POLICE INTÉRIEDRE ET CORRECTIONNELLE RELATIVE À CERTAINS INDIVIDUS
Comme ce sont les actions qui font le mieux connaître le caractère des sujets, et qu'il pourrait arriver qu'il y en eût quelques-uns dans l'hospice dont la conduite ne répondrait pas au choix qu'on en aurait fait, ou dont la chose ne s'accommoderait pas de leur capacité, ni de leur intelligence, toute surveillance à cet égard doit appartenir à chaque individu. Chacun a ses défauts, mais il y a des vices, et des vices si dangereux, qu'ils en deviennent intolérables. Ainsi, s'il est reconnu qu'un
employé soit grièvement entaché, il doit être dénoncé par celui qui en aura lait la remarque. S'il ne s'agit que de défauts, celui qui s'en sera aperçu, doit amicalement avertir son frère de s'en corriger et l'inviter à mieux remplir ses fonctions, si c'est de ses fonctions qu'il s'est écarté.
Si les mercuriales fraternellos sont sans effet, si l'employé fautif ne se corrige pas, les chefs doivent en être instruits par celui qui aura usé en vain toutes les remontrances qu'il lui convenait de faire, les chefs prendront dans leur sagesse le pnrli (pii pourra opérer la conversion qu'ils désirent. L'on suppose, par exemple, qu"u 1 sujet aimant le vin se présentât souvent ivre à ses fonctions, et qu'après divers avertissements, la correction n'en fût pas le résultat, les chefs auraient-ils d'autre mesure à prendre que de congédier ce monsieur et de lui défendre à jamais l'entrée de l'hospice?
Car il convient de déférer aux chefs une certaine autorité qui les fasse respecter par leurs subordonnés, sauf à la retirer à ceux qui auraient eu le malheur d'en mésuser.
Tels sont les moyens révolutionnaires proposés pour maintenir le bon ordre et la pleine et entière exécution des règlements.
On terminera ce projet par faiie sentir qu'il faut que les chefs de l'hospice soient autorisés à s'assembler toutes les fois qu'il y aura urgence pour se concilier sur les points d'une utilité prouvée, et qu'il soit tenu un registre où seront inscrites les délibérations qu'ils auront prises et dont l'exécution aura été sanctionnée par les supérieurs de l'hospice.
Le règlement qui sera accepté sera imprimé et affiché dans l'étendue de l'hospice, et un exemplaire en sera donné à chaque individu qui seront employés à l'hospice, alin qu'aucun individu n'en prétende cause d'ignorance.
(Signé) : Qdinquet, maître en pharmacie, assermenté au Tribunal lévolulioanaire.
Minute signe'e, Archives nationales, F'^ Coi.
LETTRE DU MINISTRE DE L'INTERIEUR AU COMITE REVOLUTIONNAIRE DE LA SECTION DE LA CITE, LE PRIANT DE PROCEDER SANS DELAI À lA LEVEE DES SCELLÉS PAR LUI APPOSES SUR LA PARTIE DU RATIMENT DE I/ÉvÉ- CHÉ ATTENANT À LA COUR DE L'HOSPICE, AVEC REPONSE DU COMITE.
G jjciiiiiiial an ii.
Aux membres composant le comité révolutionnaire de la section de lu Cité.
Paris, le () jjcrmiiial , Tan u.
Iij Cliurjc de compléter dans le plus bref délai rélablisseiiiciit
HOSPICE DE LEVEGHE. 117
d'une infirmerie clans le ci-devant Evôché, consacrée aux malades de la Conciergerie, et de rendre coniplc au Comité de salut public dos mesures que j'ai prises à cet é^ard, je suis arrêté dans les travaux que j'ai ordonnés par des scellés qui ont été apposés par votre comité sur la partie du bâtiment de l'Evécbé donnant sur la cour de l'hospice et dont la porte cocbère forme l'entrée. Je vous engage, citoyens, à faire procéder sans délai à la levée de ces scellés et à faire trausporter dans un autre endroit les effets qui y sont déposés. Je ne pourrais sans cela répondre aux vues du Comité de salut public, et je me persuade que vous vous empresserez de concourir avec moi à tout ce qui peut tendre à les seconder.