‹ L'assistance publique à Paris pendant la Révolution; documents inédits (volume 3)Chapitre 44 sur 206 · DEVOIRS PARTICDLIERS DES GARÇONS DE GARDE OD DE SALLE · texte numérisé non relu

DEVOIRS PARTICDLIERS DES GARÇONS DE GARDE OD DE SALLE

Un des garçons de garde de chaque salle suivra, tous les jours, la visite du médecin. S'il est des malades à qui il ait été ordonné des aliments à prendre, comme potage ou bouillon, ou des remèdes, comme lavements, purgatifs, vomitifs et bains de pied, il aura attention de prendre une note par écrit du nom des malades en faveur de (pii l'ordonnance aura été faite et de leur numéro.

Les garçons de salle ne pourront se refuser à aucun service relatif à celui des malades et qui leur aura été prescrit par les chefs officiers de santé. Ils ne pourront apporter aucun changement dans l'ordre de la distribution des médicaments ordonnés par le médecin, à moins que quelque modification n'ait été trouvée convenable à faire par 1 un des olîiciers de santé qui les en préviendrait.

l'OLICE DES SALLES, PROPRETÉ. MOïENS DE DÉSINFECTER ET D'EVITER D'INKECTER LES SALLES.

Les garçons de salle seront obligés de ranger les salles avant la visite du médecin, savoir : dans féU', à h heures du matin, et dans l'hiver, h. C heures.

MAMÈHE D'Y PROCÉDER.

Poui- y piocf'der avec ordre, (('lérilé, propreté et salubrité, ils conunenceront par ouvrir plusieurs croisées de cliaque salle, mais opposées l'une h l'autre.

HOSPICE DE L'ÉVÉGHÉ. H5

Us ouvriront toujours, par ])r(^f(^'rencc , celles qui se trouvent voisines des lits où il n'y aurait pas do malades, dans le cas où ces lits seraient tout dégarnis.

Une attention qui ne doit pas leur échapper, c'est celle de prévenir les malades de se bien couvrir, pour quo le fioid ne produise aucun mauvais clFet sur eux.

Los croisées ouvertes, ils arroseront les salles avec de l'eau mêlée de vinaigre, ils videront sur-le-champ les chaises d'aisances et les pots d'urine , avec la précaution de ne jamais verser de pots d'urine dans les chaises d'aisances, où il y a des matières fécales et solides, pour ne pas répandre une plus grande infection dans les salles.

Chaque chaise d'aisances sera emportée tout de suite hors de la salle , sans être ouverte, et toutes seront transportées, l'une après l'autre, au lieu de leur destination.

Les vases bien nettoyés et bien lavés, il sera laissé dans chacun un peu d'eau avec du vinaigre, afin de saturer totalement le gaz putride qui s'attache à leur surface, quoique l'œil ne le remarque pas.

L'opération du transport des chaises d'aisances une fois faite, les salies seront arrosées avec de l'eau et du vinaigre, ensuite bien balayées et époussetees, les croisées seront refermées et il sera brûlé du vinaigre et du genièvre dans des fom'neaux réservés pour cet usage.

Les croisées pourront être ouvertes à différentes heures de la journée , suivant la température extérieure et le temps qu'il fera. Les moments les plus favorables sont toujours depuis 1 1 heures jusqu'à h hem'es , particulièrement si les rayons du soleil ne sont pas interceptés.

Les officiers de santé, toujours prêts à mettre les circonstances à profit, emploieront, s'il le faut, des moyens chimiques capables de désinfecter entièrement les salles.

Quoique le feu soit le plus vrai et le plus grand purificateur de l'air, il n'en est pas moins constaté qu'il est essentiel que le calorique ne domine pas Irop dans les chambres des malades, l'excès en est nuisible à la santé, en conséquence les poêles de chaleur seront fermés au cadenas.

L'économe chargera quelqu'un de confiance d'alimenter chaque foyer, de manière à entretenir toujours le même degré de chaleur. Le régulateur du feu serait le vrai moyen à proposer, parce qu'il réunirait le double avantage d'économiser les matières combustibles. En conséquence on se procurera les instruments nécessaires pour reconnaître le poids de l'air, le degré de chaleiu- de chaque salle, le degré de salubrité de l'air, pour y parer, suivant les circonstances.

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