‹ L'assistance publique à Paris pendant la Révolution; documents inédits (volume 3)Chapitre 70 sur 206 · LA GUERRE · texte numérisé non relu

LA GUERRE

1 8 juin 1799.

Lëgislateurs,

Nous avons ddjà contribué avec zèle, conjointement avec les habitants du faubourg Saint-Antoine , à la quête qui s'est faite dans notre section pour re'parer les pertes d'e'quipements que les volontaires de cette section ont faites dans les affaires de Mons et de Tournay ; inde'pendamment de ce secours particulier aux soldatscitoyens de notre section, nous venons tous, comme tous les citoyens de l'Empire, vous ofifrir le fruit de nos faibles économies afin de concourir avec eux à la défense de la patrie et au salut de la liberté. C'est avec délices que nous saisissons l'occasion de témoigner notre reconnaissance de la protection que les Représentants de la Nation ont daigné nous accorder par différents décrets, et que nous vous supplions de nous continuer. Nous la saisirons aussi, Messieurs, cette occasion, pour' protester solennellement devant vous contre les plaintes et les dénonciations qui ont été portées, il y a quelque temps, dans cette assemblée, contre notre administration actuelle, par des pétitions dont vous avez renvoyé l'examen à votre Comité des secours publics.

Ces pétitions que nous désavouons, auxquelles nous n'avons pris aucune part et auxquelles nous avons arrêté de répondre pour les repousser, aussitôt quelles ont paru , ne peuvent avoir été dictées que par la passion , par la mauvaise foi ou par l'erreur; elles sont le fruit des mécontentements et des intrigues de quelques particuliers ennemis de l'ordre , de la justice et de la paLx.

On ose dire que nous sommes esclaves ! que nous gémissons sous un gouvernement tjTannique et corrompu !

Nous déclarons, nous, que nous sommes libres, que nous le sommes depuis que les décrets de l'Assemblée nous ont délivrés de nos oppresseurs, des Roban, des Tolosan et de leurs consorts; c'étaient là les despotes; ceux qui nous administrent aujourd'hui en exécution des décrets qui ont rémtégré notre administration légitime sont nos défenseurs, nos amis, nos pères, et nous ne connaissons de maître que la Loi.

La justice et la reconnaissance nous font un devoir de cette protestation et nous nous la devons à nous-mêmes, afin que l'on ne suppose point que les pétitions soient directement ou indirectement notre ouvrage , et qu'il soit au contraire bien notoire que la maison réclame contre ces pétitions calomnieuses.

^'' Au-dessous du titre se trouve cette indication : En argent 932^16'; en billets 180**; il manque 4^ argent.

Nous y rëpondrons avec détail lorsque le rapport en sera Itut à l'Assemblée cl nous ne doutons pas de la justice qu'elle nous rendra et de la protection qu'elle ne cessera d'iiccorder aux malheureux.

Original, Archives nationales, C 1^9, n" aSa.

NOUVELLES DEMANDES DES ASPIRANTS À L'HOPITAL DES QUINZE-VINGTS À L'EFFET DE PRESSER LE RAPPORT DE LA Pt'TlTION QL'ILS ONT PHÉSENTl'e LE 8 AVRIL PRECEDENT.

.3o juillet 1799.

Aux Représentants de la Diation à l'Assemblée nulionak.

Messieurs ,

Les aspirants aux bienfaits de la INalion dans Thôpilal des Quinze-Vingts, pressés par le besoin, sollicitent votre justice sur la pétition qu'ils ont eu l'Iionneur de vous présenter, le 8 avril dernier, laquelle vous avez renvoyée sur-lecbamp au Comité des secours pour en faire l'examen et son rapport sous trois jours. Comme ce rapport n'a pas eu lieu , ils renouvellent leurs instances et vous prient de prendre en considération le sort déplorable de malheureux mortels privés entièrement de la vue, et en ordonner le rapport incessamment. Ils ne cesseront de bénir en vous les soutiens de l'humanité souffrante.

Suivent deux pages de signatures des présidents et commissaires des sections de Paris, notamment de celles de l'Arsenal, de la rue Bi'aubourg, de Bondy, de l'Hôtel-de- Ville, de Notre-Dame et du Jardindes-Plantes; on remarque les signatures d'Hébert, homme de loi et citoyen de Paris, et de Castelan, curé de Nolre-Dame-de-Lorette.

En tête de cette adresse se trouve cette mention : «Renvoyé au Comité des secours par décret du matin du 3o juillet 1792 '''. Signé : Crestin."

Original signé, Archives nationales, F'^ aio.

(" Voici on (|iu'ls termes le procès-ver- Quinze-Vingts, qui sollicitent la conimisé-

hai mentionne ce renvoi: «Un secrétaire ration et la justice de l'Assenihlce. Ren-

donne lecture fies [)ièci's dont l'extrait suit ; voyée au (Comité des secours, •n (Procis-

(f Adresse des aveugles de l'In'ipitil des verbal del'AsxuiitJili'eimliiinaleA \l,p. tioti.)

MiUlVn: 1)1 (X)NSEIL (;i£MiU\L de LV commune de PARIS, ENVOYANT UNE DÉLÉGATION AUX QUINZE-VINGTS POUR RECUEILLII\ LES PLAINTES DES

Page 1