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DIRECTOIRE DU DEPARTEMENT. ADMINISTRATION DES BIENS NATIONAUX

Paris, ie li mai 1793.

[2] Vu ie mémoire des citoyennes Hospitalières de la Roquette, par lequel elles demandent à être autorisées à faire démolir la pompe de leur maison, attendu que toutes les pièces qui la composent sont tellement pourries qu'elles ne peuvent plus servir, à employer les matériaux provenant de la démolition de cette ancienne pompe à la construction d'une nouvelle et à vendre les vieux plombs dont le prix servirait à payer les dépenses qu'occasionnerait le rétablissement de cette pompe;

Vu le rapport du citoyen Petit, architecte des domaines nationaux, du 3 G mars dernier '^^ duquel il résulte que, lorsqu'il s'est transporté sur les lieux, les citoyennes Hospitalières de la Roquette avaient fait démolir l'ancienne pompe, attendu sa vétusté, ce qu'il a reconnu véritable d'après la représentation qui lui a été faite des débris de cette dite pompe, que la vente des vieux plombs, déduction faite de celui nécessaire à la soudure du réservoir de la nouvelle pompe, peut produire une somme de 617^ h\ à raison de 7' la livre pesant, et que cette somme suffirait à peine pour le payement des dépenses à faire pour l'établissement de cette pompe;

Le Directoire, le procureur général syndic entendu, approuve la construction de la nouvelle pompe faite par les citoyennes Hospitalières de la Roquette; en conséquence, autorise lesdites Hospitalières à faire vendre les vieux plombs provenant de la démolition de l'ancienne pompe, pour le prix être employé aux frais faits, jusqu'à due concurrence. pour la construction de ladite nouvelle pompe, à la charge de compter de l'excédent, et dans le cas oii le prix provenant de la vente de ces vieux plombs ne suffirait pas pour le payement des frais de ladite pompe, autorise lesdites citoyennes Hospitalières à payer le déficit sur les fonds qui leur sont délivrés en remplacement des reve-

(') D'après le rapport présenté par l'ar- petit paviHon isolé au milieu du terrain en chilecte Petit, qui est joint au mémoire marais, occupé par le jardinier Leconrt. des Hospitalières, la pompe, dont toutes les Le réservoir, garni de plomb, de la nonpièces élaicnt complètement pourries, se velle pompe devait avoir 9 pieds de long trouvait dans le grand puits, situé sous un sur 6 pieds de large et U pieds de haut.

nus dont jouissait ledit établissement au 9 novembre 1789, laquelle dépense sera allouée dans le compte qu'elles ont à rendre de l'emploi desdits fonds, en justifiant par elles des mémoires des ouvriers dûment réglés et quittancés.

Fait en Directoire, le t /i mai 1798, l'an second de la République.

Signé : (Io^ckdieu, Houzeau, E.-J.-B. Maillahu,

R\ISSON, IjEFEliVIiE.

Originnnx signés (f? p.), Archives nntionales, S Oi/ig.

RKQl ETE DES HOSPITALIERES DE LA ROQUETTE Kl COMITE DE SALUT PIRLIC, l'RENANT LA DEFENSE DU SIEUR GRESLE, LEUR E\-RÉGISSEUR.

fiït friiclidor an ii.

Aiir citoyens Représentants du peuple, composant le Comité de salut public.

Citoyens,

Les citoyennes servant l'iiospicc de la Roquette, faubourg Antoine, ont plusieurs fois déjà apporté leurs réclamations sur l'objet pour lequel elles sollicitent de nouveau la justice comme une décision affirmative du Comité.

Si les pétitions précédemment présentées par les requérantes viennent à lui repasser sous les yeux, il y verra que toutes, de même que celle-ci, ont pour but de demander que dans sa sagesse il veuille bien faire une juste application des explications qui lui ont été laissées à la suite de la loi du 97 germinal contre les nobles au citoyen Jean- Louis Greslé. Ce citoyen étant chargé, avant la loi c[ui l'a atteint, de l'agence de l'hospice qu'elles desservent, ainsi que de plusieurs autres à qui il a rendu des services importants, leur est de la plus grande utilité.

Elles représenteront de plus qu'elles ne savent comment la loi l'a frappé, parce que jamais il n'a joui d'aucun des privilèges de la noblesse, qu'il a toujours payé les impositions et qu'antécédemment à la

Révolution, simple dans ses mœurs comme dnns ses sentiments, il s'occupait à des parties de commerce que des revers l'ont forcé d'abandonner. Il est donc sans état comme sans fortune, puisqu'il ne vivait que des témoignages de reconnaissance des services qu'il rendait à différentes personnes, singulièrement aux citoyennes requérantes, qui demandent avec instance qu'il soit rendu aux besoins de l'hospice ((u'elles desservent, rue de la Roquette, faubourg Antoine, section de Popincourt.

A Paris, ce (fructidor) l'an 9." de la République française, une et indivisible '^l

(Suivent les signatures.)

Renvoyé h la Commission des secours, le 95 fructidor, l'an 9^ de la République française.

Original sifjiif', Archives nationales, F'^ rî58.

RAPPORT DE LA COMMISSION DES SECOURS PUBLICS, PROPOSANT L'ALLOCA- TION D'UNE SOMME DE 5,000 LIVRES POUR SUBVENIR AUX BESOINS DE L'HOSPICE DE LA ROQUETTE.

•2 1 vendémiaire an m.

L'hospice de la Roquette, privé de ses revenus par la loi du 28 messidor, sollicite un secours de i5,ooo^ [)our faire face à ses dépenses qui s'élèvent à environ 3, '2 00^ par mois.

OBSERVATIONS

La Commission, suivant l'article 4 de la loi ci-dessus citée, doit pourvoir aux dépenses courantes des hôpitaux, en attendant que la distribution des secours soit définitivement décrétée. Comme il est

'■'' Cette requête est accompagnée d'un lion qui les avait frappés et d'une lettre

mémoire de la Famille Greslé nu (Comité de de Boucher Saint-Sauveur envoyant les salut public, protestant contre la proscrip- pièces on question.

possible ([ue la Convention nationale s'occupe bientôt de cet objet, les secours à accorder doivent être limités à un temps très court. D'ailleurs l'administration des petits hospices de Paris présentant des abus auxquels il est important de remédier, on va se procurer à cet effet les renseignements nécessaires; en attendant qu'on les ait obtenus, on pense qu'une somme de 5,ooo^ pourra suflire à l'hospice de la Roquette.

On propose en conséquence de faire payer par la Trésorerie nationale, sur les fonds mis à la disposition de la Commission des secours publics, la somme de 5,ooo livres aux administrateurs de l'hospice de la Roquette, pour être employée aux besoins de cette maison.

Remis au citoyen Rergeron.

Minute, Arcliives nalioiialos, F'^ a 58.

REQUÊTE ADRESSÉE AU DEPARTEMENT DE PARIS PAR LES DAMES HOSPITALIERES DE LA RUE MOUFFETARD, AVEC LETTRE D'ENVOI DE M. DUROIS, CURE DE SAINT-MÉDARD.

l 'i, rî3 déieiiilii'ti 1791-

1 6 décembre 1791- Monsieur,

Vous avez eu la bonté de me dire que vous vous intéresseriez (mi faveur de la maison des Hospitalières, rue MoulFelard, pour leur faire payer ce qui est nécessaire pour leur subsistance, l'entretien de leur maison et les besoins des malades et infirmes confiés à leurs soins. J'ai l'honneur de vous envoyer, Monsieur, leur mémoire, qu'elles ont déjà présenté au Département et qui n'a pas encore été répondu.

Je vous prie. Monsieur, d'appuyer une demande aussi juste. Cette maison, aussi intéressante que respectable, mérite la considération du Département par son objet et par la manière dont elle a toujours été administrée. Vous ferez une bien bonne œuvre, Monsieur, de solliciter pour leur obtenir les sommes nécessaires au service de leur maison.

J'ai vu hier M. Cousin au sujet de la nouvelle difficulté que nous suscitent nos marguilliers ; il m'a promis d'en parler vivement à l'assemblée. Je vous prie. Monsieur, de vous joindre à lui, et, s'il est possible , de nous mettre à l'abri de ces misérables tracasseries.

Je suis avec respect, etc.

Dubois, curé de Saint-Médard.

A Messieurs, Messieurs les administrateurs du Département de Paris.

Messieurs ,

Les religieuses Hospitalières, rue Mouffetard, fauboui-g Saint-Marcel, à Paris, ont riionneur de vous exposer : i° que, maigre' tous les efforts qu'elles ont faits de tous les temps pour établir une juste balance entre la de'pense et la recette de leur maison, elles n'ont pu y parvenir; 2° que le déficit, qui existe aujourd'hui et qui existait à l'époque du 1" janvier 1790, oi!i elles ont fourni à la Municipalité l'état de situation de la njaison, a pour cause l'insuffisance des revenus affectés à diverses fondations de lit, ainsi qu'il sera ci-après démontré; 3° que, leurs représentations aux fondateurs des lits n'ayant jamais été écoutées, ces fondateurs ayant prétendu que la diminution des revenus de ces fondations étant des affaires du souverain, elle devait rester à notre charge, les Hospitalières ont continué à entretenir ces mêmes fondations par mi sentiment d'humanité et de charité inséparable de l'esprit et de la règle de leur maison; k" que les charges annuelles de leur maison sont infiniment au-dessus des moyens; que maintenant, privées de la perception de leurs rentes et revenus, elles se trouvent exposées à suspendi-e tous les secours qu'elles désirent continuer aux malades de leur maison , et à manquer elles-mêmes des besoins de la vie.

Un exposé succinct mais exact de l'état de leur maison , de ses revenus , de ses charges, vous pénétrera, Messieurs, de la nécessité de venir à leur secours, et leur position affligeante ne peut manquer d'intéresser votre bienveillance.

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