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CI A eu pari ù l'iadeiniiilc et au sii|i|iléuiciit.
I') N'a (las «u part h riD<lcmnit(''.
(•'') Supprimé des étals, à cojiipter du 1" geriiiiniil , comme étaiil iiiédi'iiii du ("iraïul Ifuspicv d'Hii maniti.
(*l A ou part ii rindcmnili'' et non au 8n|iplî'meul.
Cl Au|rnieiilé par décisiun de lu Coninii>8ion du aC pluridse.
1*1 Augmc-nlé par décisions îles 8 nivAse cl »G pluviôse. Porter à a,ïoo livres.
('I AufrnienU' par décision du 36 pluvidsc.
l'I Au(;nii'nlée par décision du a6 pluviôse, non compris sos nourriluro et l)lancliissa|rr. appointements dans la dépense- de son compte, ainsi que ceux de la ^arde, de /i38 livi-es par l'iiisinière , de auu livres par an, non CQmjiris leurs nourriture et blanchissage.
lùiiployi" ses au . Pl ili- la
Minute, Arclii>es nationales, F'^sûG.
INSTITUT DKS AVIiUGLLlS TU V\ \ ILLKUUS. :5/i9
lîSSTlïUÏ DKS AMM CI.KS TIUV \ I LLKl KS.
ENQUÊTE FAITE l'\R LE COMITE DES SECOl US PI ni.lCS SCU L'ÉTMtLISSEME.NT DES AVEUGLES TIWVAILLEUnS.
1 A , 19 novemlire 1791.
Séances ordinaires des lundi i4 novembre el vendredi 19 novembre 179». M. Bouestard a fait |)art au Comité des observations que lui a fait naître l'établissement des Enfants aveugles, (ju'il a examiné avec soin, ainsi que le Comité l'en avait chargé, sur l'invitalion de M. Haûy. Il a pensé, d'après une conversation qu'il a eue avec ces enfants, qu'il était important que le Comiti' les entendît en particulier el hors de la présence de leur insliluteur; il a proposé, en conséquence, d'en admettre deux dans une des prochaines séances du Comité. La discussion s'est ouverte sur cette proposition, et il a été arrêté que le Comité manderait quatre de ces élèves, vendredi prochain, pour assister à sa séance et y faire leurs opérations sans leur instituteur.
Huit des enfants aveugles, élèves de l'établissement dirigé par M. Haiïv, ont été, conformément à un arrêté du Comité, introduits à sa séance. Ils ont fait divers essais de leurs talents pour la lecture, dans des livres ou des cahiers de musique imprimés en relief et préparés pour leur usage. Ils ont ensuite demandé la parole pour exposer les inconvénients de l'établissement de M. Haûy, ils sont entrés à ce sujet dans des détails assez longs.
M. le président leur a annoncé ([ue le Comité prendrait leurs observations en considération, et ils se sont retirés.
Extrait des procès-verbaux des séances du Comité des secours publics, Arcliives nationales, AF*ii39, fol. 11 v'\
LETTRE DE LA COMMISSION DES SECOURS PUBLICS AU CITOYEN UAUY, INSTITUTEUR DES AVEUGLES TRAVAILLEURS, LUI ANNONÇANT QUE, D'APRÈS L'EXAMEN DU LOCAL PAR EUX OCCUPE, ILS PROPOSERONT LE TRANSFÈREMENT DE L'ET ARLISSEMENT.
I (') viMidémiaire nn ii.
Les Commissaires des secours publics au citoyen Haûy, instituteur des Aveugles travailleurs, maison des ci-devant Célestins.
l*aris, le 16 vendémiaire, l'an 2" de la République, une ei indivisible.
La Commission des travaux publics, citoyen, nous a transmis le résultat de l'examen qu'elle a été chargée de faire du local qu'occupent les Aveugles travailleurs dans la maison des ci-devant Célestins, et d'après lequel il ne paraît pas qu'il soit possible de remédier à la mauvaise disposition de ces bâtiments; nous vous invitons, en conséquence, à nous faire passer des renseignements sur le nombre des aveugles (|ui occupent cet établissement, sur le genre des travaux auxquels on les exerce et enfin sur la grandeur du local qu'exige cette institution bienfaisante. Aussitôt que ces renseignements nous seront parvenus, nous proposerons à la Convention nationale de transférer ailleurs cet établissement.
Minute, Aicbives nationales, F'^ aii.
RAPPORT AU COMITÉ DES SECOURS PUBLICS, DECLARANT QUE I/lNSTm T DES AVEUGLES TRAVAILLEURS DOIT iVrUE CONSIDÉrK COMME KT MU.ISSEMENT DE BIENFAISANCE ET PLACl^ DANS LES ATTRIBUTIONS DE LA COMMISSION
DES sEcoi ns.
3 floréal au 11.
L'('tiiljlis8(!niont dos Aveugles Iravaillours s'adresse joiiiiiclit'nuMit à la (lomiuissioii dcK secours jmur ôlre pourvu par elle ii ses dillorciils hosoins; jusqu'à ce nio-
INSTITliT DKS AVEUCLKS Ti; \ \ \ I LLKIJUS. :551
inonl col élablissoiiieiiL n'a point lail pailie des alliiltulioiis de la (Iniiiiiiission des secours, <'lan( domcun; sous la siiivoillauce de rinsiriiclioii |)ul)lif|U('.
H iiuporlo, pour la nVidariti' du snvice, (pi'il soiL dt'liiiilivciuonl ddleriuiui' sil doit en être de cet établissement connue de Ions les autres élahlissements de l}ienlaisance de celle Gon\niuue, dont la surveillance, direction et adminislratiou immédiate ont été attribuées par la loi du i h Iruclidor à la (lommissiou des secours publics, nous ])onsous (pui riustilul des aveujjles Iravailleius doit être <'()nsid('ré plus particulièrement comme établissement de bicnlaisance que connue objet d'instruction publique; cet établissement peut, d'un autre côté, être assimilé à celui des Sourds-Muets, dépendant aujoiu-d'luii des allributious de la ('iOiumission des secours; nous invitons le Coniitc à [(rendre uue décision qui lixe sur cet objet la compétence des deux Commissions.
Miuute, Aixhives nationales, F'"' a5Gi).
MÉMOIRE D'IIAÛY, INSTITUTEUR DES AVEUGLES TRAVAILLEURS, AU COMITE DE SALUT PURLIC, EXPOSANT LES INCONVEMENTS DU LOCAL QU'ILS OC- CUPENT AUX CÉLESTINS ET DEMANDANT LEUR TRANSLATION À L'HOSPICE DES CATHERINETTES.
1 1 prairial an u.
IIVSTITDT NATIONAL UKS AVEUGLES TRAVAILLEURS. SECTION IJE L'ARSENAL.
Aux membres de l(i Convenimi comjwsaiU le Comité de salut public.
Primidi, 1 1 prairial au a de la République française, une cl indivisible.
Représentants du peuple,
En ordonnant de m'adresser les deux premiers recueils de morceaux de musique à l'usage des Fêtes nationales , vous avez rempli le vœu des infortunés aveugles; vous les mettez à portée de concourir mieux que jamais à la propagation des principes de notre Révolution; je ne vous remercie pas de ce service, la récompense en est dans vos cœurs.
Un autre objet de ma pétition du i*"' prairial est resté sans réponse. J'ai compris qu'accablés comme vous l'êtes du poids des aflaircs publiques, vous ne pouviez m'entendre que par écrit, je satisfais à cette obligation.
Je n'eus pas plus tôt connaissance du projet que vous avez formé
Vio'l
<l(' ronsncrvr tout l'niij)hi(riiiriit des ci-devant Céleslins à l'ogmndisscmenl de l'Amenai, que je m'empressai de rhercher dans Paris un autre bien national capable de contenir l'InstiliU des aveufrles. qui occupe encore maintenant une partie du susdit couvent. J'avais déjà vu plusieurs emplacements, tons insuIJisanlii à mo)i objet . lorsque la section des Lombards demanda à la Convention :
i" Que F hospice des Catherineltes , sis rue Denis, dans son arrondissement, fût transféré en une autre maison appartenant à ces religieuses, même rue, section de lîonne-Nouvelle, pour y être desservi par deu\ ou trois femmes, nombre jugé suffisant à cette œuvre, au lieu de trente individus qui y sont employés.
2" Que l'Institut national des Aveugles travailleurs fût ensuite transporté dans le susdit hospice, au sein de la section des Lombards, qui se propose d'employer en partie au service de ses habitants tous les moyens d'industrie de ceux des aveugles qui sont déjà en état de travailler, soit à des objets de manufacture pour les marchands, soit à l'impression des papiers à l'usage des bureaux de ses autorités constituées, soit à la célébration de ses fêles décadaires, etc., travaux dont le bénéfice tournerait d'autant à l'avantage de cet établissement et au soulagement du Trésor public.
La pétition de la section des Lombards fut renvoyée aux Comités des secours, etc. Par ordre du premier de ces Comités, l'Agence des biens nationaux ayant enjoint à Galimar, l'un de ses architectes, d'eslimcr le local des Catherineltes, celui-ci, pénétré de l'importance de ses fonctions, dont le but principal doit être de veiller aux intérêts de la République, estima, par un premier aperçu, que ce terrain était de nature à être vendu ou loué au profit de la Nation.
Cependant, Représentants du peuple, ne serait-il pas possible de concilier l'intérêt de la Républicpie avec celui (prelle-même témoigne à une classe d'infortunés, si respectable par les eiïorts qu'elle fait j)our être utile à elle-même et à la société?
P;ir exemple, ne pourrait-on pas retrancher d'abord du bâtiment des (iatlierinelles toutes les façades cpii régnent sur les riu's Denis et des Lombards, pour les veiulre ou les louer au [>rolit de la Nation, et ensuite ne donner aux aveugles que ce (ju'd leur Jaiil jin'cisénicnt , dans la
iNSTiriT i)i;s \\i:i(iij:s rii \\ \ii,lki iis. wïùi
jitirlic 1(1 plus retirer de I inléneur. Ils lo recrvniKMil avoc recomi;iiss;iiice. Les Aveugles travailleurs cl leurs iiislilulciirs son! de vrais sansfulotles. Ennemis di; tout ce qui sen( le lu\e, les plus beaux lo^jements pour eux, ce sont des vinsses, des ateliers. Qu'il nie soit permis d'ajouter (pie cette maison est peut-être la seule de Paris où il n'v aurait pas de dépense à faiiv pour la rendre propre à recevoir l'Institut national des Aveujjles travailleurs.
Va\ prenant ce parti, la Convention favoriserait un ('|;d)Iissenienl (|ui, à travers une multitude iYohstdcles imntyaldes , se soutient, comme [)ar miracle, à l'aide du travail opiniâtre des aveugles, dont plusieurs sont prêts à céder à de jeunes enfants les bourses nationales destinées à l'éducation et à entrer dans des ateliers f[ui ne peuvent être formés avec avantage rpi'au ventre de Paris, seul ari-ondissement capable d'alimenter les travaux des aveugles, et de leur y faire trouver non seulement leur subsistance, mais même peut-être un jour \e prix de leur loyer et autres frais d'établissement, à la décbarge du Trésor public; ce qui s'exécuterait déjà sans les obstacles dont je viens de parler, dont le principal est les tentatives qu'ont faites jusqu'à ce jour et que font encore sourdement les ennemis de la chose publi(|ue pour détruire rinslitiit national des Aveugles.
Mais je m'éloigne de la demande que j'ai à vous faire, Hepréseiilants du peuple, de celle enfin qui est plus particulièrement du ressort de votre Comité: j'y reviens.
Dans le cas où notre établissement ne pourra obtenir, ne fût- ce ijuc provisoirement , la portion la moins précieuse de l'hospice des (.atherinettes (et on a lieu de ne pas le craindre dans une République </«î honore le malheur, qui favorise de tout son pouvoir l'instruction, qui assure la subsistance des infortunés, et par des secours et par des travaux^, j'ignore où il sera possible de placer les Aveugles travailleurs, à moins que ce ne soit, à beaucoup de frais, dans quelque faubourg où toutes les ressources de l'industrie leur seraient interdites. Cependant, malgré bîs sacrifices que nous nous sommes empressés de faire à la chose [)iiblicjue, en cédant promptement l'église des ci-devant Célestins, leur enclos, les jardins, les salles au rez-de-chaussée, etc., d'une part nous entravons malgré nous les travaux de la fabrication des armes; de l'autre, son agence séante à l'Arsenal n'attend pas ([ue nous avons évacué les lieux pour s'emparer d'nne (pumtité d'autres pièces, (pu
tfP7.IUKr.ir %ATION
MOUS sojit (Je la dernière utilité. Déjà des ateliers qui traversent l'éta- Ijlisseniciil lui interdisent toute communication avec le pu])lic dont la visite alinicnfe ses travaux. Pleins de l'énergie (|ui anime les vrais républicains français contre les tyrans, les Aveugles travailleurs ne se plaindront pas d'être incommodés par la fumée des forges, par le bruit des enclumes; mais, privés par leur inlirmité du plaisir de la promenade, ils éprouvent avec [)eine la [)rivatiou d(î la seule petite cour destinée à leur l'aire prendre l'air, et que l'on vient d'emplir de cbarbou de terre; mais ils éprouvent avec peine le désagrément d'être heurtés à chaque instant par le transport des matières; mais ils éprouvent avec douleur les insultes faites à leurs sœurs d'infortune j)ar des ouvriers sans mœurs; mais cnlin ils apprennent avec chagrin qu'on vole journellement leurs ustensiles de travail, à la faveur des ouvertures faites de toutes parts à leur local.
Dans cette extrémité, prêt à voir succomber un établissement qui n'a besoin que d'un signe de votre protection pour fleurir, je vous conjure, Représentants du peuple, ou de fairk sdspem)Re les consthuc-
TIONS KT EMMÉNAGEMENTS UE l'aGENCE DU MOUVEMENT DES ARMES DANS NOTRE
ENCEINTE, jusqu'à NOTRE DEPART (si toutcfois cela uc compromct pas le salut général) ou de fauie presser la translation de notre iNSTrruT, ne
FÛT-CE QUE PROVISOIREMENT, DANS UNE PETITE PARTIE DE l'hOSPICE DES CaTHE-
RiNETTES, comme je l'ai indiqué, ou dans tout autre local (pi'il vous plaira d'indi(pier. Représentants du peuple, je suis l'organe des infortunés Aveugles travailleurs, vous êtes leurs pères, (pi'à ce double litre il me soit permis de vous dire que, lorsque des républicains français, aussi intéressants par leur malheur que par les efl'orts qu'ils font pour le réj)arer, sont exposés à (piel(|U(' danger, ils ne peuvent et ne doivent attendre leur ap[)ui cjue du Comité de salut public.
(Signé) : Haïv,
uuk'ur d(,' la iiiaiiuTO d'iiislruiro lus avciijjles cl leur premior iiisliluleiii' iiiilioiial.
Original 8i|;iit', Archives iialionaics, F'^ ûtti.
INSTITUT DES AVEUGLES TllAVAlLLEUUS. 355
DlicnKT Dl'] \A CONVENTION !S \TIO\ \l,i; . I'OUTWT Qi;'\ L'WKMK CIIVOll': (JUVnTli:i5 l)L TIUITKMKNT M.C.OliDI': \ I/INSTITLT WATIONAL DES AVEUGLES TUW VII.LEinS SEUA l'WK D'VVANCE.
3o prairial an ii.
Le cituvoii Haiiv, premier iiisliluteur des Aveugles, se présenle ù la barre; il demande que la Convention nationale décrète ([ue charnue quartier du traitement que la Nation accorde à l'établissement de l'Institut national des Aveugles travailleurs soit à l'avenir [)a)é d'avance.
Sur la proposition d'un membre, (pii convertit en motion la demande de rinslitut national des Aveugles travailleurs, section de l'Arsenal, la Convention nationale décrète que cbaque quartier du traitement que la Nation accorde à cet établissement sera payé d'avance, el que cette disposition sera commune à l'établissement des Sourds-Muets.
Le prés(.'nt décret ne sera pas imprimé.
MiinilL' (le la inaiii de iMallariiic, Arcliives nationales, C 3o'i, n"' iiao, iiay. Kd. Pnirh-vvrhnl de la Convention nationale, t. XXXIX, }). ho\.
RAPPORT ET PROJET D'ARRETE DE LA COMMISSION DES TRAVAUX PUBLICS AU SUJET DU MAINTIEN DES AVEUGLES TRAVAILLEURS DANS LE LOCAL PAR EUX OCCUPÉ AUX Ce'lESTINS.
97 messidor an ir.
Le 97 messidor, l'an 2" de la République, une et indivisible.
L'hospice dit des Catherinettes est très avantageusement situé et même pres(pie déjà disposé pour y établir un hospice de malades, si cela entrait dans le plan du Comité.
Le bâtiment des Célestins ayant été accordé aiL\ Aveugles par un
décn.'t ("Il date du(yi juillet 1791)"^ et les dr-pcnses occasionnées pour cet établissement ayant été considérables, il ne paraît pas juste de les niulti[)lier une seconde fois. Toute la question se réduit à savoir si la partie de terrain (jui reste aux Aveu(jlcs. dans le local très vaste des ci-devant Célestins, serait sullisante, moyennant quelques séparations qui empêchassent les communications extérieures.
Approuvé : Lerebours.
PROJET D'ARRÊTÉ
La Commission des travaux publics est chargée d'examiner: 1° si le local actuellement occupé par les Aveufjles est suffisant pour leur logement et les travaux aux([uels ils se livrent: 2° si, au moyen de quelques dispositions, comme des séparations, soit en planches ou autrement, soit par une ou plusieurs sentinelles, il ne serait pas possible d'empêcher toute communication extérieure.
La maison dite des Catherinettes reste à la disposition de la Nation jusqu'à nouvel ordre.
.Miaules {2 p.), Archives nationales, F'^ a '11.
PRÉSENTATION À LA CONVENTION NATION \LK PAR LES ANKKiLKS TRVVML- LËLRS DKS PREMliiRI'S EPRELVES Din.MXES PVTRIOTIQUES SORTIES DE
LELRS PRESSES.