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ETAT DES PERSONNES NOURRIES ET ENTRETENUES DANS LA MAISON

1" Religieuses de cliœur 16

•1° Religieuses converses . . 7

A reporlcr ^3

Report 28

3° Demoiselles agrégées à la maison pour le service des malades 8

h" Malades entretenus dans les lits fondés ho

5° Chapelain 1

6° Sacristain 1

7° Jardinier 1

8" Tourières 2

9° Filles de service 5

En divisant le restant du revenu de 3o,o3i** 5' 10'' par 81 personnes, il ne reste pour chacune que 870^ pour la nourriture, hois, chandelle.

1" Il faut premièrement pourvoir à l'achat des drogues pour l'entretien de l'apothicairerie;

2° L'entretien de 28 religieuses, tant de chœur que converses;

3° Entretenir le linge de la maison, dont la consommation est immense à cause des malades;

4° Aux réparations de l'intérieur;

5° A l'entretien de la cire pour l'oflîce do la maison.

II résulte évidemment de ce tableau que non seulement les Hospitalières sont dans l'impuissance, étant privées de la propriété de leurs biens, non seulement de pouvoir par la suite acquitter les dettes passives dues au 1 1 novembre 1791, mais encore de pouvoir exister avec un revenu de 82.000 livres pour 81 personnes, outre des charges multiples et indispensables; ce qui devient de jour en jour plus affligeant pour la maison, c'est de voir arriver l'instant fatal où les malades et les religieuses manqueront de toutes les choses nécessaires à la vie, les fournisseurs ne veulent plus faire de crédit, ne reçoivent plus aucun revenu.

Nous voilà à la fin de l'année 1791; la maison n"a rien reçu sur ladite année 1791 que les sommes suivantes, savoir:

En rentes viagères et sur particuliers 35o*^

En loyers de l'intérieur, 9 mois au 1" octobre 1791 8,525**

Le revenu annuel est de 82,800** :

Pour 1 1 mois, c'est 29,866**

On a reçu 8,875**

Non reçu pour la maison 25, '^89**

Les religieuses Hospitalières ont à la ve'rité reçu, le ai juillet ly»)!, à litre de secours de la Municipalité, une somme de 6,000**, dont l'emploi a e'té l'ait indispensablement ainsi qu'il suit :

Le 22 juillet 1791, payé au sieur Hiénard , boucher, la somme de 2,000** à compte sur la fourniture de 1790 2,000**

Le 22 dudit, payé au s' (Chaude, épicier, la somme de i,5oo**, à compte sur la fourniture de 1 790 i,5oo**

Le 22 dudit, payé à M""' Goislard la somme de 1,200**, à corapttî iur celle de 3,Goo** qu'elle a prêtée 1 ,-joo**

Le 26 juillet 1791, payé au s' Bachelier la somme de 1,2/12** pour restant et entier payement des mémoires de maçonnerie des années 1788, 1789 et 1790 1,262**

ÉTAT AU VKAI DE l.\ MAISON AL 1 1 NOVEMBRE I79I.

Les dettes passives montent à 32,38 1** 5' lo"*

Sommes légitimement dues aux Hos|)ilalières , pour ce qu'elles auraient du recevoir sur cette année 1791 25,689**

Le déficit n'est donc que de 6,892** 5" lo"*

Déduisant sur cette somme celle de 700** [)our loyers de l'année 1790 reçus par la Municipalité 700**

Dette effective 6,i92**5' lo"*

D'après le tidèle exposé de la situation de la maison , les religieuses Hospitalièies osent espérer de la bienveillance de MM. les administrateurs des secours indispensables pour les soutenir et entretenir les malades. Vouées par attachement au service et au soulagement des pauvres, elles ne cesseront de s'y livrer avec le même zèle, mais il serait bien douloureux pom" elles de ne pouvoir satisfaii'e à des dettes sacrées pour elles, et contractées avec des fournisseurs honnêtes et zélés pour le bien de la maison, et de ne pas connaître par quels moyens elles pourront vivre par la suite. C'est donc dans la sagesse de MM. les administrateurs du Dé[)artenient (ju'elles espèrent trouver les moyens qui puissent concilier leur existence d'une manière permanente.

Original signé et minule (9 p.). Archives nationales, S (3i/i5.

RVIM'Oirr FAIT D'APnÈS LA VERIFICATION DES TITRES QUI COINSTATENT LA PROPRIÉTÉ DES BIENS ET LES REVENUS DES DAMES HOSPITALIERES DE LA RUE MOUITETARD, AVEC DECISION DU BUREAU DE LIQUIDATION.

i"juin 1793.

Revenus de terres à la campagne t Gf)^

Autres revenus en loyers de maisons à Paris . . . /i.ioo^

Autres revenus en loyers d'aj)parlements intérieurs (4,'73G^) Pour mémoire.

Renies sur les aides et gabelles et sur l'ancien

clergé 28,260^ 5' /{''

Rentes sur particuliers (joo^ G' 6'

Rentes viagères sur la tète de dilTérentes reli- ^ gieuses (3()6^ 1 V) Pour mémoire.

Autres revenus en indemnités (1,0/i 1^ 1 12') . . . . Pour mémoire.

Total général des revenus . . . 3 8,/i5Gtt 1 1' 1 0''

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