DE LA VISITE DES MALADES
Les visites du matin se feront régulièrement du i" germinal au i" vendémiaire à 5 heures, et du i" vendémiaire au i" germinal à 6 heures, et plus tôt si le nombre des malades l'exige, afin de prévenir tout retard dans les distributions.
La visite du soir sera faite chaque jour à l'heure jugée la plus convenable à l'état des malades.
La prescription du régime précédera toujours celle des médicaments, l'une el l'autre seront faites en français.
Les cahiers de visite seront alternatifs, afin que l'officier de santé qui prescrit, ayant toujom-s à la main et sous les yeux le cahier de la veille, puisse vérifier plus sûrement si les prescriptions en aliments et médicaments ont été fidèlement exécutées et juger de leurs effets.
12/i . L'ASSISTANCE PUBLIQUE A PARIS.
Ces cahiers auront ^lé préparés dès la veille par les oflîciers de santé.
A la suite du numéro cl du noiu de ciiacjue malade, le cliirurjTJon et le pharmacien écriront {jénéralement sur leurs cahiers respectifs tout ce ([ui sera prescrit; ils se conformeront strictement au modèle du cahier annexé au formulaire.
Les cahiers seront tenus dans la plus grande j)i-oprelé, écrils lisihleiuont et exaclemenl, signés à la fin de chaque visite par rollicler de santé qui l'aura faite et par ceux qui l'auront suivie.
Immédiatement après la visite, les officiers de santé qui l'auront faite et les infirmiers qui l'auront suivie se réuniront pour coHalionner leuis cahiers respectifs et rectifier les erreurs qui auraient pu s'y glisser.
L'infirraier-major et ceux de la salle où se fait la visite la suivront attentivement afin de prendre les avis des officiers de santé sur les soins à donner aux malades.
Si dans l'intervalle d'une visite h l'autre il se présentait plusieurs malades ou quelque accident grave, l'officier de santé de garde ferait appeler sur-le-champ le médecin et les autres officiers de santé.
Lorsque les circonstances demanderont et permettront aux oflîciers de santé de conseiller des promenades aux malades ou convalescents, ils désigneront nominativement et par écrit les malades auxquels ils veulent procurer cet avantage, et sur leur rapport l'accusateur puhlic donnera les ordres qui lui paraîtront convenahles.
Les hommes et les femmes ne pourront se promener ensemble ni à la même heure.