‹ L'assistance publique à Paris pendant la Révolution; documents inédits (volume 2)Chapitre 91 sur 229 · CHAPITRE 2y · texte numérisé non relu

CHAPITRE 2y

Blanchissage du linge payé en argent aux ecclésiastiques 702'^

Total i09,8i3tt f -j'

Nota. Les recettes et dépenses varient toujours en plus ou en moins, et lorsque les recettes ne suffisent pas pour satisfaire en totalité aux dépenses intérieures, on expédie des ordonnances sur différens objets, tels que pour les apointeniens , gages, etc., dont le montant est payé par la caisse générale, lesquelles ordonnances ont monté en ladite année 1789 à 78,827^ 10' 5^.

Les dortoirs et emplois où les pauvres travaillent au profit de la maison sont ceux de S" Claire, Sainte Luce et S"' Thecle, formant ensemble un même employ; ceux de S' Augustin, de la maison de force, et de S^ Marthe et S*^ Agathe, ces deux derniers formant aussi un même employ.

De plus, lVm[)loi de la basse-cour fait oncoro un produit au profit de la maison.

Par un compte qui fut fait au mois de février 1787 pour connoître si ce dernier emploi étoit avantageux ou désavantageux à l'Iiôpital, il se trouva que le produit net de la recette excédoit la dépense de Zi,2 8/t^ 10^ G''.

Depuis cette époque, une maladie contagieuse et assez générale dans les environs de Paris, ayant attaqué également les vaches de la Salpétrière, il en mourut un grand nombre, ce qui a nécessité jusqu'à présent d'acheter une très grande partie du lait nécessaire pour le service journalier des enfans et des vieillards, auxquels on donne de la bouillie pour portion, et pour satisfaire aux autres besoins de la maison, ce qui aussi a diminué partie du produit de cet employ.

Les emplois où les pauvres travaillent au profit de leurs dortoirs sont ceux de Jésus et S" Geneviève, formant un même emplov, S' Vincent, S'^ Jeanne et S'^ Catherine, ces deux derniers faisant partie de l'emploi des Loges, et celui de S^' Liduvine.

Nota. L'emploi des Loges s'e'tant trouvé considérablement chargé, le Gouvernement prêta partie des bâtimens de l'ancienne maison des Capucins S' Jaques pour y établir des dortoirs pour le dégorger, et au mois de décembre 1 789, on y passa les pauvres des dortoirs de S" Jeanne et S'^ Catherine, oii ils sont encore aclueilemenl, toujours sous la dépendance de la Salpélrière, dont ils font partie sur les étals et journaux de la maison.

Partie des pauvres répartis dans les autres dortoirs, et qui sont en état de travailler, sont occupés, soit à filer de la filasse, soit à faire le linge de la maison et autres ouvrages, et le produit qui leur en est payé par la maison tourne ii leur profit personnel, ainsi qu'il a été énoncé cv devant.

Nota. Depuis l'établissement de l'Hôpital général jusques en l'année 17-21 les choses paroissent y avoir été sans ordre et dans la plus grande confusion, ce n'est que depuis cette époque de 1721 que l'on a commencé à y introduire un ordre qui s'est successivement perfectionné jusqu'à présent.

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