‹ L'assistance publique à Paris pendant la Révolution; documents inédits (volume 3)Chapitre 148 sur 206 · DEMANDE · texte numérisé non relu

DEMANDE

9 , 4 messidor an m.

Aux membres composant la Commission dos secours piihlics.

Paris, le a messidor, l'an 3 de la République française.

[1] Citoyens, Albert, administrateur des bains médicinaux, quai d'Orsay, vous expose que son hospice n'a cessé d'être en action , malgré les rigueurs de l'hiver, dans lequel l'indigence et les défenseurs de la patrie, malades et blessés, ont été et sont toujours traités gratis; que pour alimenter cet hospice de bienfaisance, l'entrepreneur a été obligé de consommer toutes les provisions qu'il avait pu se procurer.

Cet hospice ne peut plus subsister et va être forcé de fermer dans la

décade prochaine, si vous ne venez à son secours et n'avez la bonté de lui accorder 5o livres de savon, 96 livres de sucre ou eassonadc, ainsi que 6 cordes de bois à prendre dans les chantiers de son arrondissement.

(Signé) : Albert.

La Commission des secours publics à la Commission des subsistances et approvisionnements.

Paris, le h messidor, l'an 3° de la République Iranraise, une el indivisible.

[q] Le citoyen Albert, administrateur des bains médicinaux, quai d'Orsay, vient de nous exposer que cet établissement, consacré au service de l'indigence et des défenseurs de la patrie, malades ou blessés, était dénué des objets les plus indispensables pour en soutenir l'activité, il nous invite à lui faire procurer 5o livres de savon, 26 livres de sucre ou cassonade, 6 cordes de bois et 3o livres de chandelles. Nous vous l'adressons, avec invitation de prendre en considération la position où il se trouve, en vous observant que, l'établissement étant de bienfaisance particulière et non nationale, le citoyen Albert doit acquitter de ses deniers les objets (pi'il demande et que nous vous invitons de lui procurer.

Salut et fraternité.

(Signé) : Dernieau.

Oiiginaux sijjnés (a p.), Arcliives nulionalos, F'^ 268.

BUnKAU DKS NOIJUIUCKS. 5:>3

BiiiKVii DKS \()iin\i(;i<:s.

AimÈTÉ 1)1 COMITÉ DKS SECOLUS PllilJCS, Hll MKiKANT L\ COMMISSION l)K POLICE ADMIMSTUATIVK DE ItEMKTTUE UN ETAT DES HECETTKS ET DES DÉPENSES DU BLHEAU DES ISOUnUICES, AINSI QLE DKS CITOYENS INDI- GENTS lions D'ÉTAT D'ACQLITTEll LES MOIS DE NOLUIUCE.

a6 frimaire an m.

Le Comité des secours publics, sur le rapport fait par la Conuiiission des secours publics sur la demande des directeurs du Bureau des nourrices, qui a pour objet : i " de faire payer par la Nation les mois de nourrice dus par les citoyens indigents, et avancés par les directeurs de ce Bureau; 2° d'obtenir provisoirement une somme de ao,ooo livres pour satisfaire aux dépenses urgentes de cet établissement;

Le Comité des secours, avant de statuer sur cet objet, arrête :

Art. 1". Que la Commission de police administrative sera tenue de remettre un état des recettes et des dépenses du Hureau des nourrices, à dater du dernier compte qui a été rendu par cet établissement, conformément à la loi et à ses statuts.

Art. 2. Qu'elle remettra éjTalement un état des citoyens indigents qui sont bors d'état d'acquitter les mois de nourrice, leur état d'indigence sera constaté par des certificats de section.

Art. 3. La Commission des secours est cbargée de faire e.xéiUler le présent arrêté, de recevoir et examiner les comptes et étals demandés à l'Administration de police et d'en faire rapport au Comité.

Fait et arrêté au Comité, le 2 G frimaire, l'an 3 de la République.

Signé: MKRUîiO , président.

Extrait du registre des arrêtés du (Comité des secours publics, Arciiivcs nationales, F* iT) 3, foi. a 3 y".

REMÈDES ET PROCÉDÉS (lîVVE.MELRS DK).

ARRÊTÉ DU COMITÉ DES SECOURS PUBLICS, REJETA>T L'OFFRE FAITE À LA COIVVENTIOIV NATIONALE, PAR LE SIEUR JEUDY DE LHOUMAUD, DE SON EAU DE SALUBRITÉ.

18 messidor an n.

Séance ordinaire du 18 messidor, Tan ;?' de la République Irançaisc, une el indivisible.

Le citoyen Merlino fait un rapport sur la pétition du citoyen Jeudy de Lhoumaud. Le Comité, après avoir entendu le rapport du citoyen Merlino sur la pétition de ce citoyen qui offre à la Convention une eau intitulée de salubrité, qu'il prétend propre à guérir les fièvres, les blessures et à préserver des maladies épidémiques, et qui en conséquence demande une approbation de son utilité et un établissement pour la vendre ;

Considérant, que sur la première demande de ce citoyen, qu'il n'est pas de sa compétence de décider de la composition , ni de l'utilité de son eau, que néanmoins, ce n'était point un ol)jet à négliger, tous ceux qui présentent des secours à l'humanité devant être accueillis par les Représentants du peuple;

Considérant ((ue, pour n'avoir rien à se reprocher, il a nommé des gens de l'art pour lui rendre compte de la composition de cette eau, lesquels, d'après le rapport et l'analyse qu'ils en ont faits, ont déclaré que le remède n'était pas sans utilité , mais qu'il était connu de tous les pharmaciens;

Considérant (|ue, sur les j'éclaïualions da cilo\eii Jeudy contre le rapport du citoyen Tourret, ofllcier de santé, nommé par le Comité, et l'analyse du cilinen Darcet, chimiste connu, el pour être bien in-

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