‹ L'assistance publique à Paris pendant la Révolution; documents inéditsChapitre 175 sur 241 · I S , ■!.") a\ril · texte numérisé non relu

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I 1 1 H y ;> six personnes pour administrer la maison de Cliarenton, trois viennent d'acquérir une maison à Villejnil' et ont déjà fait passer des pensionnaires de la maison de Cliarenton dans la leur, ils ont donné à bail un clos qui a procuré jusqu'à ce moment une grande partie du nécessaire pour la consommation de ladite maison, ils l'ont donné jiour un prix visiblement au-dessous de sa valeur, ils ont résilié une autre partie de terrain qui était de grand profit pour la maison , le tout se fait au nom des trois susdits qui se qualifient de la plus saine et majeure partie de ladite maison, ledit bail passé chez le citoyen Bleuze, notaire à Cbarenton, le 18 de janvier de la présente (année).

(Signé) : Dlval de Staiin,

Cour Saint-Mfirliii, cul-de-sac Saint-Mcolas.

Le Ministre Je Fi)ilériciir aux adminislrateurs (h( Direcloire (hi Département de Paris.

18 avril i79'>.

[•jj On m'a remis, citoyens, un mémoire par lequel on expose que les ci-devant Frères, attachés au service de la maison de charité établie

à Charenton viennent de faire passer des pensionnaires qui se trouvent dans cette maison dans un établissement qu'ils ont formé; on annonce aussi qu'ils ont donné à loyer, et à vil prix, un clos qui était très utile à la maison de charité. Je vous prie de faire prendre sur ces faits les éclaircissements nécessaires et de me les transmettre avec vos observations, mais il paraîtrait que les ci-devant Frères se sont permis des actes qu'il ne leur appartenait plus de faire.

Le citoyen Ministre de l'intérieur.

l'aris, ce 2 0 avril 1790, Tan 9" de la République.

[3] Citoyen, nous avons reçu votre lettre du 1 8 de ce mois, relativement à la maison de charité de Charenton; vous nous apprenez que les ci-devant Frères sont accusés auprès de vous de retirer les malades de cette maison pour les faire passer dans un établissement qu'ils viennent de former, et qu'ils ont donné à loyer un clos qui dépend de la maison qu'ils abandonnent. Ce dernier fait serait un attentat sur la propriété nationale, nous allons prendre des renseignements certains sur ces deux objets et nous vous en ferons passer aussitôt le résultat.

Les ndminislmlcurs composant le Directoire du Département de Paris. Signé : ^\gole.\.v, président; Dlbois, E.-J.-B. Maillard,

BOCRGAIX.

Originaux signés et minute (3 p.), Archives nationales, l*'-' 2 Wi.

LKTTRE DU SIELR CJARMKR, ADMIMSTR\TELR DE LA MAISON DE CHAREN- TON, AU MI.MSTRE DE L'INTERIEUR, ADRESSANT LES RENSEIGNEMENTS DEMANDES SUR LE BLANCHISSAGE DE CET ETARLISSEMENT.

95 juillet 1793.

Charenton, le aâ juillet 1798, Tan a" de la République.

Citoyen Ministre, J'ai reçu votre lettre du îi-j de ce mois, je m'empresse d'y répondre

pour vous donner tous les renseignements que vous désirez relativement au blanchissage de la maison de Charenton. Je vous renvoie aussi l'état de la maison que j'ai rempli le plus exactement qu'il m'a été possible. La maison donne pour le blanchissage par an 3,3oo^. Il est fait par une blanchisseuse des Carrières, près Conflans; les lessives se font chez elle, le linge est lavé dans la rivière de Marne. Tous les lundis, elle rapporte le linge blanc et elle remporte le sale; ce jour-là elle dîne à la maison, ainsi que deux hommes et un cheval.

Voici à peu près le linge que la maison fait blanchir par an :

Chemises 6,600

Draps 6,4oo

Serviettes 8,160

Nappes '^80

Taies d'oreiller 8,288

Tabliers i,536

Torchons 3,8 /lo

Essuie-mains 9^^

Coiffes de bonnet 1,920

Mouchoirs 8,160

Bas de fil et coton 800 paires.

Bonnets de coton 2,ûoo

Chaussons 2,600 paires.

Caleçons « ,200

Garnier ,

Administrateur ile la maison de Cliarenloii. Original, Archives nationales, F'^a^/i.

MAISON DE GHARENTON. 627

ÉTAT DE SITUATION DE LA MAISON DE CHARENTON AU 15 THERMIDOR AN II POUR JUSTIFIER LA DEMANDE D'UNE SUBVENTION DE 15,000 LIVRES.

19 thermidor aii n.

MAISON DE CHARITÉ DE CHARENTON-LE-REPUBLICAIN. ÉTAT DES PERSONNES DE LA MAISON À LA CHARGE DE LA REPUBLIQUE.

Malades i G

Administrateurs k

Chirurgien et élève a

Fous ou imbéciles détenus par ordre du Gouvernement et dont les pensions sont demeurées à la charge

de la République 26

Domestiques et employés 26

7/1 personnes.

Fous ou imbéciles détenus par ordre du Gouvernement, mais dont les familles payent les pensions. . . 35

Total général des individus. . . io()

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