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D'HUMANITÉ

1 7 messidor an ii.

D'après la demande faite à l'Administration par le citoyen Lordeleau de trouver un moyen pour éviter l'usage des bottes pour le lavage du linge de l'hospice du Nord , attendu la difficulté de trouver de la pois, du cuir et la dépense considérable qu'occasionnent les ouvriers qui travaillent à ces bottes, qui exigent maintenant un salaire considérable et leur nourriture;

Celte demande ayant été renvoyée à l'architecte, il s'y est transporté et a vu qu'il était impossible d'y construire un bateau de bois qui tiendrait beaucoup d'espace et ne remplirait pas le but.

C'est pourquoi il propose de construire dans ledit lavoir quatre petits parapets en pierre qui araseraient le trottoir; lesdits parapets formeraient un bateau de chaque côté du lavoir, et les garçons auraient toujours le pied sec, moyennant un faux fond en planches et une vidange au-dessous de ce faux plancher, lesquelles galeries auraient i6 pieds de long sur 22 pouces de haut, et il en a en conséquence dressé l'état ci-après

D'après la demande faite à l'administration par le citoyen Lordcleau de trouver un moyen de supprimer également les bottes au Grand Hospice d'Humanité et de construire un bateau de blanchisseurs :

Celte demande ayant été aussi renvoyée à l'architecte, examen fait du terrain et des ressources qu'il offre, il pense qu'il est très possible de construire un bateau de blanchisseur qui, pendant les eaux basses et 5 mois de l'année, pourrait rester au-dessous du pont Saint-Charles et qu'on y descendrait par l'arcade à côté du lavoir, et dans les grandes eaux ce bateau serait reujonté au-dessus du pont du Rosaire et au bas du jardin dit de la Demoiselle, on arriverait au bateau par l'escalier de la Coulerie et ensuite par un des hangars au bois, dans lequel on pratiquerait un passage qui conduirait directement à ce jardin par une ouverture qui est déjà pratiquée, et au delà par un petit escalier on descendrait de ce iardin au bateau.

Il faudrait, pour cette opération, premièrement le bateau de blanchisseurs qui serait construit à Dizier et coûterait environ 5,ooo^. Il y aurait ensuite à construire la cloison de passage en charpente, les réparations au mur et le petit escalier sur la rivière.

Je soussigné, architecte du Grand Hospice, certifie le présent état véritable.

A Paris, le 17 messidor an deux de la République française, une et indivisible.

Signé : Clavaread.

Vu l'urgence, l'architecte du Grand Hospice de l'Humanité est autorisé à ordonner les ouvrages sus-mentionnés.

Ce 2 0 fructidor, l'an a de la République française, une et indivisible.

Signé : Lemit et Concedieu.

Pour copie conforme délivre'e par moi secrétaire-greffier du Bureau des Hôpitaux, soussigné :

(Signé) : Peltier, pour le citoyen Lévéville. Copie, Archives nationales, F'' 1169.

RAPPORT À LA COMMISSION DES TRAVAUX PUBLICS, PROPOSANT L'ORDON- NANCEMENT DE 11,126 LIVRES 7 SOLS POUR TRAVAUX DE CHARPENTE EXÉCUTÉS PAR M. BOUILLETTE À L'EIÔPITAL SAINT-LOUIS, SUIVANT ADJUDICATION DU 1" AOUT 1792.

6 ventôse an m.

COMMISSION DES TRAVAUX PUBLICS. RAPPORT

Il a été transmis à la Commission un mémoire et son duplicata des fournitures et réparations faites à l'hospice d'humanité, ci-devant hôpital Louis, par le citoyen Bouillotte, charpentier, en exécution d'une adjudication du i" août 1792 (v. st.), sur la demande qui en a été faite par les administrateurs chargés de la surveillance des hospices

civils de Paris, le mémoire visé par les administrateurs du Département; est joint aux pièces un certificat du citoyen Lebrun, architecte du Grand Hospice, qui constate que les ouvrages contenus au mémoire ont été reçus et le règlement fait suivant les clauses et prix contenus au procès-verbal d'adjudication, montant à la somme de 1 1,126^ 'j\

On propose à la Commission d'ordonner que, sur le fonds de 'jq millions mis à sa disposition par décrets de la Convention, il sera par les commissaires de la Trésorerie nationale payé au citoyen Douillette, charpentier, sur sa quittance et ce pour les causes sus-énoncées, la somme de onze mille cent vingt-six livres sept sols, et ce en vertu d'une ordonnance qui sera expédiée à cet effet et adressée à la Trésorerie nationale par le chef de la comptabilité générale de la Commission.

A Paris, ce six ventôse, S" année de la République, une et indivisible.

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