que cela soit très secrètement fait, et même tout à la même heure, afin que toutes ses personnes n'ait point le tems de rien soustraire , au moins tout se pourroit trouver sous le celles à la fois , et l'on prendroit par conséquent une entière connoissance de tous les biens appartenant à laditte maison. L'on pourroit, après avoir prit pleine et cntierre connoissance de tout ce qui concerne laditte maison, il plaise à nos seigneurs des Etats Généraux de changer la règle entièrement de laditte maison et d'en établir une proportionné au gens qui sont dedans et tel que l'humanité le demandent, atendu que ce sont tout honête personne qui ne devroit point être traités en prisonnié ni en esclave, comme il sont, mais en homme libre, qu'il ne soit point obliger d'être assugeties à demander des billest, chaques fois qu'ils ont à faire à sortir. L'on pourroit suprimer baucoup de personne qui ne font qu'épuisé les biens des pensionnaire et qui ne sont d'aucun utilité, car il n'y auroit besoin seulement que d'un eoconome et d'un receveur qui seroit chargé de toutes les recettes, qu'il métroit dans une caisse particulière, en prenant un homme notable, dont on pourroit être assurés, il lui seroit enjoin de verser régulièrement, en rend nt ses comptes exactes tout les mois, dans une caisse ou seroit tout en masse, et cela en présence de à digne magistrat qu'il plairoit aux

Etat Généraux de nomer à cette effet. Il seroit fort nécessaire qu'il y ait une audience toutes les semaines, afin d'écouter ies plaintes des pensionnaires, si toutes fois il y en avoit, et pour rendre justice à qui il apparliendroit afin de maintenir le bon ordre. Et pour assurer les biens de cette maison, il faudroit qu'il y ait à la grande caisse quatre clefs, dont une seroit dans les mains d'un greffier sur, ainsi que du receveur, et les deux autres resteroit dans la maison en la puissance des pensionnaires, de façon que la caisse ne pourroit être ouverte qu'en présence des quatre magistrats cpi'il auroit plut à nosdits seigneurs des Etats généraux nomer à cette effet, et même il seroit fort à propos d'i joindre six pensionnaires des plus respectables, et qu'il soit même instruit et même nomé pour faire une partie de recette qui se trouveroit î\ leur porté, et sûrement l'on ne manqueroit point de trouver dans ladittes maison des liommes avec assez de capacité pour remplir ses places, et au moin l'on seroit sûre qu'il n'y auroit point de tromperie et que les fonds renireroit exactement dans la caisse. C'est une demande qu'il seroit fort nécessaire que l'on accorda à la compagnie |)our la sûreté des fonds. Le greffier qui sera charger d'enregistrer sur ses registres toutes les dépenses qu'il sera obliger de faire pour le service de laditte maison ainsi que toutes les recettes, sera tenu d'en justifier au moin tout les trois mois aux quatre magistrat nomée pour cela. Quand à l'arcliiteq nomée par la cour et aux chef d'ateliers, il seroit enjoin au receveur de veiller de très près à leur conduite pour en rendre un fidel compte aux magistrat, et cela toujour en présence desdits 6 pensionnaires nomeé à cette effet, afin qu'il ne puisse se glisser aucun abus, et c'est là le vrai moyen de ies suprimer, ou au moin les j)lus grand, dont la compagnie est journellement accablé, de même de faire des visites très sérieuses sur les voitures de provisions, afin de rendre un raportfidel, ainsi que sur tout ce qui sortiroit de la maison. Il seroit enjoin aussi aux dits pensionnaires de veiller au dedans de la maison, touchant le devoirs que doivent remplir tous les emploies de laditte maison, tant pour la propreté qui doit être observé dans toute l'étendu de la maison que pour le service des sœurs etl'honêteté c[u'il doivent avoir envers les pensionnaires, ce dont il n'use guaire, enfin de veiller absolument à leur façon de se comporter et l'usage qu'il font (le ce dont ils ont l'administration, tant pour les habillemens d'homme que de femme, ainsi du reste, Ils seront donc tenus cesdits pension-

naires de faire dans tout les tems des raports fidel, sinon il leur seroit imposé une punition exemplaire pour la compagnie, comme nous somme dans un tems où le Roi a bien voulu par sa bontés permetre à tout les citoyens de dire sa façon dépenser, c'est pour(|uoi, nous pensionnaires, la compagnie d'accord, nous nous sommes permis do faire ce petit mémoire pour le melre sous les yeux de nos seigneurs les Etats Généraux, afin de partager comme cytoiens et d'avoir part au libéralités du monarque bienfaisant sous lequel nous avons le bonheur d'être.

Nous détaillerons ici dans cette article. Lors de la fondation il est certain que les fondateurs n'ont pas du faire de distinction quand au couché, car les deux matelas ont dû être de laine pareil et même neuf, ainsi que le bois du lit, chaises, table et buffet, aujourd'hui c'est tout le contraire, car dans les deux matelas il y en a un de bour et souvent l'autre de mauvaise laine, le traversin et oreiller, l'on n'en change la plume et souvent aussi les toilles de matelas et les coutils, mais cela ne ce fait pas au moment de la fontation, mais le plus souvent tous ces changement là ce font quand on carde les matelas, et fort souvent aussi l'on change le mobilié h la mort de celui qui en a ocupé la fontation la première fois, le second qui entre, on lui change le tout pour le peu que le pensionné ne soit pas apuyer de son fondateur, on le tourne à volonté et l'on en fait tout ce que l'on veut, voilà l'abus. Nous demandons que les matelas soit cardé au moin tout les deux ans, sans en rien changer, car ils les font ordinairement cardé tous les trois ans, l'on ne doit point non plus changer le mobillier à la mort d'un pensionnaire, souvent il arrive qu'il meure au bout d'un an ou deux, le fondateur ne doit pas perdre son bien, mais on doit l'entretenir au moin tel qu'il convient, afin que le deuxième et même troisième soit aussi bien couché que le premier, enfin on ne doit rien changer que ce ne soit la longueur du tems qui l'exige, et dans ce cas il faudroit et l'on doit mètre tout neuf.

Quand au linge de lit, comme draps et taye d'oriyer, s'il n'y avoit point de changement, nous n'aurions point tout à fait lieu de nous plaindre, cependant il faut observé que l'on avoit coutume de nous donner régulièrement tout les premiers du mois une paire de drap, chose fort essentiel, tant pour la propreté que pour la santé, aujourd'huy cela n'est plus, et nous ne sçavons pourquoi ce ménage, cela fait deux ou trois blanchisage de gagné dans l'anné, c'est à sçavoir

où cette argent là va, c'est la sœur supérieure qui est chargé de celte party, cependant l'on a bien soin de donner tout les premier du mois tant aux oITiciers qu'aux soeurs et domestiques de ia maison tout leur linge blanc et cela sans y manquer, nous demandons pourquoi nous n'aurions point le même avantage.

Pour le linge de corp , l'on nous donne une chemise par semaine , ce n'est cependant pas sufisant tant pour la propreté que pour la santé, il y a encore un abus conséquent, qui est d'empêcher le pensionné de mètre les chemises qu'on lui donne. à son usage, tant pour les poignets que pour les cols , cela n'est cependant point coûteux à la maison, puisseque c'est aux frais, dépens du pensionnaire; nous demandons donc que l'on nous donne une chemise de nuit par semaine, pour lors cela seroit assés; l'on nous donne une cravatte et une coeffe de bonet, l'on ne peut pas ce passés de cela, mais nous n'avons que deux mouchoirs, encore fort petit, cela n'est pas suffisant pour un homme, cela ne devient point trop coûteux, vu que c'est des vieux débris des chemises des pensionnaires, nous demandons que l'on nous donne un troisième mouchoire par semaine, ainsi qu'une mauvaise serviette pour nous essuier le visage, et aussi un linge pour essuier nos razoir.

Pour le linge de table, l'on nous donne une serviette qui sert de naple, et la seconde pour mètre sur nous, quand à cela nous nous en contentons, mais nous demandons seulement un torchon de plus, attendu que la plupart des pensionnaires lave leur vaisselle et font tout eux même, en conséquence, l'on ignore point que par les raison que nous aleguon, qu'un torchon n'est point suffisant.

Il faut vous faire connoître l'habillement, pour le drap des habits d'homme, quoi qu'il ne soit ny bon ni beaux, ainsi que la doublure, la culote étant du même drap, cela pouroit encore passé, mais la veste est d'une mauvaise serge fort clair, sans être doublé, cela n'est d'aucun service dans les rigueurs de l'hivert, je vous laisse à penser si nous sommes à notre aise, ce n'est cependant pas un grand ménage, pour l'apétit d'une pièce de vingt sols qu'il en coûteroit de doublure, au moin l'on seroit un peu mieux, celui qui n'a pas le pouvoir de faire doublé ses veste est obliger de les porter sans doublure, cependant dans l'interval des habillemens, l'on est obliger de donner des vestes et loujour pareil sans doublure. Nous demandons que dans l'habille-

156 L'ASSISTANCE PUBLIQUE A PAUIS.

ment il n'y est aucune préférence, d'ailleurs, étant tout à la même pension, nous devons être tous égaux, il ne doit point y avoir de tcms limité pour donner des habillemens, attendu qu'il entre fort souvent des pensionnaires à la maison, et il les faut habillés, ainsi il est constant que ce doit être le besoin qui doit guidé pour donner des habits, nous en voyons dans cette maison qui ont des habillement tous les ans ou dix huit mois, pendant que d'autre n'en ont que tout les six ou sept ans, et même qui font pitié, cela n'est cependant juste. Nous demandons qu'à l'habillement neuf l'on nous laisse le vieux, sofîre à nos dépens à le faire racomoder et même à le rendre au premier neuf, mais quand aux veste et culotte, qu'on nous les laisse, vu qu'il nous sont util à grand chose, vu qu'il nous servent à racomodé nos bas, et des chanson pour l'hivert, mais comme une party de nous sont infortuné, c'est pourquoi que ménageant notre habit neuf pour pouvoir être dans le cas d'aller proprement à l'église, et même aussi de pouvoir sortir dans la ville chez nos parens ou nos bienfaicteurs, cela doit être fort indifférend à Messieurs les commissaires. Nous demandons que nos culotte et veste, il nous soit accordé de les faire teindre en noir, cela ne doit soufrir aucune dificulté, étant à nos dépens.

L'on nous donne aussi une paire de bas seulement dans le courant d'une année, cela n'est pas suffisant pour une personne qui ne garde point le lit, et encore ne lui fait-on pas raccommodé, ce seroit cependant bien la moindre chose, mais nous en demandons deux paires par an, le prix n'est pas si exorbitant pour qu'il nous empêche de pouvoir les demander, en les prenant à la manufacture, la qualité dont on les prend n'exède point plus de 3o à 35 sols la paire. Il y a beaucoup de pensionnaire qui ne quitte point le lit que pour les changer, mais au moins il faudroit qu'il soit souvent lavé et racomodé pour ces gens là, cela ne peut point altérer la caisse et l'on peut voir d'où l'on peut tirer cette dépense de cette seconde paire de bas que nous demandons.

Chaque pensionnaire qui entre dans cette maison pour ocuper sa place, l'on lui donne une paire de souliers, est-il croiyable qu'un homme qui peut aller et venir soit dans le cas d'être content pour son usage, attendu que les personnes même qui ne quite point le lit n'en auroit pas assés. 11 est bon aussi de dire qu'il sont de mauvais cuir, mais encore de mauvaise façon, et ce qui fait que dans un tems humide ses souliers deviennent tout à fait à rien, et il est imposible d'en tirer aucune

partie; si c'est des remonture, c'est encore pire, si les neufs dure trois semaine, les vieux ne dure pas quinze jours; quand on donneroit, comme l'on fait, des vieilles remonture, cela ne peut servire que dans la maison et encore au gens qui vont de leurs lits à leurs fauteuilles ; c'est donc la faute directement du gouvernement de cette maison, car le cordonnier ne devroit absolument n'emploier que du bon cuir, car un ouvrier qui a une fourniture de 5oo personne à faire doit avoir beaucoup d'égard, étant bien payer, puisse qu'il est vrai, la taxe de la maison est de li^ lo' et les remontures à /12', je veux qu'il ne puisse pas éfectivement donner tout le bon de son cuir pour la fourniture de cette maison, mais il doit se trouver dédommagé par la ([uantité des malades qui ne sortent pas; et même ceux qui sottent, pour avoir de bon cuir et des souliers bien cousu, lui donne encore aà à 3o sols et pour les remontures 8 ài 0 sols, ce qui augmentent le prix de ses souliers, mais comme tout cela n'est point suffisant, c'est pourquoi nous demandons donc une deuxième paire de souliers neufs, ainsi qu'une paire de remonture de plus, cela ne doit pas altéré la caisse, on ne doit point refusé cela aux allent et venant, attendu qu'il y en a près de moitier à qui il en faut moin.

Quand aux bonet de laine que l'on nous donne , il sont bien tout au plus de la valeur de vingt à vingt-six sols pour le jour dans l'hivert, cependant il ne sont point de duré ni d'aucune cbaleur, celui que l'on donne pour la nuit peut passée, pour l'été, on donne un bonet de toille blanche, mais celui de toile grise ne peut servire que dans la maison

et non dehors.

L'on ne donne point de peruque, ni même de chapot, l'on ne raze point et l'on a point de tabac, voilà donc quatre choses que l'on ne donne point dans cette maison, qui sont cependant fort nécessaire à la vie de l'homme, l'on pourroit trouver un moien, sans prendre à la caisse, de donner toutes ces choses, et vous le verres à la suite.

Nous ferons voir dans cette article la façon dont sont traité les pensionnaire dans les maladies, car souvent il ne sont soulager qu'en gros; il n'y a point de nécessité de lever un malafle aux heures où l'on le lève, car à cinq heures du matin, un homme qui est accablé de someil et même de douleurs , c'est directement là le tems que l'on choisi pour le faire levé, malgré toutes les représentations que nous n'avons cessés de faire, il faut obéir à des garçons de sal, ainsi qu'à des sœurs, et

encore essuîe-t-on leurs mauvaise humeurs, en prenant un malade à brasse-corp eT le jclland avec colère dans son fautcuille, si le malade et imfirme, a besoin de quelque choses, ou même d'être changer pendant la nuit, l'on le laisse fort bien dans son besoin jusqu'à l'heure où l'on le lève ordinairement, sans nullement s'inquiéter si cela lui est contraire ou non, l'on laisse bien aussi dans son fauteuille depuis cinq heures du matin jus(ju'à quatre heures du soir, assurément cela ne l'accomode pas. Il est bon aussi de vous faire observer cependant que, lorstiu'un pensionnaire est dangereusement malade, l'on lui donne une veilleuse, mais quel devoir remplie-t-el de sa mision vis-à-vis du malade? voilà leurs façon de se conduire, il vont plusieurs faire leurs ronde dans les salles à neufs heures du soir et donne éfectivement un bouillon à chaque malade et ferme toutes les portes des dortoirs, en voilà donc pour jusqu'à minuit, et font la même répétition, et à trois heures encore une ronde et un bouillon, c'est pour jusqu'au levé; vous voyez donc que par cette arrangement le plus malade n'est pas plus soigné que celui qui ne l'est pas baucoup, car les veilleuse ainsi que les sœurs qui sont faites pour cela sont plus ocupé à dormir les trois cart de la nuit qu'à ce qu'il doivent faire, et souvent les voisins sont obligé de se levé pour les réveillés et donner au malade ce qu'il croye lui être nécessaire, car le plus souvent sesdittes veilleuse ne se souvienent plus de ce qu'il doivent administrer à leur malades, étant bien ocupé à dormir auprès de leurs feux, si c'est au contraire l'été, il preine un peu l'air, voilà la façon dont un malade est traité dans nos maisons. Je crois et nous croyons tous, comme vous voyés, qu'un malade a bien le tems de mourir en attendant le secour qui devroit lui être porté, il est vrai que dans le jour l'on est un peu mieux traités, il n'est pas étonnant, il va et vient du monde dans les salles et mêmes des parents qui viennent voir lesdits malades, et l'on craindroit que l'on ne porta des plaintes n'étant pas bien traités. Quand aux garçon ils sont baucoup plus excusable, attendu que le long de la journée il se trouvera occupé à des travaux pénibles et il se trouvera par là hors d'état de pouvoir passés la nuit, de plus il n'y en a que six, et quarante-quatre sœurs, dont il y en a deux par nuit, et à quoi sert-elle, à rien.

Pour ce qui est de la convalescence un malade devrait avoir pour se fortifier l'estomach un peu de différends vins, comme rota, alican.

mais si vous n'êtes point l'ami de la supérieure, il n'y a rien de tout cela, ù moin que vous ne soiez dangereusement malade, c'est-à-dire volontiers à l'agonie, peut-être pour ne pas charger sa conscience, l'on vous fait la grâce de vous en procurer au bout d'une plume, de même que des confitures, l'on vous en donnera la valeur d'un pot, d'un quarteron, et encore vous dira-t-on de le conserver bien précieusement, car c'est baucoup coûteux; si le médecin ou cherurgien vous ordonne de manger, l'on comence à vous donner deux œufs frais et quelquefois un pain molet d'une demie livre, et encore faut-il qu'il dure deux jours, tant pour le potage que pour manger, cela n'est pas sufïisant, cedit pain, l'on le refuse à des vieillard qui ne peuvent plus manger, et si l'on lui donne, on ne veut lui en donner qu'un pour deux jours, cela est-il sutlisant pour un homme? mais quand un malade a reçu le bon Dieu, si il se trouvent en état de manger, on ordonne de lui donner un petit poulets, fort petit, cela lui sert deux ou trois jours, mais sans avoir été administrer, l'on a rien du tout; car nous avons vu des pensionnaires, après avoir essuie une forte maladie, quand il va un peu mieux, l'on le réduit fort bien dans sa convalescence à la nouriture ordinaire, sans scavoir si son tempérament est dans le cas de supporter cette ditte nouriture, qui est le gros pain, ainsi que les grosses viandes, l'on a bien soin au contraire, que quand il se trouvent deux malade convalescent emsemble, de leurs partager un petit poulet en deux, ce que l'on a jamais vu, ce n'est cependant pas d'un prix si haut pour cela , et cependant nous passons dans le monde pour avoir tout à discrétion et même tous nos aises.

Pour de chandel, nous n'en avons, ni été, ni hivert, à la vérité nous avons des réverbèrres qui s'éteigne volontier toujour au milieu de la nuit, il ne peuvent éclairer que dans la longueur des dortoirs, étant suspendu au milieu, mais une ruel de quatre pieds de large entouré de ridaux de serge fort épais, il n'est pas possible de tirer de lumière, ce qui fait que dans l'hivert, oii le jour et tout à fait tombé à quatre heures du soir, et nous sommes obligée par là de passer une partie de la vie toujour dans les ténèbres sans pouvoir nous occuper à aucune choses ; si nous n'avons point d'argent pour acheter de la chandel , il faut nous coucher et soupe et même nous levé sans voir clair, car il y en a baucoup qui n'ont point de quoi acheter de chandel, c'est pourquoi il est utile que nous ayons de la lumière été comme hivert , c'est

160 L'ASSISTANCE l'lJ5LIQUE A PARIS.

pourquoi nous demandons deux cliandel, dos huit à la livre, depuis la Toussain jusqu'à Pasques, et depuis Pasques jusqu'à la Toussain une chandel des huit, je croit que c'est hien la moindre choses que l'on donne à des pensionnaires, cela n'est pas si coûteux à la caisse pour que l'on puisse refuser cela, d'ailleur l'on vera à la suite.

Mais de quel nécessité est cette règle que l'on veut faire que l'infirme se couche à h heures du soir pour se levé à 5 heures du matin, c'est d'ahord se coucher trop tôt et se levé trop matin; aux heures où l'on fait levé cedit imfirme, c'est l'instant où il pourroit prendre son repos, attendu que le matin, le corp étant rej)Osé, et, l'été, les punaise retiré, c'est là le vrai moment où il dormiroit tranquil, cela ne nuiroit à personne d'avoir un peu plus de précaution et même d'humanité, pour ce qui regarde le traitement des malades, il faut observé que ce sont des hommes, nous demandons que les imfirmes, que la règle de leurs levé comme le couché soit établie raisonnablement, et même pour son soulagement, qu'il soit levé à 'j heures ou 8 du matin, et couché de même, et aux mêmes heures celui qu'il faut coucher, mais au cas de maladie il en sera ordonné par le médecin ou cherur-

gien.

Pour ce qui est d'un vicllard que fort souvent accablé par le poid des imfirmités se dégoûte de la nouriture ordinaire de la maison, il y nuroit moien de pouvoir lui procurer des alimens plus léger, car il y a des tems où la volail est à très bon compte, l'on pouroit lui en donner de tems à autre, ainsi que du poisson, comme merlent ou limande, et même des légume, soit choux fleur ou épinard, toutes ces sortes de choses né sont pas d'une grandes coutance, mais au moin cela ragouteroit un homme d'âge.

Si l'on dit, comme cela est vrai, qu'il faut du bouillon, il est absolument nécessaire d'en avoir, mais pour faire usage de la viande, comme nous avons cinq jours gras dans la semaine, l'on peu donner deux soupe en rôti et les trois autres souper mètre la viande qui aura servie à faire du bouillon, bien arranger cela en ragoût, tantost en vinaigrette ou en blanquette, et c'est là le moien de contenter tout le monde.

Pour une apothicairerie, il y a certainement un joli emplacement, mais il n'est pas monté et l'on est obliger de prendre toutes les drosgues à l'Hôtel Dieu, sont-elle bonne à l'utilité du malade? ce n'est pas

celui qui souvent est en démence, ni même le pensionnaire, qui en peut juger, c'est pourquoi nous demandons qu'il soit établie dans cette maison toutes les drogues util au malade sans aucun danger.

Les graisses et suif de la cuisinne doivent servir pour faire de la chandel, car l'argent qui provient de la vente de sesdittes graisses doit servire à acheter du bon suif pour servir à l'utilité des pensionnaires. L'on dit que l'on donne des vings au malades, comme aliquant ou rota, cela n'est que pour les viellards, mais c'est des vingt qui sont bon pour fortifier l'estomach, l'on devroit en donner une cuillerée à bouche soir et matin, il est vrai que l'on en a donner, mais comment, c'est au bout d'une plume, à qui, à des personnes à l'agonie; il devroit y en avoir, car ce qui est emploier au service des malades n'est pas coûteux, mais l'on pourroit en demander un petit compte exacte à l'économe ou à la supérieure des sœurs.

L'on pourroit aussi pour les imfirmes et alités, et même les viellard, leur accorder toutes les semaines un pot de confiture, d'une façon ou d'autre, seulement d'un quarteron, cela n'est pas baucoup dispendieux, il n'en faudroit accorder qu'à ces sortes de gens ou dans la convalescence d'un malade.

Il seroit aussi fort nécessaire que l'on donne à l'imfirme du sucre pour son besoin, cependant l'on lui refuse, mais nous ne disons pas de mètre le malade à même, crainte d'imprudence, il pourroit quelquefois en mésuser, mais il faudroit lui donner par mois seulement une demie livre, et cela seroit fort util, quand cela ne seroit que pour boire avec de l'eau quelque soir, cela lui feroit du bien à l'estomach , soit même lait ou thé, mais l'on ne donne rien de toutes ces choses, puisse qu'il est vrai que l'on refuse, les jours de médecine, ce qui est d'usage de donner, il y auroit cependant des moiens bien sûre pour pouvoir procurer toutes ces douceurs là au pensionnaires.

Nous ne nous plaindrons pas de la qualité de la viande, car tout le monde sçait, comme nous, que la viande de l'Hôtel Dieu est la meilleur de Paris, mais l'on ne profite nullement de cette bonté, car nous ne sçavons d'où cela dépend, car fort souvent le bouillon n'est pas meilleur et cela n'est pas difficille à croire, la viande n'est pas toujours cuitte à propos, ne l'étant pas quelquefois à moitié, mais l'on peut atribué ce déffaut de soin au fille de cuisinne et même au veilleuse; cependant si l'économe faisoit plus d'attention à ce qui ce passe dans

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la maison, ce devroit être un de ces premiers soins que de visiter les cuisinne poursçavoir ce qu'il y ce passe, car nous avons des tenis où le bouillon est ce qui doit être, ainsi que la viande, mais c'est précisément les jours que MM. les commissaires sont à la maison et font leur visite, et cela devroit toujour être égal, ce qui prouvent bien que ce n'est qu'une pure négligence de la part de ceux et celle qui doivent avoir l'œil à cela.

Pour la règle des jours gras, quand au diné, il est d'usage au diné de donner le potage et le bœuf, et pour les soupes l'on pourroit changer pour délasser un peu les pensionnaires, comme il y a six jours gras, en comptant les dimanches, et par conséquent aucune viande ne doit être perdu, le dimanche, l'on pourroit donner du veaux à la broche, le lundy, ragoud ou aricot de mouton, le mardy, du mouton en broche, le mercredy, soit vinaigrette ou blanquette, le jeudy, soit veau, bœuf ou mouton à la broche, et dans tout les cas où il resteroit des viandes, l'on pouroit les faire accomoder, tantost d'une façon, tantost de l'autre, et le donner au pensionnaires et cela chacun à leur tour; il est vrai que cela n'obligeroit pas les gens de la cuisinne , vu que cela leur donneroit un peu plus d'ouvrage, car n'étant pas porté d'inclination à ce qui regarde nos interest et aimant baucoup mieux l'ouvrage faites que celles qui est à faire, voilà pourquoi cela ne leur feroit sûrement pas plaisir.

Pour ce qui regarde le maigre, si l'on ne mange rien de bon, cela dépend du ménagement que l'on prend pour l'assaisonnement de ces denrées que l'on donne pour servir d'aliment, car sans en donner de trop, si cela étoit bon, l'on seroit encore content, mais l'on a réformé depuis quelques années tous les bons usages, car dans les tems de harang frais l'on en donnoit deux à trois fois, même quatre, ainsi que du merlent et limande, cela changeoit, mais présentement, si l'on en donne seulement une fois, c'est avec grandes peine, l'on a toujour à dire que cela est trop cher, mais cependant nous n'exigeons pas que l'on en donne tant de fois dans la grande cherté , vu que l'on peut fort bien attendre que toutes ces marchandises-là soit à un prix modieré, comme il y a baucoup de tems, mais dans notre maison, quand une chose est une foi passée en habitude, c'est pour la vie, cependant ce n'est point des choses impossible que nous demandons, puisse qu'il est vrai que c'étoit ce qui se contractoit ancieinnement.

Il en est de même du changement du vingt, ce n'étoit que des vingt de Bourgogne que l'on donnoit aux pensionnaires autrefois, aujourd'huy ce n'est plus le même, je veux bien que cest dits vingt soit augmenté, mais la quantité des enlevées que l'on doit faire pour l'aprovisionnement de la maison doit faire revenir les choses au même, de plus les pensions étoit moin forte qu'il ne sontaujourd'huy; ce que l'on en donne au pensionnaires ne doit pas être le motif du changement, car en ne donnant que chopinne, comme l'on nous donne, nous demandons donc qu'un pensionné ayant ateint l'âge de 5o ans eit trois demi stior et à 80 ans sa pinte, et que l'on rétablisse l'ancienne règle, et que dans les achats des vingt nous demandons aussi pourquoi il y a un tiers de vingt de Bourgogne, et à qui donne-t-on donc ce vingt, c'est sûrement aux emploies de la maison, mais nous n'avons que deux choses à demander, c'est de sçavoir qui est le chef, soit du pensionnaire ou de l'emploie, pour qu'il eit particulièrement le vingt de Bourgogne et le nôtre plus inférieure, de même qu'ils ont une pinte et nous chopinne, mais cependant un homme qui travail a besoin de force, car l'on sçait que si l'on avoit point de pensionnaire, il ne faudroit d'employer, mais cela n'autorise point lesdits emploices à être plus heureux que les maîtres, car cela n'est pas en écrit dans les pensions.

Nous voudrions aussi que l'on donne au pensionnaire qui ont ateint l'âge de 80 ans, (car il est sensé qu'un homme à ce grand âge ne peut avoir l'appétit d'un jeune homme, et que le gros pain ne peut passée) et donc qu'il faudroit lui donner un pain d'une demie livre, mais mollet, cependant cela n'est pas coûteux pour être dans le cas de refuser au pensionnaire cedit pain, encore d'autant plus aisé à faire, vu que l'on fait le pain dans la maison, car l'on peut dire que lorsque l'on refuse cedit pain au pensionnaire, il est sûr qu'il ne vit pas.

Quand au service fait par les garçon de salles vis-à-vis des pensionnaires, il est cependant conduit par l'économe cedit service, comment ce fait-il? Fort mal, le plus souvent en gros; qu'un malade demande qu'on lui fasse son lit, ainsi que sa petite chambre, et ce qui concerne son besoin, et même pour la propreté, on lui refuse, et même si il insiste, on le repense fort brutament et cela fort souvent, cependant le malade n'est pas dans le cas de demander rien qui ne soit juste et même ce qui regarde le devoir seulement de la maison, il y a cependant des pensionnaires assès raisonnables pour récompenser la peine

\m L'ASSISTANCE PUBLIQUE A PARIS.

d'un narcon, quand il se trouvent assés honûtes pour traiter avec les pensionné, si il se trouve que le malade soit obligée de faire des plaintes contre lesdits employés qui se trouvent mal honête vis à vis des pensionnaires, l'on lui répond encore qu'il a tort, et cela autorise des domestiques à maltraiter les malades, car il règne une vindication terrible de la part des emploies; nous nous sommes même aperçu que lorsqu'il nous arrivoit d'avoir un bon garçon doux et honête, on ne nous le laissoit pas longtems, et cela, parce que l'humanité est bannie de notre maison, car il ne faut dans cette maison que des garçon voué tout à fait à ce qui est absolument contraire à la charité et l'humanité, et propre h épié tout ce qui ce passe dans les salles pour en rendre un fidel compte au économe ainsi qu'aux gens de la maison, mais si ceux qui sont à la tête de la maison ne leur donnoit point de mauvaise exemple pour ce qui nous regarde, les garçon au moin seroit plus poly vis à vis de nous et plus honêtes, et nous serions bien moin maltraités, et de part et d'autre tout seroit content. Il est cependant bien plus agréable de vivre tous en bonne union et intelligence que d'être toujour en mauvaise l'un avec l'autre, tant qu'il n'y aura pas plus de règle dans notre maison, tout cela yra toujour fort mal, et nous serons bien malheureux jusqu'à la fin de nos jours; et cela est si bien arrangé de façon que les garçon et les soeurs et tout ce qui se trouvent d'emploier à laditte maison sont absolument les maîtres de faire leur devoir tout à fait à leur façon et à leur volonté, sans que nous puissions les contredire en aucune façon , car nous ne sommes regardé pour rien. Nous demandons donc la paix et le bon acord , et qu'il soit marqué directement le devoir desdits employés, et qui leur soit ordonné de traiter avec nous avec plus de douceur et dhonêteté, nous serons de même à leur égart, car nous ne leur demandons que seulement la propreté, qui est un point essensiel à la santé, et que les pensionnaires soit traités tous également, attendu que ce sont les même pensions; car nous voyons tout les jours une différence dans le gouvernement vis à vis des pensionné, car ceux qui sont par le Bureau ne sont point traités de la façon que ceux qui sont dans leurs biens ou dans celui du fondateur, cependant tout devroit être égal et sans aucune préférence, parce que cela doit être juste et raisonnable. L'on a bien celui de dire auxdits malades du Bureau, que s'il n'est pas content, qu'il peut se retirer, et cela on leurs dit de la part des commis-

saires. Il en est de même de la part des soeurs, que dans tout ce qui servent au pensionnaires , il s'arroge le droit de préférer qui il veule en leur clioisisant les plus fins morceaux et dans tout autres douceurs qu'il leur communique, que les autres n'ont point, ce qui ne peut que causer baucoup d'humeur entre lesdits pensionnaires; il est fort util et il est aisé de remédier à tout ces inconvéniens là en faisant rentrer chacun dans son devoir, en ordonnant principalement à l'économe qui est à la tête de laditte maison de veiller de plus près que jamais, et à ne s'en rapporter qu'à lui-même pour en être plus sûre, à ce que les garçons soit plus exacte à remplir leurs devoirs et à ce que toutes la maison soit pour la propreté dans l'ordre convenable depuis un bout de la maison jusqu'à l'autre, car c'est de la,.dernière des importance, tant pour la santé que pour empêcher le mauvais air, et de leur faire jetter de l'eau partout où il est besoin; ce doit être là un des premiers soin de l'économe, et comme aussi de faire souvent des visites dans les cuisinne pour y voir ce qu'il se passe, c'est encore fort util et même de sçavoir pourquoi qu'il subsiste deux marmittes et pourquoi cette différence de bouillon, que l'on dit être pour les officiers, nous ne sçavons pourquoi il ne peuvent point se contenter du même bouillon des pensionnaires. Il est à présumer qu'il prenne la meilleur viande pour eux, ce qui ne ce doit pas, car il est certain que le pensionnaire doit être regardé comme le premier et chef de la maison , et que c'est avec ses propre deniers que doivent subsister les gens qui y sont emploies, et c'est donc par cette raison qu'il ne devroit y avoir qu'une seule marmitte ou deux, si il est besoin, mais toujour égal en viende, pour que ce soit le même bouillon, et que même l'économe se trouvent présent, lorsque l'on meit les viandes et encore lorsqu'on fait la distribution des bouillons pour envoier dans les dépense de chaque salle. Il est util aussi d'être présent, lorsque les sœurs et les garçons font la distribution au pensionnaires, pour veiller si l'on les traite avec douceur et honêteté et pour sçavoir ce qu'il se passe , c'est son devoir ; nous disons que il est fort util que l'économe veille de très près les sœurs dans leur service, parce que l'on a des preuve certaine que l'on a trouvé dans la dépense des sœurs ce qu'ils ont refusé au malade, témoin à la mort de la sœur Thomas, elle portoit dans sa dépence des cruches d'huil de i5 à 20 livres et des pots de rastonnade, ainsi que d'autres petites choses; de plus l'on a vu des

parents de ces dits sœurs venir une fois ou deux par semaine et sortir avec leurs poches fort plaine. Il est certain que par là il diminue touiour l'ordinaire des pensionnaires. ]\'a-t-il pas été trouvé dans la salle S' Nicolas la sœur qui prenoit l'huil ainsi (ju'autres choses? puisse qu'il est vrai qu'on l'a prit sur le fait de la vendre au marchand de vingt et autre personne du quartier, il est vrai que sur le champ on l'a renvoier, mais l'on ne pouvoit point faire autrement, c'étoittrop connu vis à vis de tout le monde. D'après cela il n'est pas étonnant de croire tout ce qu'on a dit de la supérieure des sœurs qui étoit chargé de nous délivré nos vivres et autres choses, elle avoit même diminué jusqu'au mesure au vingt, elle a été renvoier sur le champ , même l'on ignore pas que celle actuelle passe pour avoir bien soin de se munir des toille et étoffes des femmes, ainsi que des confitures, et tout ce qui concerne les provisions de la maison. Ce qui prouvent toutes ces vérités au pensionnaires, c'est que les sœurs qui arrive de S' Lazare, la voiture n'est chargé que d'un petit paquet, et lorsqu'el s'en retourne à la comunauté, elle ne fait aucun rebut, car elle emporte gros et petits paquets, et à dire sans médisance, ce sont des effets appartenant aux Incurables et prit sur la maison, et voilà comme les sœurs de S' Lazare s'arrange en dépouillant toutes les endroits où il servent, et au lieu de distribué ce dont ils sont chargé envers les pauvres , il enrichise leurs maisons. Ils sont dans notre maison Z12 ou Uk, mais nous pouvons bien assurer que vingt bonnes servante feroit bien toutes leur ouvrage, et même quand il en faudroit aà, et leur donner des gages honête, la maison gagneroit baucoup; du moin quand on ne seroit pas content, l'on pouroit les renvoier, l'on seroit assuré qu'il ne sortiroit rien de la maison, et par ce grand bénéfice que la maison feroit, au moin le pensionnaire pouroit avoir ce dont il a besoin et être traités avec plus de douceur. Nous demandons que MM. les commissaires qui sont pour prendre nos interest et veiller à toutes les malversations qui sont introduist dans cette maison, car l'économe et la sœur supérieure ont d'abord tout à fait tout les biens de la maison entre les mains, il est sensé quil tirre tant qui peuvent à eux, et cela ne bonifie sûrement pas la maison. L'on sçait cependant bien que tout les jours nous sommes dupé, et MM. les commissaires ferme pourtant les yeux à cela, ce sont des choses à regarder de bien près. Il est bien vrai que, cette année 1789, fut accusé l'économe par un

HÔPITAI. DES INCURABLES. 167

pensionnaire d'avoir sorti des vivres de la maison et dont le pensionné lui a produit des témoins, qui les uns ont même paru et les autres ont dit qu'on n'avoit qu'à les faire assignés et qu'il paroitroit, pourquoi MM. les commissaires refuse-t-il la justification de l'économe, s'il n'est point coupable, c'est donc qu'il craigne qu'il ne le soit efFectivement, cependant c'est de la dernière des importance de finir cette aff'aire, de punir le coupable, si le pensionnaire a tort, ce seroit une gran'de témérités de sa part de faire une fausse accusation et de la menée si loing, il me paroît que c'est qu'on ne veut pas réveiller le passé.

Nous demandons qu'il soit ôté à la supérieure des sœurs toutes espèces d'administration de ce qui doit être donné et distribué au pensionné, comme lingerie et étoffes, car elle ne doit être charger que du soin de bien gouverner ses sœurs et de voir la façon dont elle se comporte vis à vis des pensionnaires, et si rien ne leur manque, et d'avoir soin de les réprimander quand elle seroit dans le cas de manquer; ce doit être là son unique et premier soin, et même dans le cas oii il y auroit des insultes faites de la part de quelque pensionnaire, que l'économe ait soin de veiller à faire des représentations, et même, si il ne vouloit point entendre de raison, en former des plaintes vis à vis de MM. les commissaires, pour qu'il en soit ordonné suivant leur équité, et de même que les emploies et les sœurs qui manqueroit soit puni suivant leurs crime , et quand les garçon ou serventes s'écarteroit trop du bon sens, après leur avoir plusieurs fois représentés, et au cas de récidive, qu'il soit renvoyé sur le champ. ,

Minute, Archives nationales, DXIX 3i, n° ^98.

LETTHE DE M. MAILLET, RECEVEUR DE L'HOPITAL DES INCURABLES, EN- VOYANT LES AVERTISSEMENTS \ LUI ADRESSES POUR LE PAYEMENT DU VINGTIÈME DÛ PAR TROIS DES MAISONS DE L'HOPITAL.

97 mai 1790.

Monsieur, L'administration de l'iiôpital des Incurables m'a chargé d'avoir

l'honneur de vous faire passer ies avertissemens qui ont élé donnés pour le payement de l'imposition du vingtième et des quatre sois pour livre des maisons qui apartiennent à cet hôpital.

J'en joins icy trois.

L'un pour une maison rue Neuve S^-Médard, louée au nommé Dumas, (au lieu de Portamer porté dans l'avertissement) moiennant 10 0^ par an au heu de 5oo^ portées dans cet avertissement.

Le second pour une maison rue Geoffroy l'Asnier, louée au sieur Bonnerée, moiennant 1,000^ au lieu de 2,000^, sur le pied desquelles la demande est faite par l'avertissement.

Le troisième pour une maison rue de la Vieille Bouderie, louée au s"^ Will, moiennant 1,^00^ au lieu de 2,000^, sur le pied desquelles la demande est faitte par l'avertissement.

Je suis, avec un profond respect, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.

Maillet, Receveur de Vhôpitai des Incurables.

Minute, Arcliives nationales, F'^ 9 33.

LETTRE DE L\ SOEUR BALD, L'UNE DES RELIGIEUSES DE L'HOPITAL DES IN- CURABLES, AU COMITÉ ECCLÉSIASTIQUE, RAPPELANT LA PROMESSE DES PENSIONS QUI DEVAIENT LEUR ETRE SERVIES PENDANT LEUR ABSENCE

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