FIN DE L'ÉTAT
Autrefois on blanchissait le linge de Scipion à la maison de la Pitié, oii il y avait une buanderie, mais elle a été supprimée, il y a près de six ans, et depuis ce temps le linge de Scipion est blanchi par une blanchisseuse de la ville à prix réglé au plus bas par l'Administration des hôpitaux.
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Attendu que la maison de Scipion n'a de linge que le juste nécessaire, il est essentiel que le blanchissage s'en fasse exactement et que la blanchisseuse soit ponctuelle à le rendre, semaine par semaine, quand il y a retard, ce qui arrive rarement, l'on va chez elle qui demeure dans le voisinage, pour la presser. Si l'on adoptait un nouveau mode, il faudrait la même exactitude ou avoir une plus grande quantité de linge; cependant, je regarde comme plus économique de n'en avoir que le juste nécessaire, car dans nos maisons, provision devient perte et profusion.
Montant de ce qu'a coûté le blanchissage du linge de Scipion depuis l'année 1790 :
Année 1790 i,635^ 1 1' ô*"
Année 1791, où il y a eu réduction de personnes et par conséquent
de linge. 1,1 -45^ 1 1'
Année 1792 1 ,181^ 18" 6*^
6 premiers mois 1798 539^6*^
Miniilcs ( •?. p.), Arcl)ives nationales, F'^ slil{.
ÉTAT DES RÉPARATIONS À FAIRE DANS LA MAISON DE SCIPION, DRESSE PAR LE SIEUR REGNARD, ECONOME, AVEC RAPPORT À LA COMMISSION DES TRAVAUX PURLICS.
aS fructidor an iii-5 vendémiaire an iv.
Ail citoyen Viel, architecte de l'Hôpital Général, rue et presbytère Jacques.
[i] Le dessous de la porte cochère est tout usé et enfoncé par le passage des voitures, il faut refaire ce pavé et conduire cette réparation à une toise environ au delà du dessous de la porte, où le pavé est aussi enfoncé dans le ruisseau, parce que sous cette partie il pleut dans les caves, je veux dire que les eaux filtrent et dégradent les voûtes.
Refaire également le pavé du dessous de la porte de la cour de la boucherie et une partie d'environ 2 toises et demie du ruisseau allant de la grande cour à ce dessous de porte, les eaux y sont stagnantes
et filtrent de même, cela produit aussi une odeur infecte qui se répand dans la cuisine voisine de ce ruisseau. 11 faudra refaire ces parties le plus solidement possible à cause des grosses voitures qui tous les jours se rendent à la porte de la boucherie, c'est la lourdeur de ces voitures qui détruit le pavé.
Refaire aussi le pavé dans une partie d'environ h toises dans l'écurie donnant sur la rue, au-dessous du râtelier, plus le ruisseau de cette écurie, ainsi que la porte d'entrée, le pavé y est dégradé, d'autres sont déplacés, en sorte que les chevaux sont dans le cas de se blesser, de plus l'urine des chevaux séjourne dans le ruisseau de l'écurie.
Refaire aussi le pavé dans une partie d'environ 3 toises vis-à-vis le manège de la pompe, le pavé y est dégradé par les voitures qui vont et viennent continuellement ])our la décharge du bois dans le chantier.
Derrière la ci-devant chapelle, refaire le pavé dans l'étendue d'environ 2 toises au-dessous du tuyau de l'eau de rivière pour la boulangerie, attendu que les eaux filtrent dans les fondations. Il a déjà été fait un massif de pierre sous cette partie pour assurer le pavé, et toujours il s'enfonce et reçoit une si grande quantité d'eau qu'on peut soupçonner qu'il y a un abîme sous cette partie, cette grande quantité d'eau doit faire craindre la dégradation des fondations.
Replacer le tuyau de plomb et le faire assurer par un cercle de fer, il y a longtemps qu'il ne vient plus d'eau de rivière, le tuyau ne tenait pas, pour éviter qu'on ne l'emporte, je l'ai fait placer dans le magasin sous clef.
Dans la cuisine, raccommoder les tuyaux de conduite d'eau de rivière et de puits qui, après avoir fourni l'eau à la cuisine, la conduisent à la boulangerie, et refaire la partie de dalle de pierre posée au-dessous de ces tuyaux, qui est dégradée et donne lieu à la filtration des eaux dans les caves de la maison.
Enfin, refaire à neuf une grande gouttière de bois donnant sur le hangard vitré au-dessus des voitures à pain près la panneterie. Cette gouttière est totalement pourrie et percée de vétusté; pour sa conservation il serait bon de la peindre en gros rouge à l'huile.
Je soussigné, économe de la Maison nationale de Scipion, certifie les besoins ci-dessus nécessaires, d'après les plaintes qui m'ont été
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portées et la visite que j'en ai faite, sauf celle à faire par l'architecte des hospices de ]'Hô[)itai Général.
Ce 28 fructidor an 3' de la Répubhque française, une et indivisible.
Regnard.
RAPPORT A LA COMMISSION DKS TRAVAUX PCIÎLICS.
Le 5 vendémiaire ;in /r de la République.
[9] Sur la demande de l'économe de la Maison nationale de Scipion et d'après l'approbation de la Commission des secours, le citoyen Viel, architecte, fait passer le devis désignalif et approximatif des travaux à faire à la Maison de Scipion.
Ces travaux consistent dans la réparation de plusieurs parties de pavé, dans celle de quelques parties de maçonnerie, dans la fourniture d'une gouttière en bois, le changement de la conduite d'eau venant de la maison des Elèves de la Patrie, et quelques ouvrages de jdomberie, le tout estimé c),669^ 11' S*".
Ces réparations étant très urgentes, on propose à la Commission d'en autoriser l'exécution.
Approuvi' : Uo:ni)ei,rt.
Original signé et minute (2 p.), Archives nationales, F" 1 170.
PROCLAMATION Dl DEPARTEMENT DE PARIS RELATIVE AL'X PETITES-MAISONS.
i4 mars 1798.
Les asiles piiLlics consacrés à la classe indigente de nos frères sont spécialement recommandés à nos soins par les lois de la République. L'hôpital des Petites-Maisons est do ce nombre.
Cet établissement a été formé à Paris, non par des hommes puissants» vains dans leurs bienfaits mêmes, mais par des citoyens modestes et peu riches qui, au moyen d'une cotisation légère, mais annuelle et permanente, ont eu le bonheur de jeter les premiers fondements de ce grand et utile établissement, qui soulage plus de 1,600 infortunés, dont 5 00 sont entretenus et soignés dans la maison même, sans rien coûter à la République,
Le despotisme pensa favoriser cette aumône en la rendant obligatoire, de volontaire qu'elle était. Tel fut l'objet des lettres patentes de i55o qui exigent de tous les citoyens la taxe des pauvres, à peine de contrainte. Cette mesure offensante ne ralentit point la générosité de nos ancêtres dans le temps même des plus déplorables dissensions, et la prospérité de cet asile des pauvres s'accrut au milieu des calamités publiques.
Citoyens, nous vous demandons de continuer et de maintenir, étant libres, l'établissement que vous avez su former sous le règne de l'oppression.
Les administrateurs particuliers de l'hôpital des Petites -Maisons, surnommé Grand Bureau des Pauvres, ont demandé au Département
de les autoriser à percevoir, à titre de bienfait volontaire, la cotisation connue ci- devant sous le nom de taxe des pauvres, et ils ont désiré que les commissaires chargés de cette collecte charitable ne fussent plus choisis comme ci-devant par les paroisses, mais par les àS sections.
Le Département a donné son approbation à cette mesure qui vous remet, comme il vous est dû, la disposition entière et libre de votre confiance, et celle de vos bienfaits.
Ne perdez pas de vue, citoyens, que c'est votre propre ouvrage que vous conserverez en contribuant au soutien de l'hôpital des Petites-Maisons, et que, par cet acte si facile et si peu onéreux de sensibilité, vous assurerez l'existence et la vie de i,r)oo de vos frères qui périraient sans ce secours.
Fait en Directoire à Paris, ce ik mars 1793, l'an deuxième de la République française.
Signé : Nicoleau, président; Bourgain, Houzeau, E.-J.-B. Maillard, Lefevre et Leblanc.
Imprime, Archives nationales, AD xiv S.
DEMANDES DES ADMIMSTRATELRS DE L'HOPITAL DES PETITES-MAISONS, DU GRAND BUREAU DES PAUVRES ET DE L'HOPITAL DE LA TRINITE RELATI- VEMENT À L'APPLICATION DU De'cRET DU 23 MESSIDOR AN II ET REPONSES , AVEC LETTRE D'ENVOI AU SIEUR LEMIT, ADMINISTRATEUR DU DEPARTE- MENT.
7 thermidor an ii.
Citoyen Lemitte, administrateur du Département.
Cp 7 thermidor, l'an a" de in Répul)ii(|ue française.
Gitoven,
Nous t'envoyons les demandes que nous avons faites en ta présence et celle du citoyen Reverdy chez le citoyen Le Rebours. Tu nous as
promis de les remettre au citoyen président, nous t'invitons à nous faire donner la réponse du Département le plutôt possible.
Les citoyens administrateurs du Grand Bureau des pauvres et hospices des Petites-Maisons et de la Trinité.
(Signé) : Desprez, Delavoiepierre, Lecamus, Sageret, GiRARDiN, Kîvapen, Richer , greffier.
En tête de la lettre : ffRenvoyé à la Commission des secours publics. \ Paris, le 7 lliermidor. l'an a de la République, une et indivisible.
Le président du Déparlement , (Signé) : Damesme.