‹ L'assistance publique à Paris pendant la Révolution; documents inédits (volume 3)Chapitre 96 sur 206 · lliorniidor an n · texte numérisé non relu

lliorniidor an n

L'Institut national des Aveugles tra\ ailleurs remercie la Convention nationale de ses bienfaits, lui dit qu'il vient de consacrer le bénéfice provenant de ses travaux à l'acjiuisition de caractères de musupie, pour

"> Deux iIccieK de l'Asseinl)lée con^li- sèment des écoles deslinées à l'inslriictioii

liianU-, !<■ pn-niier- dn j i juillet 1791, le des Sourds et inuels el des Aveu{,des nés.

second du a8 scjtleinbre suivant, allée- (Voir le texte du second de ces décrets

(èrent li's Itàlinii-nls (II- l'ancirn couvent des dans le tenu' II de \\\x.vsl(itice piiblùjue t)

(léir'slins, dans li'ur inlt'fjralilé, à TtHaldis- l'nris pi-ndiiiil la Hrrohitioii , p. 58.)

INSTITIT DKS \ \ K ICl.KS TP. \ \ M F.I.Fl'nS.

Xû

imprimer à l'usafjo tlii |)('ii|iie di^^ liyimios |);itii(tli(|iic.s ' . Il Li ^)v'\r (Ta- {[tM'or l<'S pnMiiièrcs (''preu\es sorties de leur j)i'es.se cm ce {jeiire. .Menlion honorable, insertion an Hullelin.

Extrait du |irocès-verl»al. Archives nalioinili-s, (1 .^lo, ii" 1^17. Kd. Piocès-vei-hdl de lo Coitvenliuii iitiliniifilv , I. \L11I, p. i.'jo.

LKTTRK 1)K L\ COMMISSION DKS THVVVIV PI HLICS \ CKLLE DES SECOIRS, DI-'CI.VRWT QIE LE LOCAL Qll CONMEVDHUT LE MIEl X AL\ WEl CLES TIU\ MLLELRS SERAIT L"V\CIE\NE M\IS()\ DE SA1\TE-CAT1IER1\E.

3 vendémiaire an m.

La Commission dos travaux publics à la Commission des secours.

Paris, le .3 vendémiaire de Tan 3" de la République française, une el indivisililc.

La Commission a fait examiner, citoyens rollègnes, quels seraient les moyens de parer aux inconvénients qui résultent de la mauvaise disposition du local occupé par les Aveugles travailleurs, et dont vous lui avez fait part dans votre lettre du 9-7 messidor. Il a été reconnu (]ue, quelques mesures qu'on prenne pour remédier à ces inconvénients, il est impossible d'v parvenir, vu la quantité d'ouvriers et autres personnes que les établissements qui avoisinent ce local v amènent. Le seul parti à prendre serait de transférer ailleurs les Aveugles travailleurs, et, d'après le rapport fait à la Commission, il lui paraît que le local qui conviendrait le plus pour cet usage serait la maison cidevant Sainte-Catherine, rue Franciade, au coin de la rue des Lom-

'• Uu exemplaire de cette curieuse production typographique existe parmi divers imprimés à l'usage des aveuglesque renferme la liasse F'^ ail. Cette brochure de U pages est intitulée : Hymne» desUnés à être chantés par le corps de musique des Aveugles travailleurs à la fêle en l'honneur de liarra el de I l'a/fl, premier œuvre de musique sorti dila presse de l'Institut national des Aveugles travailleurs, dédié à la Convention natio-

nale. Au folio 1 verso se trouve \'hymne pour la fe'te de Baira et Viala, paroles du citoyen A visse, musique du citoyen Gossec ; au folio 2 verso , l'Hymne à l'Kire suprême, paroles du citoyen Laurence, député à la Convention , musique du ciioyen Gersin, a' instituteur des aveugles. A cet opuscule a élé annexé, sous forme de prospectus, une note sur r Institut national des Aveugles travailleurs.

358 I/ASSISTANCR PUBLIQUE A PARIS.

bnrds. C'est à vous, citoyons rollèjfuos, si vous adoplpz relie prnnositinn, à vous cont'eiler pour rcla avec la (îommission des revenus nationaux. Salut et fraternité.

(Sijjné) : Rondelet.

Original signé, Archives nationales, F'^ 9/11.

I-ETTRE DE M. HAÎJY \ L'LN DES MEMBRES DE L\ COMMISSION DES SECOURS m I5LICS POUR SE JUSTIFIER DE CERTAINES INCULPATIONS DONT II. ET UT L'OHJKT.

•2 5 nivôse an m.

A II citoyen , membre de la Commission des secours publics.

Quintitli, a5 nivôse, Tan 3^ de la République française, une et indivisible.

(atoyen, on m'a communiqué les justes reproches que lu m'as adressés, au nom de ta Commission, sur mon silence relativement à l'aiïaire du citoven Porthaux'^'

Permets-moi de ré[)ondre à deux de tes observations :

1° S'il y a contradiction entre le versement du reliquat de la Caisse philanthropique dans la caisse nationale, et la réclamation de Porlhaux, ce n'est pas ma faute. Dans cette respectable société dont je re|f relie l'anéantissement, il y avait, comme partout ailleurs, des gouvernomanes, des {][ens que la seule gloire de paraître animait (je bénis loulefois ce motif, piiiscju'il concourait à soulager des infortunés). Un de ces sociétaires, dont on pourrait dire : cet homme assurément n'aimait pas la musique, un de ces sociétaires, dis-je, très louable d'ailleurs, a. contre la nature de l'Institut, tourné des fonds destinés à la uiusicpie à d'autres objets de prédilection, en faveur desquels je rends à sa mémoire la justice de déclarer qu'il a même ajouté de ses propres deniers, et voilà comment Porlhaux ne se trouve pas acquitté.

'3° Tu revendi(pies, citONen, au nom de la Commission, la surveillance de iioire é'Iablissemeiil. Je vois celle |>n'ti'Mlion avi'c autant de

^') !)ciiiiiiii(|nc' l'nrlli.iiu , liilliicr, ji\ail roiiriii |)(iMr .Sixi livn-s d'iiistrniiii'Mls de iiiiisi<|(iiaux a\i'iij;l<'s (|iii alhilinl . ||.^ d'iMiiincIn-s cl l'èlt's, jiuici' dans les églises.

INSTITir l)i:s W'Kl Cf-KS rilW MI.LKllP.S. :\:y\)

pliiisir (|iii' (l<^ rccoiiiiMissiuicr, cllf iirjiltt'slc \o Iciidri' iiilt'i'rl (|uc tu prends au soulagement de mes inlorliun's ('lèves. Il y a ell"e(li\('iiieril do l'analogie entre leurs premiers besoins e( la nature d(> rinslilul de la (!oumiission de secours. La (îonstitiitioii ((Uisacre je itrincipe, mais la surveillance de la Conuiiission ne me paraît pas e\clusi\e. ,SV 1(1 Société doit (les .secours aux malheui-eu.v , l'instruction est aussi leur licsoin. Et mon établissement, dont la base est l'industrie, réclame également la vigilance de la Commission, (jui s'occupe du progrès de l'éducation, de la culture des arts et des talents, des travaux relalils aux métiers, etc.

J'entrerai, citoyen, dans de plus grands détails vis-à-vis de ta Commission et je ne négligerai rien pour éclairer ses bienfaisantes opérations en faveur de notre Institut.

Salut et fraternité.

Signé : HaCy, interprète de la Commission secrète près lo (loniilt' do saliil pnl)lic. Orifpnal signé, Archives nationales, F'^ gSGg.

MKMOIRE ENVOYÉ P\R IIVLY \ L\ COMMISSION DES SECOURS PLHLICS E\ VIE DU RÈGLEMENT D'UNE DETTE DE 372 LIVRES POUR FOURNITURE DE MEURLES \ L'INSTITUT DES AVEUGLES TRAVAILLEURS.

aG messidor an m.

Aux citoyens composant la Commission des secours publics.

Citoyens Commissaires, d'après un décret de l'Assenihli''»! constituante, en date du 98 septembre 1791 (v. st.), l'éta])lisscment des Aveugles travailleurs, étant devenu national, et ledit décret n'ayant assigné aucune somme, soit pour le mobilier, soit pour les ustensiles de travail des ('lèves, le citoven Haûv, auteur de leurs moyens d'éducation et leur premier instituteur, ne put remplir les vues bienfaisantes des législateurs, qu'en empruntant à des fournisseurs les objets nécessaires au pensionnat et à l'éducation. La citoyenne veuve Montarlier. (|iii con-

o(io i;assistan(;i< pi umoi k a i'ahis.

naissait déjà le cilow!!! llauj j)()ur avoir inpubl('' différents aveuglos sur sa responsabilité et en rarquil de ses propres deniers, dans un temps où l'établissement n'était pas encore sous la main du (iouvri-noment . ne lit aucune difficulté de lui louer des lits de sanjjle, matelas, couvertures, pour coucber les aveugles pensionnaires de la Nation, dans l'espérance toujours prochaine que l'administration des Etablissements pul)li(s s'empresserait défaire cesser cette opération onéreuse en fouinissanf l'établissement de meubles. Mais le cito\en Haiiv n'avant pu l'obtejiir, l't ayant fait des elTorts pour connnencer à satisfaire la veuve Montarlier, en lui faisant payer un à compte de loo^ sur ses bénéfices, les circonstances l'ont forcé de r<'sler débilcur envers elle de la somme de -)y-i^, (pi'elle réclame avec confiance de la justice de la Commission.

Je certifie l'exposé au mémoire ci-dessus de la plus exacte véri(('. A Paris, en l'Institut national des Aveugles travailleurs, rue Denis, près celle des Lombards, ce 96 messidor, l'an .V de la Républirpie, une et indivisible.

Signé : Haïv,

prcinior inslilulenr national des Avcufjles travaillpiu'?. Oriffinal, Arcliivns nalionales, F'^ 3569.

LKTTI'.K DES INSTITUTEUKS N\T10\\L\ DES AVEl f;LES TltWMLLELnS À L\ COMMISSION DES SECOl US PUBLICS À L'EFFET D'OliTEMU LA DELIVRANCE D'LN CERTIFICAT ATTESTWT OIE LEl R ÉTARLISSEMKXT N" \V \IT i:\CORE REÇU AUCUN SECOURS.

h thermidor an ui.

Aux tilotiPii.s composant hi Coiiiniission (Jm secourft jH(l>lirs.

<inarliili, /i tlioiniidor, l'an iV de la R('pid)!i(|iio i'iancaisc, uno o\ imli\isililc'.

fiiloyeus (lominissaircs,

l)aiis la détresse aflreuse où se trouve l'Institut national di's Aveugles Iravailleurs par le rencbérissemenl excessif el progressif des vivres.

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