‹ L'assistance publique à Paris pendant la Révolution; documents inédits (volume 2)Chapitre 72 sur 229 · OFFICIERS DE LA DIRECTION · texte numérisé non relu

OFFICIERS DE LA DIRECTION

M. Boudet, ancien avocat, rue Guénégaud.

M. de la .Motbe, avocat aux Conseils, rue du Battoir Saint-André.

M. Préau, notaire, rue de la Monnoie.

M. Bruslé, procureur au ci-devant Parlement.

M. Gliappe, [)rocurcur au Cljùlelef.

M. Fontaine, agent des affaires, adjoint, a la Pitié.

M. Chariot, huissier priseur, rue Plâtrière.

M. Habert, huissier de la Connétablie , rue de la Harpe, près celle de la Parchemiuerie.

M. Philip, médecin, place Saint-Sulpicc.

M. Saillant, médecin de la inaison de la Salpêtrière, y demeurant.

M. Brun, chirurgien en chef des maisons de l'Hôpital Général, à la Pitié. ^ M. Girardeau, chirurgien en chef en survivance , rue Regratière, île Saint-Louis.

M. Geoffroy, reçu au collège de chirurgie pour les hernies et chargé de la fourniture des handages pour l'Hôpital Général, au pavillon du collège de Mazarin.

M. Rousil, adjoint et survivancier, rue Tiquetonne.

M. Viel , architecte des maisons de l'Hôpital Gt'iiéral , de l'Académie des sciences et arts de Rouen, rue et près Saint-Jacques du Haut-Pas.

HÔPITAL GÉNÉRAL. 173

LETTRE DE L'ABBE SA^T-JAMES, VICAIRE DE LA PITIE, NOMME AU RECTO- RAT DE L'HÔPITAL GENERAL , AL PRESIDENT DE L'ASSEMBLEE NATIONALE , À L'EFFET D'ÊTRE INSTALLE DANS SES FONCTIONS.

i3 juillet 1790.

Paris, i3 juillet 1790.

Monsieur le Président,

Permettez-moi de distraire un instant votre attention de la chose publique pour vous prier de la fixer sur un objet particulier, mais qui n'en est pas moins important.

Depuis dix-huit mois, le rectorat des maisons de l'Hôpital Général de Paris est vacant. Il a plu à M. l'Archevêque de me nommer au mois de septembre dernier à cette place, l'époque de cette nomination arrivée le 20 dud. mois précède tous les décrets de l'Assemblée nationale en matière ecclésiastique. Les anciens administrateurs de l'Hôpital, depuis longtemps sans pouvoirs et à raison des circonstances du temps, n'ont pu juscpi'à présent me mettre en exercice. Je ne suis que trop fondé à assurer qu'une trop longue vacance de cette place pénible à remplir ne la rend que plus pénible encore, il est donc instant d'y nommer sans délai, ou au moins que ma nomination soit confirmée, mais comme le nouveau Département des hôpitaux s'empare de cette affaire et pourroit nommer un autre sujet que moi, j'ai l'honneur de réclamer l'autorité et la justice de l'Assemblée nationale et de la supplier de prendre en considération que mon droit au rectorat des maisons de l'Hôpital Général de Paris est légal et incontestable, puisque celui qui m'y a nommé en avoit le droit dans le temps. Je produirai au besoin mon titre que mes mœurs, mon âge, mes longs services rendus à l'Hôpital ne rendent que plus légitime. La place que j'occupe actuellement est celle parmi les prêtres qui est réputée la première, celui qui l'occupe passe ordinairement au rectorat. Depuis que M. l'Archevêque a daigné me choisir, je n'ai point d(;mérité, il seroit donc injuste si un autre étoit nommé à mon préjudice. L'Assemblée natio-

174 LASSISTANGE PUBLIQUE A PARIS.

nale, qui a protégea les anciennes loix jusqu'au moment de ses décrets, ne permettra pas que celle que j'invoque soit violée.

J'ai à m'applaudir de ce que les prêtres des trois maisons ont témoignés plusieurs fois le désir de me voir leur chef. Je suis encore fondé à dire que l'ancienne administration est convenue dans une de ses séances de me nommer ou plutôt de m'installer, mais qu'elle a négligé de donner de la suite à son procédé, à raison de la situation actuelle des choses et la crainte d'être compromise, n'ayant plus d'autorité.

D'après cet exposé, j'ai la confiance d'espérer que l'Assemblée nationale daignera s'occuper à terminer une affaire qui n'a été que trop longtemps différée, en ratifiant la légitimité de mon titre et m'honorant de son attache.

On ne peut ajouter au profond respect, avec lequel je suis. Monsieur le Président, votre très humble et très obéissant serviteur,

Saint-James,

vicaire de In Pitié, et nommé au rectoral de PHôpital général. Minute, Archives nalionnles, D.XIX63, n° 33o.

OBSERVATIONS SUR LE Re'giME ET LA DESTINATION DE LA MAISON DE LA PITIÉ, AVEC LETTRE D'ENVOI DES ADMINISTRATEURS DE L'HOPITAL GK-

ne'ral (au département DES hôpitaux).

17 mai 1790.

Bureau de la Pilié, du 17 may 1790.

Messieurs,

Nous avons l'honneur de vous adresser des observations sur le régime et la destination de la maison de la Pitié. Nous espérons que les détails, dans lesquels nous sommes entrés, satisferont aux demandes que VOUS nous avez faites. Nous nous ferons toujours un devoir de procurer à la Municipalité les éclaircissements qu'elle pourra désirer sur les hôpitaux que nous dirigeons, et de seconder son zèle et ses vues bienfaisantes envers les pauvres de cette capitale.

Nous sommes avec respect, Messieurs, vos très humbles et très obéissants serviteurs.

Les administrateurs de l'Hôpital Général,

(Signé) : Quatresoux de la Motte, Cochin, Boscheron, Henry, DE Saint-Sabin, Courtin, Magimel, de Malezieu, Deyedx.

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