‹ L'assistance publique à Paris pendant la Révolution; documents inédits (volume 3)Chapitre 55 sur 206 · DES ALIMENTS ET DE LEUR DISTRIBCTION · texte numérisé non relu

DES ALIMENTS ET DE LEUR DISTRIBCTION

La portion d'aliments pour chaque malade sera par jour d'une livre de viande, poids de marc, deux tiers de bœuf et l'autre tiers de veau, ou de mouton, laquelle livre cuite et sans os doit revenir à lo onces, de ûh onces de pain bien cuit et d'une cho[)ine de vin de bonne quahlé et vieux. 11 sera fourni aux malades le sel et le vinaigre nécessaires.

Il sera donné des œufs, de la panade , du riz et des pruneaux , lorsque ces légers aliments auront été prescrits par les officiers de santé.

La viande sera belle, bien saignée et de bonne quahté, sans qu'il puisse y être admis des tètes, cœurs, fressures, ni pieds.

Les pesées de la viande du matin et du soir seront faites en présence d'un officier de santé, et la distribution s'en fera le matin et le soir sur son avis seul.

Les olficiei's de santé feront la dégustation des aliments et boissons pour en juger les qualités, et ils se rendront le plus souvent possible aux heures des distributions pour s'assurer de leur régularité.

Les |)ortions seront ])orlées dans les salles respectives par les infirmiers qui en feront la distrihiilion, en présence des officiers de santé et sous la direction de l'infirmier major (pii désignera h haute voix les aliments prescrits.

L'officier de sanlé peut et doit interdire les aliments solides aux malades auxquels la fièvre, ou tout autre iiccideiil qui exige la diète, serait survenu.

Les malades ;i la diète devant avoir le nombre de bouillons dont la quotité aura

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été lixco par l'ollicior ilc sauté, celui-ci liemli-a la main à co (juo les Ijouilloiis Icmsoient oxaclonioiit S(M'vis aux heures prescrites.

Lors(|u"un malade sera désigné pour une portion entière, il ne pourra avoiid'autre aliment (pie celui indiqué ci-dessus.

Les inlirmiers et autres servants, ainsi (pie les ,o;ardiens et {yarçons de {>-uicliet, seront nourris et conclues dans l'iiospice. l^eur ration quotidienne sera la portion entière, leur livre de viande sera mise à la marmite, mais ils ne seront jamais servis qu'après les malades et les convalescents, et s'il manquait de viande, il y serait substitué des œufs ou tout antre aliment.

A la réserve des cas d(> nécessité, il est cxpress(Mncnt dc-léndu aux olliciers do santé, ou à tout autre, de tirer aucune subsistance des hôpitaux, ainsi qu'à Téconome de leur en fournir aucune, même en j)ayant.

MAGASIN DES MKDICAMENTS.

11 sera établi dans i"lios[)ice un magasin de médicaments simples et un laboratoire où Ton préparera les médicaments composés.

Cet établissement sera sous la surveillance immédiate des officiers de santé et portera le nom de magasin des médicaments.

Il sera attaché au magasin un nombre suffisant de pharmaciens habitués à exécuter les opérations pliarmaceutiques et les expéditions.

Le magasin sera approvisionné de médicaments simples et composés, conformément au formulaire et dans les proportions réglées d'après un rapport des officiers de santé, qui indiqueront en même temps au Ministre les sources d'où il faudra les tirer et le moment le plus o|)portun pour se les procurer.

Aucun médicament simple ne sera admis au magasin sans avoir été préalablement examiné par les officiers de santé qui surveilleront toutes les opérations du laboratoire.

Il sera dressé tous les mois un inventaire du magasin des médicaments , d'après lequel les officiers de santé pourront juger si l'approvisionnement répond aux besoins et dans quelle quantité les remplacements nécessaires peuvent être demandés.

Le dépôt ou magasin des médicaments sera confié sous sa responsabilité à un pharmacien instruit et jugé tel par les officiers de santé sous la surveillance desquels il sera.

Les demandes en médicaments seront toujours adressées au Ministre de l'intérieur et faites un mois d'avance et pour trois mois , d'après des étals signés par les officiers de santé et visés par l'économe.

Les pliaraiaciens ne pourront, sous aucun prétexte, faire des achats en médicaments. L^urs fondions se borneront à guider l'administration de l'hospice sur les quotités, les quantités et les prix.

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