‹ L'assistance publique à Paris pendant la Révolution; documents inéditsChapitre 168 sur 241 · thermidor an m · texte numérisé non relu

thermidor an m

La Commission des travaux publics à celle des secours publics.

Paris, le 3 thermidor, an 3^

[i] Nous venons, citoyens collègues, de recevoir du citoyen Perdreau, notre agent, une lettre par laquelle il nous donne connaissance des ordres que vous lui avez donnés pour faire toutes les dispositions nécessaires à la translation des insensés de l'hospice de Charenton dans celui des Petites-Maisons. Nous vous avions cependant priés, citoyens collègues, par la circulaire que nous avons écrite à toutes les Commissions executives de correspondre directement avec nous et non pas avec nos agents, toutes les fois que vous auriez ([uelque demande à faire concernant nos attributions. C'est pourquoi nous vous prions de nous envoyer copie certifiée de l'arrêté du Comité des secours qui ordonne la translation dont il s'agit,, parce qu'alors nous n'hésiterons plus à autoriser le citoyen Perdreau à faire les dispositions nécessaires.

Salut et fraternité.

La Commission des secours publics à là Commission des travaux publics. Paris, le 8 thermidor de Tan 3" de la République française, une et indivisible.

[2] En conséquence de votre lettre du 3 de ce mois, nous vous transmettons, citoyens collègues, l'arrêté du Comité des secours relatif à la translation des insensés de Charenton à l'hospice des Petites-Maisons. A l'égard de vos observations sur les ordres donnés au citoyen Perdereau, nous vous répondrons que les dispositions à faire étaient urgentes et ne consistaient que dans la confection de quelques portes, lits et croisées; nous avons cru pouvoir, en conséquence, autoriser le

citoyen Perclereau à l'exécuter, attendu qu'il est convenu depuis longtemps entre nous que, pour accélérer le service, nous pourrions autoriser les ouvrages qui ne seraient pas de nature à êlre retardés et qui n'entraîneraient que de légères dépenses, sauf à vous instruire ensuite de ce que nous aurions pu autoriser.

Nous terminerons en vous observant que le citoyen Perdereau , d'après notre autorisation, a été toujours en avant, nous vous invitons à la confirmer dans le plus bref délai par des ordres ultérieurs, si vous le jugez nécessaire.

(Signé) : Dërnieau.

Minute el original sigué (-i p.). Archives nationales, F'^ 1168.

LKTTHU; DE LA COMMISSION DES SECOURS À CELLE DES TRAVAUX PUBLICS, LUI TRANSMETTANT COPIE DES DISPOSITIONS ARRETEES PAR L'ARCHI- TECTE PERDREAU POUR L'AGRANDISSEMENT DES PROMENOIRS DES FOUS À L'HÔPITAL DES PETITES-MAISONS, AVEC REPONSE APPROBATIVE.

96 thermidor- 3 fructidor an m.

La Commission des secours publics à celle des travaux publics.

Paris, le aO thermidor de Tan '.'■>" de la République française, une cl indivisible.

[1] Nous vous faisons passer, citoyens collègues, copie des dispositions qui vous ont été proposées par le citoyen Perdreau, arcbitecte, pour l'agrandissement des promenoirs des fous de l'bospice des Petites- Maisons, à raison de la translation de ceux de Gharenton dans cet liospice. Nous vous invitons à lui donner les ordres nécessaires pour l'exécution de ces dispositions que nous avons approuvées.

Salut et fraternité.

(Signé) : Debnieau.

Paris, ce 2 1 tliermidor an 3" de la République française.

L'architecte diidit hospice représente aux citoyens composant la Commission des secours publics que, d'après leur décision, pour du cimetière pre'sentement supprime' en prendre une partie afin de former un promenoir pour les insense's, et de l'aulre un chantier pour y déposer le bois à brûler, qu'à cet effet il paraît indispensable de construire un mur en moellon pour se'parer ledit promenoir du chantier à bois, afin que lesdits insense's ne puissent s'évader, ledit mur à construire portera environ yS pieds de longueur, serait élevé de i8 pieds de hauteur d'après le sol et y compris chaperon, serait suj)primé le mur de séparation actuel pour réunir la petite cour présente des insensés au promenoir. Pour mettre l'autre partie du cimetière à l'usage d'un chantier à bois, il sera nécessaire, pour y faire arriver les voitures, de rélargir les baies du passage actuel, à cet effet couper les dosserets en pierre pour donner la voie sufiisante, supprimer une des arcades bandées en pierre, y mettre un portail, y établir une porte, poser les bornes nécessaires pour garantir les murs. Cette opération évaluée coûter, nonobstant tout incident, vu qu'il pourrait se rencontrer dans la partie de ion<lation à faire pour le mur du promenoir susdit quelques anciennes fosses qui contraindraient, soit à de ])Ius basse fondation ou plateforme, et opération indispensable, la somme de i8,5oo livres.

Signé : Perdereau.

Pom- copie conforme :

(Signé) : Dernieau.

La Commission des travaux publics à la Commission des secours. Paris, le 'S frudidor, l'an 3' de la République.

[2] Nous avons reçu, citoyens collègues, voire lettre en date du 26 thermidor et copie des dispositions qui vous ont été proposées par le citoyen Perdereau pour l'agrandissement des promenoirs des fous de l'hospice des Petites-Maisons, à raison de la translation de ceux de Charenton dans cet hospice.

Ces dispositions ayant obtenu votre assentiment, nous venons de transmettre au citoyen Perdereau les ordres nécessaires pour l'exécution des travaux que nécessite cette opération.

Salut et fraternité.

Original signé, copie et minute (8 p.). Archives nationales, F'^ 1168.

RAPPORT À L\ COMMISSION DES TRAVAUX PUBLICS ET LETTRE DE CETTE COMMISSION AU COMITE DES TRAVAUX PUBLICS, AU SUJET DE L'AUG- MENTATION DES INFIRMERIES DE L'HOPITAL DES PETITES-MAISONS, DEVENUE ENCORE PLUS URGENTE DEPUIS LE TRANSFÈREMENT DES ALIe'nÉS DE CHARENTON.

i6 fructidor an m.

RAPPORT À L\ COMMISSION DES TRAVAUX PUBLICS

[i] La Commission a fait, ie i3 pluviôse dernier, d'après l'invitation de la Commission des secours, un rapport au Comité des travaux publics, lequel a pour but d'obtenir l'autorisation du Comité pour faire exécuter dans l'Iiospice des Petites-Maisons différents travaux ayant pour objet l'augmentation des infirmeries de cet établissement.

Le détail estimatif de ces travaux ne s'élevait, à cette époque, qu'à la somme de 2C),ooo*^ environ, aujourd'hui il ira peut-être à 300,000^. Le Comité, auquel on a fourni un état de tous les rapports qui lui ont été faits et sur lesquels on attendait sa décision, n'en a pris aucune depuis cette épo([ue tant sur cette affaire que sur beaucoup d'autres.

(les travaux, déjà nécessaires à l'époque où ils furent demandés, deviennent par l'augmentation du nombre des individus de cette maison , (les détenus de Charenton viennent d'y être transférés), non seulement indispensables, mais d'une véritable urgence, et la Commission des secours a chargé le citoyen Perdereau, successeur du citoyen Buron, architecte, qui en avait dressé les plans et devis, de s'informer de la décision prise par la Commission et de la presser.

Dans cette situation de l'affaire, peut-être serait-il nécessaire, avant d'écrire au Comité des travaux publics, de faire dresser un nouveau devis estimatif de la dépense, afin de lui en donner une idée approchée; le citoyen Perdereau serait chargé de cette opération préalable, on lui communiquerait à cet effet le plan et les pièces relatifs à ces travaux, dont il a besoin de prendre connaissance, attendu que ces objets n'ont pas été faits par lui.

598 L'ASSISTANCE PUBLIQUE A PAUIS.

Ce qui porte à faire cette proposition, ce qui la fait regarder comme nécessaire, c'est la grande différence que les circonstances actuelles mettent dans la dépense.

Si la Commission l'aime mieux, on lui proposera d'écrire vivement au Comité pour obtenir son autorisation, on motivera sur les circonstances qui ne permettent plus de reculer l'exécution de ces travaux, en lui annonçant que le surliaussement énorme qui a dérangé toutes les proportions connues, causera aussi une augmentation dans la dépense de ces travaux, augmentation très considérable.

On prie la Commission de vouloir bien indiquer le parli qu'elle préfère.

La Commission des travaux publics au Comité des travaux publics. Paris, le 16 fructidor, l'an 3" de la République.

[2] Nous VOUS avons fait, citoyens, un rapport, le i3 pluviôse dernier, d'après l'invitation delà Commission des secours, relativement à différents travaux à faire dans l'hospice des Petites-Maisons, lesquels avaient pour ol)jet l'augmentation des infirmeries de cet établissement. Ces ouvrages, nécessaires à cette époque, sont devenus encore plus indispensables d'après l'arrêté du Comité des secours, du 12 messidor dernier, portant que les insensés de Charenton seront transférés à l'hospice des Petites-Maisons»

Veuillez bien, citoyens, vous faire remettre sous les yeux notre rapport précité et prendre en considération les nouveaux motifs qui rendent l'exécution de ces travaux aussi urgente qu'indispensable. Nous vous observerons que le devis du citoyen Buron, architecte, qui portait à la somme de 2C),ooo^ l'objet des premières dépenses, éprouvera une augmentation très considérable, non seulement en raison des quelques nouveaux travaux qui seront nécessités par cette translation, mais principalement par le surhaussement énorme des matériaux et de la main-d'œuvre, surhaussement qui a dérangé toutes les proportions connues.

Nous vous prions de nous faire connaître le plus promptement possible la décision que vous aurez cru devoir prendre à ce sujet, afin de nous mettre à même de répondre d'une manière satisfaisante à

la Commission des secours, qui nous presse vivement pour l'exécution de ces travaux.

Minutes (2 p.), Archives nationaies, F'^ 1 168.

DÉCISION DU COMITÉ DIÎS SECOURS PUBLICS TOUCHANT LE MODE DE RÉCEPTION À L'HOPITAL DES PETITES-MAISONS.

17 fructidor an m.

Séance du 17 fructidor, i'an 3 de la Hépublique française, une et indivisible.

• Un membre fait un rapport, d'après celui de la Commission des secours publics, sur différents points concernant l'hospice des Petites- Maisons. Le Comité arrête que provisoirement personne ne sera reçu dans cet hospice , suivant l'ancien usage , en payant une somme convenue.

Extrait du registre des procès-verbaux des séances du Comité des secours, Archives nationales, AF* 11 ia, fol. ^S r°.

RAPPORT À L.\ COMMISSION DES TRAVAUX PUBLICS RELATIVEMENT

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