NOURRIS
Direction et propreté des enfants.
1 instituteur
3 sous-instituteurs. ■ n
1 institutrice en chef
3 sous-institutrices
Lingerie, liardes et couture.
1 surveillante
1 roiiturière 3
1 blanciiisseuse \
A reporter no
MAISON \)E r;EN;FANT-JÉSUS. 25
Roj)ort •>o personnes.
Magasin de comestibles, cave et cuisine.
1 surveillante
1 cuisinière > •)
1 fiile de cuisine
1 garçon
9 filles de service.
Gros ouvrages.
Total 29
Art. h. La Commission des secours publics fera sans délai l'inventaire exact des meubles, effets mobiliers, comestibles, denrées et marchandises de toute nature dont chaque établissement se trouverait pourvu , pour le tout être ensuite transféré dans les magasins de la maison désignée par l'article précédent.
Art. 5. Les emplovés, qui par l'effet de la réunion seraient dans le cas de perdre leur place, se pourvoiront pour la liquidation des pensions auxquelles ils pourraient avoir droit. Ceux d'entre eux qui n'auront aucun droit à la pension, recevront à titre d'indemnité un mois de leur traitement.
Art. 6. La Commission des revenus nationaux, réunie à la Commission des secours, est chargée de l'exécution du présent arrêté.
Fait au Comité, ce 2 thera.idor an 0" de la République, une et indivisible.
Pour copie conforme :
Le Beprésenlant du peuple, (Signé) : Sai>'t-Martin.
Copie conformo, Arcliivps nnlionalcs, F'"" p.Gô.S.
ARRÊTÉ DU COMITÉ DES SECOURS PURLICS , INVITANT LA COMMISSION DES MÊMES SECOURS À LUI FOURNIR DES ÉCLAIRCISSEMENTS SUR LA MAISON DE L'ENFANT-JKSUS ET SUR L'ÉTABLISSEMENT QU'ON SE PROPOSE D'Y FORMER.
96 fructidor an m.
Le Comité des secours publics arrête que la Commission des secours publics est invitée à lui donner sans délai des éclaircissements relatifs à la maison dite de l'Enfant-Jésus, à l'établissement qu'on se propose d'y former, et à instruire également le Comité si l'exécution de ce projet nécessite la résiliation du bail de cette maison et de ses dépendances.
Fait au Comité, le 26 fructidor an 3.
Signé : Reverchon.
Extrait du registre des arrêtés du Comité' des secours publics. Archives nationales, F'='*3, fol. i5o.
COMMUNICATION AU COMITE DES FINANCES DU RAPPORT CONCERNANT LA MAISON DE L'ENFANT-JESUS.
99 fructidor an m.
Séance du 99 fruclidor an 3'.
D'après un rapport d'un de ses membres sur celui de la (Commission des secours concernant la maison dite de l'Enfant-Jésus, destinée à un liospice, le Comité arrête que ce rapport sera communiqué au Comité des finances.
Extrait des procès-verbaux dos séances du Comité des secours publics, Arcliives nationales, AF* 11 Aa, fol. .56.
SUPPLIQUE DE L\ CITOYENNE ROSE CAILLET, CHARGEE DE L'ADMINISTRA- TION DE L'HÔPITAL DU NOM-DE-JESUS, AU PROCUREUR GENERAL SYNDIC DU DÉPARTEMENT DE PARIS, EXPOSANT LA De'tRESSE EXTREME DE CET
ÉTARLISSEMENT.
5 mars 1798.
A u citoyen Procureur général syndic du Déparlement de Paris.
La citoyenne Rose Caillet, chargée de l'administration de l'hôpital du Nom-de-Jésus, faubourg Saint-.Martin, a l'honneur de vous représenter qu'elle a fait depuis siv mois des tentatives inutiles auprès du Département pour obtenir des secours pour les pauvres de cet hôpital, composé de quarante et un membres des deux sexes.
Elle n'a pu parvenir à soutenir les dépenses de cette maison que par le crédit des fournisseurs et quelque reliquat de fonds restés entre les mains du receveur de la Ville.
Aujourd'hui que ces fonds sont épuisés et que les fournisseurs refusent les secours de première nécessité, elle prend la liberté de vous supplier de prononcer sur le sort de cette maison , vous observant que ce sont des vieillards, pour la plupart infirmes et hors d'état de se procurer aucun moyen de subsistance.
La détresse extrême où se trouve aujourd'hui réduit cet liôpitnl vient : 1° de la destruction de la ci-devant maison de Saint-Lazare qui fournissait annuellement, tant en blé et autres denrées, réparation et entretien, pour la somme de 3 à ^,000 livres; 2° de l'arrêt qu'on a fait entre les mains des locataires des arrérages de loyer et termes à échoir; 3° du même arrêt sur les rentejs de la Ville.
D'après ces considérations, citoyen, que vous voudrez bien peser
28 L'ASSISTANCE PIRLIQUE A PARIS.
dans voire sagesse, nous avons la plus vive confiance que vous tendrez une main secourable à cette malheureuse maison; autrement nous nous trouverions, moi et mes compagnes, dans la triste nécessité d'abandonner un poste dans lecpel nous avons été maintenues par la loi du 1 8 août, art, 2.
Nota. Dès le mois de septembre, on a apposé les scellés dans une sacristie très humide, et on présume que les linge et ornements doivent être très endommagés et qu'il est très urgent de les faire lever incessamment.
Minute, Archives nationales, F"' 958.
ARRÊTÉ DU DIRECTOIRE DU DEPARTEMENT DE PARIS, DECIDANT QUE LES RE- (JISSEURS DES BIENS NATIONAUX DONNERONT, SOUS TROIS JOURS, NOTICE CERTIFIÉE DU REVENU DE LA M\ISON HOSPITALIERE DU NOM-DE-jÉSUS ET DE CELLE DE SAINT-LAZARE, ET QUE LES CITOYENNES FAISANT LE SERVICE DE CET HOSPICE ENVERRONT UN ETAT EXACT DU NOMBRE DES MALADES ET DES DÉPENSES.
a7 avril 1790. J
DÉPARTEMENT DE PARIS
EXTRAIT DES REGISTRES DES DÉLIBÉRATIONS DU DIRECTOIRE
Du 37 avril 1 798.
Vu par le Directoire du Département le mémoire des citoyennes faisant le service de l'hospice charitable du Nom-de-Jésus, au faubourg du Nord, et l'exposé qu'elles présentent de la détresse de cette maison et de ses causes;
Le Procureur général syndic entendu;
Le Directoire, considérant que la loi, en détruisant les corporations connues sous le nom de conjjrégations régulières au service des hosj)ices de charilé, a scrupuleusement maintenu tout ce qui concerne la conservation cl le soulagement des infortunés qui hal)itaient ces maisons ;
Considérant, en outn», que la Régie des biens nationaux, saisie par
la loi de la propriété des biens de ces maisons hospitalières, est tenue d'acquitter les intentions explicites de la loi concernant leur conservation et le soulagement, tant des infortunés qui les habitent, que des personnes qui les desservent;
Arrête que les citoyens régisseurs des biens nationaux donneront notice certifiée sous trois jours au Directoire de la totalité du revenu de la maison hospitalière du Nom-de-Jésus, tant en loyers de maisons, terres ou jardins, qu'en rentes constituées;
(Ju'ils donneront pareillement notice du produit des biens de la maison supprimée de Saint-Lazare ; c[u'en même temps il sera donné connaissance au Directoire par la Régie nationale des sommes qu'elle aura délivrées à la maison hospitalière du Nom-de-Jésus, avec les dates de chaque délivrance.
Les citoyennes faisant le service de l'hospice charitable du Nom-de- Jésus donneront au Directoire, et sous trois jours, à compter de celui de la réception du présent arrêté, un état exact du nombre d'individus qui habitent leur maison , des dépenses qu'ils occasionnent, et en même temps des frais ordinaires d'entretien, réparation et autres que cette maison exige, pour être ordonné ensuite par le Directoire ce (ju'il appartiendra.
Arrête que deux copies certifiées du présent arrêté seront envoyées, l'une aux citoyens chargés de la Régie des biens nationaux, l'autre aux citoyennes faisant le service de l'hospice charitable du Nom-de-Jésus.
Fait en Directoire à Paris, ce 27 avril 1793, l'an •3'' de la Répubhque française.
(Signé) : ^icole.ki: , président ; Rolrgaix, Lemif, Dluois.
Pour copie conforme :
(Signé) : Raisson, secrétaire ^éiu'rnl.
Copie conforme, Archives natioiiuies, F'^ 9Ô8.
30 L.ASSISTANCI-: PUBLIQUE A PARIS.
ETAT DES BIENS ET REVENUS DE L'HOPITAL DL NOM-DE-JESLS , FALBOLllG DU NORD, EN CONSe'qUENCE DE L'ARRETE DU DIRECTOIRE DL DÉPARTE- MENT DE PARIS, DU -27 AVRIL 1793.
■j mai 1793.
1 ' Ledit hôpital consiste en une maison composée de deux corps de logis servant de logement aux hommes et aux femmes; ledit corps de logis séparé par une petite chapelle, pour la commodité des pau>Tes et des malades dudit hôpital.
Un autre corps de maison servant ci-devant de logement aux quatre ci -devant Sœurs de la Charité qui administrent cet hôpital; ladite maison occupée depuis le mois d'avril 1790 par le quartier général de la section de Saint-Laurent, qui s'en est emparé.
Une cour, petite basse-cour, écurie ou étable à vache, cuvage pour les lessives, une boulangerie , le tout à l'usage dudit hôpital.
9° Un jardin d'environ 2 arpents et demi, dont l'excédent du fruit et des légumes se vendent au marché ou à la porte, et dont le produit, année commune, est de 600**
Cinq petites maisons louées 1,69-2**
Nota. Ces cin([ maisons, avec celle occupée ci-devant parles Sœurs, et qui servait pour le quartier général de la section de Saint-Laïu-ent , ont été affermées par la Régie, à compter du 1" avril, pour la somme de 2,^00 livres.
Renies sur la Ville et autres 5,532** i5'