FORCÉE
3i août 1791.
De Paris, le 3i aoust 1791.
Monsieur,
Malgré ce qui m'en coûte d'avoir l'honneur de vous rappeller les promesses judicieuses et obligente que vous avez bien voulu nous faire à notre sortie des Incurables, que nos pencions auroit lieu pendant l'absence forcée et non méritée de cest hôpital, je me trouve. Monsieur, dans la nécessité de revenir à l'effet de vos promesses. Nous avons été obligée de nous dispercer, la communauté n'ayan pas un logement suffisant pour contenir dans l'instant quarante trois filles de sui'crois ,
il y en a C) surtout qui réclament leur pencions. Je vous suplie, Monsieur, (l'y avoir égard, les personnes bienfaisantes qui nous ont accueilli et bien reçu n'ont pas l'obligation de faire à leur frais, ayant été préveneu de notre part de la justice que vous vouliez bien nous accorder. La suppérieure a 20 ans de séjour; sœur Libotte, 90 ans; sœur Bostc, A 2 ans; sœur Mousson, 36 ans; sœur Monique, 21 ans; sœurVoillet, 2 A ans; sœur Boulan, 21 ans; sœur Paran, 19 ans; sœur Connoissant, 19 ans. Je vous suplie de reclief d'avoir égard à mon exposé et d'agréer la continuation des sentiments confiant et de respect, avec lequel j'ai l'honneur d'être. Monsieur,
Votre très humble et très obéissante servente.
Sœur Bacd,
Fille de la Charité- Minute, Archives nationales, DXIX 8g, n" 71g.
LETTRE DE M. COUSIIN , ADMINISTRATEUR DU DEPARTEMENT DES ETABLISSE- MENTS PUBLICS, AU COMITÉ ECCLESIASTIQUE, EXPOSANT LA SITUATION MALHEUREUSE DES SOEURS DE CHARITE DE L'HOPITAL DES INCURABLES ET LES SERVICES QU'ELLES ONT RENDUS, AVEC REPONSE DU COMITE.
3 septembre i7gi.
MM. les commissaires du Comité ecclésiastique de C Assemblée mitionale.
Paris, le 3 septembre i7gi.
Messieurs ,
1° J'ai déjà eu l'honneur de vous écrire pour vous représenter les services qu'ont rendus dans l'hôpital des Incurables les sœurs de la Charité jusqu'à leur retraite , et vous engager à vouloir bien prendre en considération leur situation malheureuse. Ces infortunées filles me pressent encore aujourd'hui de vous solliciter en leur faveur. Je vous supplie donc et avec de vives instances d'accueillir leurs réclamations. Vous trouverez ci-jointe la lettre qu'elles viennent de m'écrire, dans laquelle elles exposent les inquiétudes qu'elles ont sur leur sort et les
titres que la durée de leur service auprès des pauvres leur donne à la bienfaisance publique.
(Signé) : Cousin.
5 septembre 1791.
9° Le Comité ecclésiastique, qui a pris lecture du mémoire que vous luy avès adressé relativement aux sœurs de la Charité qui ont rendu de bons services à l'hôpital des Incurables, pense que leur sort doit être toujours le même, puisque l'Assemblée nationale n'a touché à aucun des établissemens du genre de celuy auquel elles étoient attachées. Il va être fait incessament un rapport sur les congrégations séculières , mais on ajournera le sort des congrégations de femmes au moment où on s'occupera de l'éducation nationale, ce n'est qu'à cette époque qu'il sera statué délinitiveraent sur le sort des sœurs auxquelles vous vous intéressez, et sans doute elles en auront un équivalent à celuy dont elles jouissent.
Au comité.
Minutes (2 p.), Archives nationales, DXIX 89, n" 719.
HÔPITAL GÉ.NÉRAL. l'I
HÔPITAL GÉNÉRAL
Les Chefs de la dircclion de l'Hôpital Général sont les mêmes que ceux de r Hôtel-Dieu :
M. le Maire.
M. Chapelle, recteur pour le spirituel,