‹ L'assistance publique à Paris pendant la Révolution; documents inédits (volume 2)Chapitre 78 sur 229 · NOURITCRE DES MALADES ET CONVALESCENS DANS LES INFIRMERIES · texte numérisé non relu

NOURITCRE DES MALADES ET CONVALESCENS DANS LES INFIRMERIES

Il est nécessaire d'ohserver que les règlemens de la maison n'accordent aucun comestihle aux infirmeries. C'est avec les portions qui sont attribuées aux malades que les bouillons et aliments qui leur sont nécessaires sont fournis. Ce moien a paru plus sûr et plus économique pour aprovisionner les infirmeries, que si on y avoit attaché une quantité fixe de vivres, car l'inégahté journalière des malades auroit rendu ces aprovisionneraents tantôt insuffisans, tantôt trop considérables, au lieu que chaque malade aportant avec lui une quantité de vivres déterminée, l'infirmerie se trouve toujours pourvue d'une mesure d'aprovisionnements proportionnée à ses besoins.

Les enfans de chœur ont, lorsqu'ils sont malades, 1 livre de pain blanc. 1 livre de viande et j/^i de vin.

Les autres enfans ont aussi i livre de pain blanc, 3/6 de viande et 1/8 de vin.

Il est nécessaire d'observer ici, c|u'e.\cepté les enfans de chœur, presque tous les enfans malades sont portés à l'Hôtel-Dieu. L'insuffisance du local et la crainte des épidémies ne permettent pas de les conserver à la Pitié. Cet usage sera pratiqué jusqu'au moment où les infirmeries projettées seront établies dans cette maison.

Les garçons de service, lorsqu'ils sont malades, ont chacun par jour 1 livre de viande, 2/4 de vin et i livre de pain blanc.

Les filles de service ont de même, quand elles sont malades, chacune 1 livre de pain blanc, 3/6 de viande et i/6 de vin.

L'officière des infirmeries qui reçoit ces vivres, les prépare ainsi qu'il est convenable pour l'état des malades, et en fait enlr'eux la distribution, suivant ce qui est prescrit par le médecin et les officiers de santé qui président au traitement.

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