‹ L'assistance publique à Paris pendant la Révolution; documents inédits (volume 3)Chapitre 11 sur 206 · TOTAL · texte numérisé non relu

TOTAL

Revenus 8,22/1** i5'

Charges /i/jg** 1 a'

7,775** 3' environ iG5** /j" S"^.

Tel est, dans la plus exacte vérité', le revenu actuel de la maison, hôpital du Nom-de-Jésus, composé de quarante personnes des deux sexes, y compris les quatre ci-devant Sœurs de la Charité, administratrices dudit hôpital.

On fournit aux pauvres : 1° la nourriture, l'entretien en habits, linges, chauffage en santé et en maladie.

La nourriture est composée d'un potage et bouilli, à dîner; le soir, d'une fricassée des restes du matin, légumes ou œufs, un demi-septier de vin, et depuis le mois de janvier on n'a fourni que du cidi-e.

Etat des denrées : par jour, 25 livres de viande; quatre sacs de farine par mois; ci-devant 1 niuid de vin par mois, maintenant 1 muid de cidre.

Il faut ajouter à cette consommation l'entretien des bâtiments, du ménage, linge, beurre, œufs, huile, drogues pour les malades, ce qui, année commune, monte au moins à la somme de 4 ou 5, 000 livres.

Il n'est pas nécessaire d'observer aux citoyens administrateurs du Département qu'il est impossible que cette maison puisse subsister sans un secours extraordinaire, et au moins du double du revenu ci-dessus; encore faut-il supposer que les denrées diminuassent de moitié du prix , et que ladite maison ne s'est maintenue jusqu'à ce jour que par les secours de la ci-devant maison de Saint-Lazare, fondatrice et administratrice de cet hôpital.

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