REMÈDES ET PKOCÉDÉS (INVENTEURS DE
struit, il a renv(»yt' |)ar-d(?\oiil la (loiumissioii de santé le citoyen Jeudy et toutes les pièces relatives à sa dcuiandc pour avoir son avis.
Considérant que l'avis de la (ioninussion de santé est en tout conforme au rapport du citoven Touret:
Considérant enfin que la Convention ne doit donner cours à aucun remède, sans que le mérite n'en ail été bien constaté' par des {jens de l'art nommés pour en faire l'expérience, et que pour éviter le cours du charlatanisme et de la cupidité, vices trop communs parmi les inventeurs de remèdes, elle ne doit accorder des privilèges et des gratifications qu'à de nouvelles découvertes dont l'utilité' sera pleinement reconnue, arrête qu'il n'v a pas lieu à délibérer sur les dilTércntes lettres et pétitions du citoyen Jeudy de Lhoumaud.
Extrait des procès-verbaux des séances du Comilé des secours publics, Archives nationales, AF* ii io, fol. 3o r".
VKRÈTÉ DL COMITÉ DES SECOURS PUBLICS, ORDONNANT LE PAYEMENT DE 3il LIVRES AU CITOYEN DOREZ, CHIRURGIEN, POUR TRAITEMENT D'UN MALADE ATTEINT D'AFFECTION CANCe'rEUSE.
Il vendémiaire an m.
Le Comité des secours publics, sur la proposition de la Commission des secours, arrête qu'il sera pavé au citoyen Dorés, chirurgien, la somme de 3/n livres i5 sols pour le remboursement des dépenses (|ue lui a occasionnées le traitement du citoyen Goupilleau, qu'il a guéri d'un cancer, ainsi que celui-ci l'a attesté au Comité, autorise la Commission à assigner cette somme sur les fonds mis à sa disposition; charge en outre ladite Commission de faire vérifier si les malades, que le citoyen Dorés prétend guérir, sont en effet atteints de maladies cancéreuses.
Pour copie coufornie :
Signé : R. Ducos, président; et Lecoime (des Deux-Sèvres).
Extrait du registre des arrêtés du Comilé des secours publics, Archives ualionaies, F* i5 .3, fol. 3 v°.
MtRÊTÉ DU COMITÉ DES SECOURS PUBLICS, POUTAM QUE LE CITOYEN DOREZ, CIIIRLRGIEN, SERA INVITE À FAIRE CONNAITRE LA COMPOSITION DE SON REMÈDE CONTRE LES CANCERS.
9 1 pluviôse ail m.
Le Comité des secours publics, d'après le rapport de la Commission des secours publics et de celle de santé sur la demande faite par le citoyen Dores, arrête : que la Commission des secours invitera le citoyen Dorés à donner connaissance de la nature et de la préparation des matières qui entrent dans la composition de son remède, proposé par lui contre les cancers, aux citoyens Pelletan et Lallemand, professeurs de l'Ecole de santé, lesquels s'engageront préliminairement à tenir cette connaissance secrète jusqu'à ce que le citoyen Dorés consente à rendre publique la composition de son remède, ils constateront au Comité des secours publics, par un certificat authentique, si la préparation du citoven Dorés ne contient rien qui soit capable de nuire à la santé des malades qui subiront son traitement.
Fait et arrêté au Comité, le a i pluviôse an 3.
Signé : Debourges.
Extrait du registre des arrêtés du Comité des secours publics, Archives nationales, F* i5 3, loi. (3o v°.
LETTRE DU SIEUR DAUVIN, PROVISEUR DE L'HOSPICE DES VIEILLARDS, À LA COMMISSION DES SECOURS PUBLICS, ACCOMPAGNANT L'ENVOI D'UNE LETTRE DU SIEUR VALENTIN, OFFICIER DE SANTE, INVENTEUR D'UN PRO- CEDE l'OLR LA GUÉRISON DES ALIENES, AVEC LETTRE DE LA COMMIS- SION AL SIEUR VALENTIN.
1 1, 26 brumaire an ni.
Aux citoyens Commissaires de la Commission des secours publics.
Paris, ce 1 1 brumaire, Tan 3' de la i{épiibli(|ue Irançaise, une et indivisible. [i] (jlo\('ns. jf VOUS remets ci-rlos une Irltrc (pii m'a «'té adressée
HKMKDKS KT mOCKDKS (IN VKNTKUIIS l)K). r,2'J
|)iir le ciloycii Niilcnliii, (ill'icn'i- de simli', (IciiiciumiiI rue I lii'vciiol, si'cllon de Boiiiio-Aoïivclli.'. (îo cito\(Mi m'uvinl iliUV-nMitcs lois |>arl<î (l'un procL'di' ([u'il a pour rappeler à la raison les aliénées; aujourd'hui, il parait olVrir à riiumanité son procédé, d il demande à l'aire ses |)reuves en ce jjenre de Iraitenicnt sur Irs ali('M(''es cpii sont à l'hospice lies Vieillards, fauhourjj du i\ord, n" i/io.
Je lui ai proposé de demander à traiter ceux des {jrands hôpitaux, mais il m'a répondu qu'il voulait opérer dans une maison lran<piille, el hors de la vue des otTiciers de santé desdits grands hôpitaux.
Vous vous édifierez sur sa proposition à la lecture de sa lettre, et je désire pour l'humanité qu'il soit possihle de faire usage du procédé du citoyen Valentiu.
Salut et fraternité.
(Signé) : D.vlvin, proviseur à l'hospice dos Vicillanls, faultourg du Nord, ii" itto.
Le 10 bruniiiire, 3" année républicaine.
Citoven, d'après la conversation assez étendue que nous avons eue ensemble, lorsque jetais conunissairc conjoinlenient avec vous pour la surveillance des hôpitaux el pour aviser aux moyens de les utiliser de plus en j)lus pour l'avantage de Ihimianité, vous avez cru remarquer en moi certaines connaissances et quelque lalent pour soulager les malheureux frappés d'aliénalion d'esprit, vous avez même été tellenieiit persuadé des secours que j'élais susceptible de ])orler à celle classe infortunée, que, mu par le même zèle que moi, vous m'avez fait voir douze loges qui pourraient faciliter les moyens de traiter douze individus, dont la guérison appuierait el conlirmerait ma proposition et la sur. lé de mes remèdes. Je vous réitère aujourd'hui ce que je vous ai déjà avancé, c'est-à-dire, i" que je préfère, tant |)our économiser les frais que pour accélérer les secoui's, eu traiter une certaine quantité ensemble, plutôt deux ou trois; 2° que le traitement me reviendra au moins à 5oo livres par tête pour les médicaments; 3° que dans i'es[)ace de deux mois mes remèdes auront produit tout l'etl'i't que je vous annonce; une seule chose s'oppose, quant à moi, à ce que je n'exécute aussi promptement que mon zèle le prescrit, c'est la médiocrité de ma fortune, qui, ne me mettant pas dans le cas de l'aire l'avance nécessaire, il conviendrait donc qu'usant de vos bonnes intentions, vous fissiez |)ait à la Commission des secours de ma pioposilion, el ijue vous obtinssiez d'elle une avance provisoire pour facdiler une opération , dont l'ulilité parfaitement reconnue portera le Gouvernement à la protéger et à lui donner une extension dont la société sera reconnaissante.
Salut et fraternité.
Vale.min, oflîcie;- de sanlé, rue Tliéveiiol, n' b-.i , s rliun de l{iniiie-Nuu\elle.
r)30 L'ASSISTANGK PUBLIQUE A PARIS.
La Commission des secours publics au citoyen Valenlin.
Lf aG briimaiic, l'an 3 do la Itépiibliquc française, une et indivi'iiljje.
[2] Ln cltoyon Dauvin nous a remis, citoyen, la «lemande que lu fais pour le traitement des malheureux frappés d'aliénation, nous te prévenons que nous ne pouvons confier à tes expériences aucuns de ces malheureux remis sous notre surveillance, sans connaître le mode que tu emploies pour la guérison. Si ce mode est secret, il est indispensable que tu te soumettes à des commissaires qui seront par nous nommés à cet effet.
Salut et fraternité.
Orjijinaux sifjncs et minule (3 p.), Archives nationales, F'^ a58.
RAPPORT SUR LE PROCEDE SECRET DU SIEUR VALENTIN POUR LE TRAITEMENT DES ALIÉNÉS, ADRESSE AU COMITE DES SECOURS PUBLICS.
1 7 frimaire an m.
Le citoyen Valenlin, qui prétend posséder un mode secret pour la guérison des malheureux frappés d'aliénation, a fait aiqjiès de nous les instances les plus pressantes pour être autorisé à prendre dans les hospices, dont la direction nous est confiée^ des fous abandonnés, sur lesquels il exercerait son secret. Persuadés cpi'il serait tout aussi contraire aux mesures de prudence et principes d'humanité de confier à des expériences inconnues des fous abandonnés que des citovens attaqués de toute autre maladie, nous ne |>ouvoms que nous en référer sur cette demande aux observations renfcrnK'es dans un rapport que nous vous avons mis sous les yeux dans les derniers jours de brumaire, relativement au citoyen Dorez, qui demande à être autorisé à exercer un mode secret de guérison pour les cancers; à ce rapport nous avons joint un projet d'arrêté, (pie, par un article particulier, nous vous avons proj)osé d'étendre sur tous citoyens qui feraient des (|riii;iii(|('s (le celte Maliii'c. (ielle dii ritovoM \aleiilin, à noire avis.