‹ L'assistance publique à Paris pendant la Révolution; documents inédits (volume 2)Chapitre 73 sur 229 · OBSERVATIONS SUR L'HOPITAL DE LA PITIE · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS SUR L'HOPITAL DE LA PITIE

L'hôpital de la Pitié doit être considéré tant comme le centre de l'Hôpilal Général, que comme maison particulière faisant partie de cet

établissement. Comme centre de l'Hôpital Général, l'hôpital de la Pitié est le lieu du domicile judiciaire de l'administration. C'est dans cette maison que s'assemblent tous les lundis de chaf[ue semaine MM. les administrateurs, pour y faire les réceptions des pauvres destinés à être admis dans les différentes maisons de l'Hôpital Général et pour y délibérer sur les affaires relatives au gouvernement des hôpitaux qui en dépendent.

Les délibérations qui y sont prises font loi pour tous les établissemens dépendans de cette administration.

Les bureaux du greffe, des affaires contentieuses, des archives et des opérations de la caisse sont placés dans cette maison.

C'est aussi le lieu du visa et des immatricules de toutes les rentes paiées par l'Hôpital Général.

L'enceinte de la Pitié renferme encore les magasins nécessaires à l'entretien du vestiaire et ameublement des hôpitaux.

Elle renferme également les magasins des salines , des heures et fromages et de toutes les parties de clincailleries et d'épiceries dont la distribution se fait dans toutes les maisons.

On compte à la Pitié différentes fondations faites par des bienfaiteurs. Les unes ont pour objet le service spirituel et sont annuellement acquittées par les prêtres de cette maison. Les autres ont eu pour objet l'avantage personnel des enfans, tel que de les mettre en aprentissagc , d'établir des maîtres pour leur éducation, de leur fournir des livres pour les instruire, et de placer dans la maison des gens de service pour les soigner et pour les veiller pendant la nuit.

Ces fondations sont pareillement remplies avec beaucoup d'exactitude.

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