VOLÉS, ET SE TROUVANT ENGAGES AU MON T-DK-IMKTÉ
8 avril 1793.
Monsieur le Maire,
Paris, \o S avril 179-^
La police d'inspeclion que vous avez le droit d'exerrer sur la Maison (le piété et les autres maisons semblables, m'en^jage à vous adresser la rt'llpxion que j'ai faite pour le bon ordre et la sûreté publi(pie, en le mettant à l'abri de perdre les effets, qui lui aurai(ïnt été extonmés ou volés, et dont on accuse avec bon droit le Mont-de-Piété récéleur; il serait bon que vous ordonniez aux agents de ces maisons de donner, de l'objet qu'on l'en leur apporte en dépôt ou pour vendre, un reçu pavable trois jours après le dépôt, au lieu de constater, comme ils le font, la valeur de suite. Dans cet intervalle, le propriétaire de l'objet volé aurait le temps de faire la recherche dans ces maisons de faux objets extorqués, sans aucun déboursé. Pour le mettre plus à même de prendre des renseignements, il serait bon que chacune de ces maisons publi(pi('s vous fasse passer tous les matins les notes détaillées p;u' numéros, si les objets en ont, de tous les objets que l'on leur aura déposé la veille, et de le rendre garant de la chose réclamée, s'il le pavait avant le Séjour et sans en avoir remis la note le lendemain, le dépôt'''.
(Signé) : Hébert,
Miiuite, Archives nationales, F'^ ailu.
rue des Cin(|-Diainants.
"^ Le Départemi'iit des Élahlissoments celui d'i'-loijjnerdo rt'mprimh'iir un sonnirs
publics fil la réponse suivante, inscrite au quclqueiois pressant, ce qui, en déffontant
dossier : ffLa mesure proposée par M. lié- de recourir au .Monl-de-Pi(>lé, favoriserait
hert présente, avec de grands avantages, d'autant les banques clandestines, (|ui nc!
un inconvénient plus grand encore, c'est peuvent être soumises à aucune règle. n
ADHESSE DES EMPLOYES DU M0\T-DE-P1ÉtÉ \ L'ASSEMBLEE NATIONALE, ACCOMPAGNANT L'OFFRE D'UN DON PATRIOTI()l E l'()[ R LA (il ERRE.
3 mai 1799.
Monsieur \o Président, Messieurs,
Vous avez sagement décrété la guerre au roy de Bolieme et de Hongrie, (le décret appelle tous les bons Français, tous les véritables amis de la Constitution, de la Nation, de sa gloire et de sa prospérité. C'était votre tâche; la nôtre, Messieurs, c'est d'en fournir le nerf et les autres moyens: ne pas se présenter à la voix de la Patrie, ce serait se déclarer traîtres et rebelles, aussi. Messieurs, la majorité la moins aisée des employés au Mont-de-Piété est bien éloignée de ces sentiments pervers.
Nous venons, en leur nom, offrir à la Patrie ce modicjue produit de nos faibles appointements, c'est le denier de la veuve, mais ce n'est pas, Messieurs, la proportion de notre zèle et de notre civisme. Si la Patrie avait besoin de nos bras, nous l'avons aussi juré, vous nous verriez périr plutôt que de souffrir la plus légère (atteinte) h la Constitution. Tout ou Rien, Libres ou Morts, c'est aussi notre devise.
Puissent ces aveugles, ennemis de leur Patrie, ces êtres malfaisants, nourris dans son sein, ne plus méconnaître leur mère et sentir enfin cpie leur bonheur particulier ne peut se trouver ([uc dans le bonheur géné'ral. Ln pins long discours vous ferait perdre un temps précieux, votre modestie, qui n'a en vue que vos devoirs et vos travaux, se refuse à toute espèce de compliments. Le nôtre. Messieurs, c'est de vous voir accoutumés à mériter nos éloges et notre gratitude '^'.
Ûriginul signé, Arcliives nalionales, C 169, n" a '17.
") D^aprt>sh' l'rorès-veihal de l'isaciiihlée somme de ôSf)** 8', dont '}f\o^ en assignats unlioiitiU-, t. Vlll, |>. Oç), les employt'S an ol li^>^ en argonl; ils fiuonl admis aux lion-
Monl-dr-l'ii'li' olliinTil fà la Patrie» une neuis de la séance.
Mo\T-[)i:-i'iKTi:. :;7:)
ARRÊTÉ Dl CONSEIL CÉnKRAL Di: DKPARTKMENT l)K PARIS, NOMMANT CINQ C0MMISS\1RKS \ I/I:KKET de PROCÉDER À I NE ENOI ETE SI R LV CONDI ITE I:T les principes des chefs de L'ADMINISTKATION Dl MONT-DE-PIKTÉ ET SI R SON ORGANISATION INTERIEURE.
2 0 février 1793.
DÉPARTEMENT DE PARIS
EXTRAIT DES REGISTRES DES DÉLIBÉRATIONS DU CONSEIL GENERAL
Du mercredi, :?o février 1798, l'an 3' de la République française.
Le Conseil général, après avoir entendu la lecture d'un mémoire qui lui a été présenté par les citoyens employés dans l'administration du Mont-de-Piété, contenant des plaintes graves contre les vires intérieurs de cette administration et contre la conduite et les principes antirévolutionnaires des chefs qui la dirigent; considérant qu'il est de son devoir de surveiller toutes les administrations, d'accueillir et de faire droit à toutes les réclamations fondées sur les principes de la justice et du bien public, de protéger tous les citovens qui se sont montrés les défenseurs de la liberté et qui ont concouru à raffermissement de la Révolution; considérant entln qu'il est indispensablement nécessaire de porter un regard sévère sur tous les établissements qui, ayant pris naissance sous les auspices du despotisme, en ont conservé tous les vices et les principes de corruption et d'intrigues, et qu'il est temps enûn d'extirper tous ces abus et de donner à toutes les administrations une organisation fondée sur la Déclaration des droits et sur des principes républicains;
Le Procureur général syndic entendu :
Arrête qu'il nomme les citoyens Concedieu, Gomé, Guyard, Santerre et Regnault, administrateurs du Département, commissaires à l'effet de prendre tous les renseignements nécessaires sur la conduite et les principes des administrateurs et des chefs de l'administration dite du Mont-de-Piété, sur l'organisation intérieure et extérieure de cet établissement, sur ses revenus et ses propriétés; comme aussi les autorise à compulser tous les livres de compte, registres et papiers de
37G i;\SSIST\NCK PliBLIOl K A l'MUS.
vo[\o admliiislr.ilion, f;ure le rolcvé do son actif cl do son jiassif, ot do tout ce (jiii pourrait appartenir aux éniiffrés; enfin loin- donne tout pouvoir et autorisation nécessaires pour les mettre à mémo de faire un rap[)ort exact au Conseil général sur les personnes et les choses (pii coristituont cet établissement, et lui indi<juer toutes les ri'formes à faire et les moyens à employer pour donner à cette administration une or{janisation conforme aux principes de la République. Arrête que ses commissaires lui feront leur rapport dans quinzaine ''^
Signé : Lefïivre l'aîné, président par intérim: Raisson , secfélfùrc py'iiéral.
Pour cxlrail conforme :
Signé : Raisson, secrétaire général.
Kxirait du çf rooislrc des (l('lil)t'rnl ions du Monl-dc-Pii'-lé, ii" 17^1, fol. 58 v", Arrliivos du Monl-dp-piôlt'.
ARRÊTK DU CONSEIL f.ENKRAL Dl' DKPARTKMKNT DK PARIS, MTORISANT LKS COMMISSAIRKS PAR Llil DESIGNES À APPOSER LES SCELLES SIR LES MA- GASINS DU MONT-DE-PIÉTÉ, NOTAMMENT SUR CELUI DIT T)EH INCONNUS.
•2 9. février 1 793.