‹ L'assistance publique à Paris pendant la Révolution; documents inéditsChapitre 41 sur 241 · COMPTE · texte numérisé non relu

COMPTE

jusqiies

00 fO

CSM-^ Cl-a CTiC! O-O

urî a-.

G^*^CO rH C1*CI 001^5 -«(MWCiCTCJ^ClT-

in

Oi •

yi

ce

ta

-13 '-^'o^'TS^-a^'^

a>ëcu2a;'2a)2o

.= 'eu

eu EN3

ce

-o; ,Qj 'S) ,33 -O) ,3 -« -S -0)

co

ÎO

lO

ro

CO

ca g j

TO

oo

oo

LO

RAPPORT DES ADMINISTRATEURS DU DEPARTEMENT DE PARIS À LA CONVEN- TION NATIONALE, RENDANT COMPTE DE LEUR VISITE À L'IIOTEL-DIEU ET AFFIRMANT QU'IL N'Y EXISTE AUCUNE MALADIE PESTILENTIELLE ET QUE LA SALUBRITÉ N'Y LAISSE RIEN À De'sIRER, AVEC De'cLARATION DES ME- DECINS DE L'HÔTEL-DIEU.

] 9 juillet 1793.

19 juillet.

Citoyens législateurs,

[1] Déjà vous êtes rassurés contre les bruits inquiétants que les ennemis de la République voulaient accréditer.

Nous venons, au nom du Département dont nous sommes membres, affirmer que la peste n'existe que dans la tête et dans le cœur des scélérats qui conspirent contre notre Révolution.

Depuis mercredi matin nous avons visité les salles et autres dépendances de l'bôpital Hôtel-Dieu, et nous y avons trouvé les salles aérées, blanchies et percées de manière à procurer un air phis salubre. Les arrosements , les lotions , le blanchiment ne sont point négligés , les aliments que nous avons aussi examinés y sont de bonne c|ualité.

Les lits ne présentent plus cet entassement de malades qui rendait souvent l'hospice plus dangereux que la maladie elle-même.

Les malades sont couchés seuls, et il existe en ce moment y 00 lits non occupés.

Les malades nous ont témoigné partout leur satisfaction des soins et du bien-être qu'ils éprouvent. Nous avons réuni les médecins et le chirurgien en chef, et leur procès-verbal constate que non seulement il n'existe aucune maladie pestilentielle, mais même aucune maladie contagieuse, et qu'il y a moins de mortalité que jamais'^'.

(Signé) : Leblanc, administrateur du Département de Paris. BouRGAiN , administrateur du Département de Paris.

('J Ce rapport a été imprimé avec la déclaration des médecins de l'Hôlel-Dieu qui y fait suite (Archives nationales, AD xiv, 8).

[3] Le dix-huit juillet mil sept cent quatre-vingt-treize, an second de la République française, une et indivisible, nous, administrateurs du Département, soussignés, nous sommes transportés, sur les neuf heures du matin, dans l'intérieur de l'Hôtel-Dieu, accompagnés des commissaires des hôpitaux. Nous y avons trouvé réunis les citoyens médecins et les citoyens chirurgiens en chef de l'Hôfel-Dicu , qui s'y étaient rendus d'après notre invitation. Après leur avoir fait |)art de l'objet de notre mission, nous avons reçu d'eux les déclarations suivantes, savoir :

1° Que le bruit qui s'est répandu de l'existence de la peste à l'Hôtel- Dieu est absolument dénué de fondement, et qu'il n'y règne aucune espèce de maladie contagieuse'^';

2° Que c'est dans la ville qu'eux-mêmes, médecins de la maison, l'ont appris;

3° Qu'il y a dans ce moment-ci moins de maladies graves, aiguës, et moins de mortalité que jamais.

Et ont lesdits citoyens médecins et chirurgiens signé le présent avec

■lesdits commissaires des hôpitaux et nous. Ainsi signé : Danié Despa-

lureaux, Solier, Mallet, Duhaume, Boscjuillon, Thauraux, Baget, De-

frasne, Asselin, Laverne, Desanté, Thouret, d. m. p. Leblanc et Bour-

gain, ces deux derniers administrateurs du Déparlement.

Cerliiié conforme à l'original déposé au secrétariat du Département de Paris.

(Signé) : Raisson, secrétaire général.

Ori»jinal signé et copie conforme, Archives nationales, C 961, n° 568.

('' Dans la séance tenue par la Commune , le i5 juillet, la section de la Cité vint démentir ce bruit, et le lendemain Richou monta à la tribune de la Convention nationale pour déclarer qu'après s'èlre transporté à l'Hotel-Dieu, il avait pu constater que la peste n'y existait pas, mais il proposa d'autoriser les malades à se promener sur la terrasse de l'évêché donnant sur la rivière où ils respireraient un air plus pur et plus saluhre, ce qui fut décrété le jour même. (Cf. le Thermomètre du jour, n° 56/i, p. i3o, n° 565, p. 169. Voir dans

la Chronique de Paris , n° du 1 8 juillet 1793, le' rapport des délégués de la Commisvsion de bienfaisance et de santé, séante au Louvre, cf Quoique le pouple eût été rassuré officiellement, néanmoins l'alarme ne cessa pas entièrement. Quelques jours après, toute la famille d'un boucher étant morte subitement , la Commission fut obligée d'éclaircir cet événement par une enquête , afln d'ôter des esprits la crainte renaissante de quelque horrible contagion." (Bûchez et Roux , Histoire parlementaire de la Bévolution française , t. XXVIII, p. 363.)

ihli L'ASSISTANCE PUBLIQUE A PARIS.

PROCÈS-VERBAUX DU COMITE DES SECOURS RELATIFS À LA REUNIOIN DES BÂTIMENTS DE L'ANCIEN ARCIIEVÊCHÉ DE PARIS À L'IIOTEL-DIEU.

2 1 août 1798, i5 brumaire an 11.

Du mercredi 21 août tygS.

Un citoyen membre de la Commission des hôpitaux établie au Louvre dans la salle de la ci-devant Académie des sciences demande au Comité de nonnncr un rapporteur pour statuer sur la réunion des bâtiments du ci-devant archevêché de Paris à l'Hôtel-Dieu de la même ville, et il engage le Comité à faire part à la Commission du choix qui sera fait à cet égard.

Du i5 brumaire de la a" année de la Répiiljjique, une et indivisible.

Le citoyen Boussion, d'après l'invitation du Connté, présente un rapport sur les améliorations à faire à i'Hôtel-Dieu de Paris, rapport dont l'ancien Comité l'avait chargé.

On arrête de proposer à la Convention nationale d'autoriser la municipalité de Paris à disposer provisoirement des bâtiments de l'Evêché, qui sont contigus à l'Hôtel-Dieu, et que ce projet de décret sera communiqué au Comité d'aliénation.

Exlrail des procès-verbaux des séances dn Comité des secours, Archives nalionales, AF*ii 89, loi. lio v°, i53 v°.

PROPOSITION FAITE AU CONSEIL GENERAL DE LA COMMUNE À L'EFFET D'APPELER L'IlÔTEL-DIEU MAISON DE L'HUMANITE ET DE PRENDRE DES MESURES POUR AMELIORER LE SORT DES FEMMES EN COUCHE DANS LES

Page 1