I.cs Administrateurs des Domaine i et Finances
Signé : Tassin et Trudon.
Certifié conforme à l'original :
Signé : Raisson.
COPIE DE L'ARRETE DU DIRECTOIRE DU DEPARTEMENT DE PARIS, DU 28 JUIN 1791, RELATIF À L'HOPITAL SAINTE-ANNE.
Sur ce qu'il a été dit que les administrateurs des Domaines et finances de la
k'^ L'ASSISTANCE PUBLIQUE A PARIS.
municipalité de Paris avaient demandé , par leur lettre du 8 de ce mois , que le Bureau municipal fut autorisé h faire payer par la Caisse de la Ville la somme de 72,000 livres qu'ils certifient être due aux entrepreneurs de la construction projetée des quatre hôpitaux , tant pour les travaux qu'ils ont faits pour la construction de l'hôpital Sainte-Anne, que pour les matériaux qui sont sitr place;
Ouï le procureur général syndic.
Le Directoire estime qu'attendu le versement fait en(re les mains du trésorier de la Ville de sommes qui, sans compter les soumissions à époques, s'élèvent à 368,000 livres, il ne peut y avoir d'inconvénient à faire payer sur cette somme celle de 79,000 livres aux entrepreneurs de ladite construction, et ce, aux époques qui seront convenues entre eux et le Bureau municipal.
Fait en Directoire à Paris , le 28 juin 1791. (Signé) : La Rochefoucauld , yjre'sîdent; Anson, vice -président; Davous, Talleyrand - Périgord , J. -L. Brousse et Thion de la Chaume.
Original signé et copies {k p.), Archives nationales, F'^ aia.
LETTRE DE FRANÇOIS CRETTE (dE PALLUEl), CULTIVATEUR À DUGNY, AU MAIRE DE PARIS, PROPOSANT DE CEDER À L\ VILLE L'EXCEDENT DE SA RÉCOLTE DE POMMES DE TERRE, SOIT POUR LES HOPITAUX, SOIT POUR LES PAUVRES.
18 mars 1798.
A Dugny, près Saint-Denis, l'an 3° de la République.
Citoyen maire,
Je recueille tous les ans une très grande quantité de pommes de terre, c'est ordinairement mon troupeau qui en fait la consommation, mais cette année que nos aliments de première nécessité paraissaient devenir plus rares qu'à l'ordinaire, j'ai économisé cette denrée le plus qu'il a été possible, en suppléant à la nourriture de mes brebis par d'autres aliments, de manière qu'il m'en reste bien encore aujourd'hui quatre à cinq cents setiers dont je puis disposer; elles sont de l'espèce jaune qui est la meilleure et la plus délicate de toutes. J'ai cru devoir vous les offrir, présumant qu'elles pourraient être de quelque secours à la Ville, soit aux hôpitaux, ou pour quelque autre destination, car l'on ne peut se dissimuler qu'un boisseau ou deux de ces racines chez une
pauvre femme, chargée d'enfant, ne lui soit d'un grand secours, en lui épargnant d'autres aliments.
Le prix que je les vends chez moi est 6^ le setier de douze boisseaux comble, ou 8^ rendus à Paris. Si cette offre peut vous être agréable, je vous prie de m'en prévenir.
Je suis bien véritablement, citoyen maire, votre très affectionné serviteur.
F. Cretté,
cultivateur à Dugny près le Bourget.
Original, Archives nationales, F'^ ai 2.
LETTRE DU MINISTRE DE L'INTERIEUR À M. THOURET, COMMISSAIRE DES HÔPITAUX DE PARIS, AU DEPARTEMENT ET À LA MUNICIPALITE SUR L'IN- CONVENIENT DE COMPRENDRE PARMI LES VOLONTAIRES ENVOYES EN VENDÉE LES OFFICIERS DE SANTE DES HOPITAUX DE PARIS.
7 mai 1793.
Le Ministre de l'Intérieur au citoyen' Thourct, commissaire aux hôpitaux de Paris.
[1] J'ai reçu, citoyen, la lettre que vous venez de m'écrire relativement aux inconvénients qui résulteraient pour les hôpitaux de Paris, si les officiers de santé qui y sont attachés sont compris dans la levée des volontaires qui doivent partir pour la Vendée; vous ne devez pas ignorer que cet objet regarde le Département et la Municipalité, et je viens de leur communiquer votre lettre.
Le Ministre de rLitérieur aux administrateurs du Département de Paris.
[9] Je m'empresse, citoyens, de vous transmettre une lettre que je reçois d'un des commissaires des hô{)itaux de Paris sur les inconvénients qui pourront résulter pour le service de ces établissements, de
comprendre les officiers de santé qui y sont atlnrhés dans la levée de volontaires qui va se faire pour la Vendée. Le nomljre de ces officiers est déjà devenu insuffisant depuis la guerre, et l'humanité sollicite pour qu'il ne soit pas diminué davantage. Au surplus, citoyens, je ne puis sur cet objet que m'en rapporter à votre prudence, mais il vous paraîtra sûrement digne de mériter toute votre attention.
Le Ministre de rintérieur aux ojjîciers municipaux de la commune de Paris.
[3] Je viens, citoyens, de recevoir une lettre du citoyen Thouret, commissaire des hôpitaux de Paris, sur le préjudice qui résulterait pour le service de ces maisons, si les officiers de santé qui y sont attachés étaient compris dans la levée des volontaires destinés pour la Vendée. J'ai cru devoir vous faire passer une copie de celte lettre, son objet vous paraîtra sûrement digne d'attention. Je ne dois pas vous laisser ignorer que je communique également au Département la réclamation du citoyen Thouret.
Minutes (3 p.), Arcliivos nationales, F'"' -ifi^i.
EXPOSÉ, PAR LES ADMIMSTRATEURS DES HOPITAUX DE PARIS, DE LEURS RESOUNS, FAIT EN PRESEACR DU COMITE DES SECOURS PUBLICS.
G, 10 juillet 1 7f)3.
Du samedi 0 juillet i 793.
Sur une demande contenue dans une lettre des administrateurs des hôpitaux de Paiis qui désirent de communiquer au Comité l'état de leurs besoins, on arrête qu'ils seront avertis de se rendre à une séance extraordinaire qui aura lieu mercredi, 1 0 de ce mois, et que le Comité s'assemblera aussi extraordinairement lundi 8 , à son heure accoutumée.
ADMINISTRATION HOSPITALIERE. Zi5
Dii mercredi lo juiilet 1798.
Les administrateurs des hôpitaux de Paris, qui avaient demandé une conférence avec le Comité, se présentent; l'un d'eux expose qu'il est indispensable de mettre à la disposition du Ministre de l'Intérieur une somme de quatre millions quatre cent mille livres, pour les besoins courants des hôpitaux de Paris, et sur ce qu'un membre a observé que le Ministre ne demandait que huit millions pour tous les hôpitaux de la République, on arrête que les administrateurs des hôpitaux de Paris se retireront auprès du Ministre de l'Intérieur pour concerter avec lui sur la somme qui devra être mise entre ses mains pour subvenir aux besoins de tous les hôpitaux de la République, et qu'il sera fait ensuite du tout un rapport à la (convention.
Du samedi •2\ septembre 1798.
Le citoyen Derniaux, premier commis du Ministre de l'Intérieur, présente un éfat des dépenses des hôpitaux de Paris, des secours qu'ils ont reçus et de ceux qui leur sont nécessaires pour la présente année, sur les huit millions décrétés par la Convention. Cet état indique aussi les omélioralions faites et celles (pi'il convient de faire dans ces hôpitaux. Le citoyen Derniaux finit par annoncer que les huit millions peuvent suffire pour donner aux hôpitaux de la République les secours nécessaires à leur entretien jusqu'au i*"^ janvier 179^».
Extrait des procès-verbaux des séances du Comité des secours publics, Arcliives nationales, AF* 11 89, fol. i33, i36, ii6 v".
DÉCRET DE LA CONVENTION NATIONALE, PORTANT QUE LE JARDIN DE L'AN- CIEN ÉVÊCIIÉ DE PARIS SERA OUVERT AUX MALADES DE L'HOTEL-DIEU , ET ORDONNANT DE TRANSFERER, DANS LES MAISONS NATIONALES LES PLUS CONVENABLES, PARTIE DES MALADES DES DIFFl'rENTS HOSPICES DE