DU TRAVAIL
Art. 1". Toutes les femmes et filles détenues à Lazare seront de nouveau mises à l'épreuve par les surveillants pour s'assm'er du genre de travail auquel elles sont propres et qui sera plus conforme à leur goût.
Art. 2. Celles qui seront reconnues propres à un genre de travail quelconque, et celles qui ont déjà été reconnues telles, seront tenues de s'y livrer toutes les fois qu'elles en seront requises.
Art. 3. Les femmes, dont il est question dans l'article ci-dessus, seront tenues de montrer à celles qui ne sauront pas travailler et qui sont susceptibles d'apprendre, et pour les dédommager du temps qu'elles emploieront à les former, il leur sera donné dix sols par jour, lesquels seront pris sur les bénéfices des élèves jusqu'à ce que ces dernières puissent travailler seules.
Art. li. Celles qui fileront la laine et le coton plus gros que le modèle qui leur aura été donné ne toucheront que la moitié de leur gain.
Art. 5. Les fileuses de lin seront également tenues de filer conformément au modèle qui leur sera donné, et celles qui ne s'y conformeront pas, subiront la peine portée en l'article précédent.
Art. (). Celles qui étant propres à un genre de travail quelconque, refuseront de s'y livrer, seront punies de la détention dans une chambre séparée et réduites au pain et à l'eau; elles y resteront tout le temps que durera leur refus de travailler.
Art. 7. Les femmes et filles non employées faute d'ouvrage seront tenues de rester dans l'ouvroir qui leur sera assigné, et celles qui sortiraient pour s'introduire dans les ouvroirs, seront sur-le-champ mises dans une chambre séparée, -2 h heures, au pain et à l'eali.
Art. 8. Il sera fait tous les matins, par la surveillante attachée à chaque ouvroir, l'appel des détenues qui y seront employées; celles qui ne s'y trouveront pas, ou qui après avoir répondu à l'appel en sortiront, seront réduites pendant trois jours à demi-pitance.
Art. 9. La Commission sera prévenue dans les ali heures du nom des femmes qui se seront mises dans le cas de la punition et des faits qui y auront donné lieu.
Art. 10. L'économe et les surveillantes pourront re(|uérir le concierge et les gardes toutes les fois qu'ils le jugeront nécessaire; il est enjoint à chacun, pour ce qui le concerne, de tenir la main à l'exécution du présent règlement.
Le Comité approuve le présent règlement et ordonne qu'il sera exécuté suivant sa forme et teneur.
Le 2^1 thermidor an 3' de la République française, une et indivisible.
Pour copie conforme :
Le représentant du peuple, Reverchon.
Extrait du regislre des arrèlés du Coinilé des secours, Archives nationales, F'^* 3, loi. iS'6.
LKTTHE DE L\ COMMISSION DES TRAVAUX PUBLICS AU CITOYEN VIEL, ARCHI- TECTE, ACCUSANT Rl'cEPTION DU DEVIS DESCRIPTIF POUR L'ETABLISSE- MENT D'UN MANÈGE OÙ DEVAIT ETRE PLACEE LA MACHINE HYDRAULIQUE DESTINÉE À FOURNIR L'EAU NECESSAIRE À LA SALPETRIERE.
6 fructidor an ni.
La Commission des travaux publics au citoyen Viel, archilecle.
Paris, le G fruclidor an 3".
La Commission a reçu , citoyen , le devis descriptif que vous lui avez adressé pour l'établissement du manège où doit être placée la machine
hydraulique destinée à fournir la quantité d'eau nécessaire à la maison de la Salpêtrière. Gomme vous avez omis d'indiquer la dépense qu'occasionnera l'exécution de chacun des articles de ce devis, la Commission se voit forcée de différer de prendre un parti relativement à cet établissement, jusqu'à ce que vous lui ayez fait passer un nouveau devis revêtu des prix du jour, qui, tels peu stables qu'ils soient, lui présenteront au moins un aperçu de la dépense. Salut et fraternité.
Minute, Archives nationales , F'-^ 1170.
LETTRES DE LA COMMISSION DES SECOLHS PUBLICS À CELLE DES TRAVAUX PUBLICS, LUI FAISANT PASSER LES DEVIS ET PLANS DRESSES PAR LE CITOYEN VIEL, ARCHITECTE, POUR LA TRANSFORMATION DU LOCAL DE LA MAISON DE FORCE DE LA SALPETRIERE EN HOSPICE CONSACRE À CER- TAINES CATÉGORIES DE MALADES.
tt' jour complémentaire an 111-12 brumaire an iv.
La Commission des secours publics à la Commission des travaux publics. Paris, le i' jour complémentaire, Tan 3" de la République française, une et indivisible.
Il] Le local de la Salpêtrière connu sous le nom de Maison de force avant été évacué par les femmes qui y étaient détenues, nous avons cru, citoyens, devoir le consacrer aux infortunées que l'indigence oblige de recourir à la bienfaisance nationale, et dont les maladies réclament qu'on les éloigne de la vue du public.
Ce projet nécessitant des changements dans la distribution de ce local, nous avons chargé le citoyen Viel, architecte, de nous en dresser le devis estimatif, nous vous faisons passer ce devis, pour que vous donniez les ordres nécessaires à l'exécution de ces travaux. . Salut et fraternité.
(Signé) : Dernieau.
HOPITAL GENERAL