MÉMOIRE
[i] Le sieur Chigot, docteur en médecine, étudia les premiers éléments de son état dans les hôpitaux de sa province, il vint ensuite à Paris et puisa dans les écoles de médecine et de chirurgie les grands principes de l'art de guérir. Voulant appliquer ces principes à une bonne pratique, il exerça son état dans les hôpitaux de la capitale et particulièrement dans celui de la Charité.
L'étude de l'anatomie a été pendant longtemps l'objet de ses recherches; l'Académie, satisfaite de ses travaux, lui décerna une médaille d'or.
Après plusieurs examens il fut admis aux Invalides en qualité d'officier de santé , il a exercé pendant douze années dans cette maison. Des lettres de plusieurs ministres de la guerre, et les registres du secrétariat de l'Hôtel des Invalides, attestent qu'il s'est distingué dans son état.
D'après l'exposé ci-dessus, il résulte que le sieur Chigot est médecin d'hôpital, qu'il connaît le régime et l'administration intérieure des
hôpitaux et qu'il peut être utilement employé dans cette partie de l'administration.
Le sieur Chigot ose espérer que l'Administration des hôpitaux de Paris, ayant égard à ses services, voudra bien lui être favorable en lui accordant une place de médecin dans une des maisons de secours à Paris '^'.
Chigot,
Docteur en médecine, rue de la Cliaise-Saint-Germain , n" 5 08.
M. (le la Minière à M. de Nivernais.
90 décembre 1791.
J'ai reçu, Monsieur, avec la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire, le 1 4 de ce mois, le mémoire qui y était joint, par lequel iM. Chigot, docteur en médecine, sollicite une place de médecin dans une des maisons de secours de Paris. J'aurai l'honneur de vous observer, Monsieur, que l'Assemblée constituante n'ayant rien statué sur le plan qui lui a été présenté pour l'organisation des hôpitaux du royaume, il ne m'est pas possible quant à présent de rien proposer au Ministre en faveur de M. Chigot. J'ai lieu de croire que l'Assemblée nationale s'occupera incessamment de cet objet, et s'il en résulte que je puisse être utile à ce médecin, je vous prie, Monsieur, de ne point douter de mon empressement à seconder l'intérêt que vous voulez bien prendre au succès de sa demande.
Je suis , etc.
Le Vtce-Présidoit des Ponts et Chaussées.
Originaux el minute (3 p.), Archives nationales, F'^a65.
(') Ce mémoire est accompagné d'une trouve cette mention : tr Faire une réponse
ieHre de recommandation, de la main du analogue aux précédentes.» duc de iN'ivernais, en lèle de laquelle se Ce i5 décembre 179Î.
DECRET DE L'ASSEMBLEE LEGISLATIVE, SUSPE^DA^T L'ADJUDICATION DEFI- NITIVE DU BAIL DE L'ÉCOLE MILITAIRE, QUI DEVAIT RECEVOIR L'UN DES HÔPITAUX PROJETÉS EN REMPLACEMENT DE L'HOTEL-DIEU , ET ORDON- NANT DE FAIRE RENTRER SANS DÉLAI DANS LA CAISSE DES HOPITAUX DE PARIS LE DIXIÈME DU PRODUIT DE L'EMPRUNT D'OCTOBRE 1787.
3 4 décembre 1791.
Du samedi malin, 3^1 décembre 1791.
L'ordre du jour amenait le rapport du Comité des secours sur la nécessité d'une mesure provisoire pour arrêter l'adjudication du bail de la ci-devant Ecole militaire et appartenances.
Le rapporteur a donné une nouvelle lecture du projet de décret.
Le décret d'urgence a été demandé et rendu en ces termes :
L'Assemblée nationale, après avoir entendu le rapport de son Comité des secours publics sur la nécessité d'une mesure provisoire, tendant à arrêter l'adjudication du bail de la ci-devant Ecole militaire et appartenances; considérant que ladite maison avait été précédemment destinée à recevoir un des hôpitaux projetés en remplacement de l'Hôtel- Dieu de la ville de Paris, et que l'intérêt public exige qu'il n'y soit fait aucunes dispositions nouvelles, jusqu'à ce qu'il ait été définitivement statué sur l'organisation des hôpitaux du royaume; considérant que l'honneur national n'est pas moins intéressé que l'humanité à faire rentrer sans délai, dans le Trésor des hôpitaux, le dixième du produit de l'emprunt du mois d'oclobre 1787, qui leur avait été garanti sous lé sceau de la foi publique, décrète qu'il y a urgence.
Le projet de décret a ensuite été adopté dans les termes suivants :
L'Assemblée nationale, après avoir préalablement décrété l'urgence, décrète ce qui suit :
Art. 1. L'adjudication définitive du bail de la ci-devant Ecole militaire et appartenances, fixée au y c) de ce mois, demeure provisoirement suspendue, et ce, jusqu'à ce qu'il en ait été autrement ordonné.
pniMCniE SAIIOKAIC.
Art. ^. Le Comité de liquidation se fera remettre, dans le plus bref délai possible, toutes les pièces relatives aux droits à exercer par les hôpitaux de la ville de Paris sur le Trésor national , pour raison du dixième à eux dû des sommes effectives payées en conséquence de l'emprunt du mois d'octobre 1787, à l'effet d'opérer, dans les formes prescrites, la liquidation desdites sommes, ensemble des intérêts, et de les faire rétablir dans le Trésor des hôpitaux de la ville de Paris.
Art. 3. Le présent décret sera porté dans le jour à la sanction du Roi.
Imprimé annoté, Archives nationales, C lio, n" 137. Ed. Procès-verbal de l'Assemblée iiationale , t. III, p. 116.
RÉPONSES SOMMAIRES À QUELQUES ORJECTIONS CONTRE L'ATTRIBUTION DE L'ADMINISTRATION DES HOPITAUX À LA MUNICIPALITE DE PARIS [ PAR M. SAILLANT, MEDECIN DE LA SALPÊTRIÈRe].
(Décembre 1791.)
La loi générale pour tout l'empire, qui attribue aux municipalités l'administration des hôpitaux en premier ressort, est l'article 5o du décret du i h décembre 1 789 : Les fonctions propres au pouvoir municipal
sont d'administrer les établissements qui appartiennent à lu commune,
qui sont entretenus à ses dépens, ou qui sont particulièrement destinés à l'usage des citoyens dont elle est composée.
L'Assemblée constituante, dans son instruction sur ce même article, donne la raison de la disposition de cette loi : Parce qu'il importe à la grande communauté nationale . . . que tous les particuliers qui se prétendront lésés par l'administration municipale, puissent obtenir le redressement des griefs dont ils se plaindront.
Il est évident que la loi faite pour la ville de Paris en mai et juin 1790 ne contient point la disposition exprimée par ces termes : ou qui sont particulièrement destinés aux citoyens dont elle est composée. Cette omission , sans doute involontaire , peut-elle anéantir la volonté générale motivée par les législateurs , et les décrets postérieurs ?
Mais, en le supposant, est-il vrai que les hôpitaux ne fussent pas, au moins en partie , aux dépens de la commune ?
Chacun des citoyens avant la Révolution ne remettait-il pas aux commissaires des pauvres sa contribution pour les hôpitaux , et cette loi ne vient-elle pas d'être renouvelée?
Les spectacles de Paris ne fournissaient-ils pas une partie des revenus des hôpitaux?
Les hôpitaux de Paris sont-ils moins aux dépens de la commune que les hôpitaux de province qui, proportion gardée, ont également participé aux secours que la Nation leur a accordés , en indemnité des octrois qu'ils percevaient?
La municipalité de Paris n'a-t-elle pas nommément reçu, comme les autres municipalités, l'ordre de présenter le tableau des revenus des octrois pour les hôpitaux, décret du 29 mars 17 91. Ce décret a-t-il été exécuté?
Les administrateurs des hôpitaux de Paris ne sont-ils pas, comme ceux des provinces, tenus par l'article xiv du décret du 28 octobre 1-790, de rendre leurs comptes, à dater du i*"" janvier 1791, en présence du Conseil général de la commune, à la fin de chaque année? Comment ce décret sera-t-il exécuté?
N'est-il pas certain que MM. les administrateurs du Département avaient étendu leurs droits sur l'administration des pauvres domiciliés dans les paroisses, et que l'Assemblée constituante, par son décret du 20 mai 1791, a rendu ce droit à la Municipalité qui l'exerce actuellement?
N'est-il pas également certain que l'Assemblée constituante a toujours compris dans les mêmes décrets toutes les espèces d'établissements de charité , hôpitaux et autres ?
Ne serait-on pas en droit de conclure que l'Assemblée législative, adoptant pour la ville de Paris le même mode que pour toutes les autres municipalités, lui rendra le droit d'administrer en premier ressort les hôpitaux, comme l'Assemblée constituante lui a rendu celui d'administrer les établissements de charité pour les pauvres domiciliés dans les paroisses?
Minute, Archives nationales, F'^aù5^.
MEMOIRE DE M. ESCOURBIAC, CHIRURGIEN, A LA MUNICIPALITE DE PARIS RELATIF À L'ÉTABLISSEMENT DE NOUVEAUX HOSPICES POUR LES ALIENt's ET À LA CRÉATION D'UNE MAISON DE SANTE PLACEE SOUS SA DIREC- TION.
3 janvier 1793.
A Monsieur le Maire et officiers municipaux.
Tout ce qui peut contribuer au bien de l'humanité est de votre compétence. Veiller d'une manière toute particulière sur cette classe d'hommes que le malheur accable d'autant plus, qu'en les frappant de maladies qui les privent de leur raison, il leur ôte tous moyens de se procurer les secours nécessaires, veiller, dis-je, d'une manière toute particulière sur ces infortunés, est un devoir sacré et une action digne des vertus qui vous caractérisent, vertus qui vous ont mérité les suffrages de vos concitoyens pour vous placer en cette situation supérieure et d'autant plus glorieuse, qu'elle vous admet à des fonctions desquelles ne doivent résulter que l'ordre, le vrai bien.
Je suis donc convaincu d'avance que, vous présenter des idées relatives à ces objets importants, c'est ajouter un véhicule de plus à vos bonnes intentions.
J'avais présenté déjà ces idées à la première Assemblée nationale et au Département, ainsi qu'au Comité chargé de cette partie; l'Assemblée nationale touchait au terme de sa séparation, elle s'est dissoute sans rien décider sur ces objets. Elle vous a laissé le soin d'achever une œuvre aussi précieuse pour le soulagement de l'humanité souffrante.
La maison de Bicétre, celle de Charenton, par l'effet de nouvelles combinaisons de l'Assemblée nationale et les nouvelles vues du Département, touchent à une division devenue nécessaire; d'autres lieux doivent leur être substitués, soit comme soulagement au grand nombre d'individus qu'elles contiennent, soit pour être institués et dirigés sous une nouvelle forme.
On ne saurait trop se presser. Le tableau effrayant que présente l'existence des malheureux que ces maisons renferment, fait frémir, particulièrement l'étal des ali(''nés. Non seulement leur grand nombre.
mais le défaut de moyens essentiels à employer, soit pour leur guélison, soit pour leur soulagement, les réduit à l'état le plus déplorable. On peut facilement y remédier, et dès lors on le doit.
Depuis longtemps, je professe la chirurgie. J'étais attaché au cidevant régiment des gardes françaises, j'ai le brevet de chirurgien de la garde nationale, il ne m'a été accordé que sur les certificats les plus authentiques, qui attestent mon expérience et les fruits que j'en ai retirés. Je tiens une pension bourgeoise, en laquelle je reçois des infirmes et personnes malades en tout genre; je me suis particulièrement attaché au traitement des aliénés d'esprit, je me suis fait une étude essentielle des moyens à employer pour procurer leur guérison, leur soulagement, ou une existence, qui, s'ils restent par une fatalité inévitable en situation d'égarement, leur rendent la vie supportable.
J'ai été assez heureux, et le suis encore, pour réussir à en guérir beaucoup radicalement, à diminuer étonnamment les accès auxquels certains étaient sujets, enfin, à procurer aux autres un état de tranquillité qui les débarrasse entièrement de la plus grande partie des affreux désagréments attachés à leurs maladies, c'est ce que je puis prouver, non seulement par des attestations qu'on ne peut révoquer en doute, mais par des preuves oculaires, pai* ceux même qui ont été guéris.
Je me soumettrai, si l'Assemblée le désire, au jugement des personnes qui lui plaira de nommer à cet effet, les moyens que j'ai employés, ceux quej'emploie, jesuis convaincu d'en obtenir l'approbation. Je me bornerai à représenter que, malheureusement on n'apporte que d'une manière très indirecte les premiers secours exigés en ces sortes de maladies, que ceux même qui, jusqu'à présent, y ont été consacrés, ont fait plus de nuisibles que de salutaires, qu'ils sont plus faits pour déterminer la maladie, la fixer, que la guérir, qu'il s'en faut que ces traitements de premier abord soient administrés avec cette précaution, cette attention, j'ose dire même, cette humanité si nécessaire. Je dirai que l'on n'observe pas assez les causes et que l'on administre trop indifféremment les violents remèdes.
Une simple affectation, un dérangement dans les idées, une stupeur, des manies, le tout souvent ayant eu des causes communes, peuvent être plus facilement détruites par des moyens moraux que par des moyens physiques, c'est ce que je pense démontrer jusqu'à l'évidence, mais l'on peut juger facilement ce que doit opérer en cet état, sur un
être, la violence de la douche, la compagnie des fols furieux et tous les moyens de force malheureusement usités; un être en parfaite santé en serait affecté, à plus forte raison celui dont les organes sont dans un état de souffrance.
J'ajouterai à ces réflexions, — sans toutefois inculper qui que ce soit — combien, trop malheureusement, sont fâcheuses les suites de ces premiers traitements, ils ne peuvent presque jamais les guérir, et, dès lors, le malade est jugé incurable, transporté à Bicetre ou à l'Hôpital: si leurs facultés ne leur permettaient pas d'être mis ailleurs, il n'est plus question de leur guérison; confondus avec une multitude d'autres fols , aucun moyen de raisonnement ne leur est présenté ; traités comme la plus vile classe des animaux, victimes des traitements les plus brutaux, ils sont réduits à un état que la mort est préférable. Le tableau que je présente n'est point outré. Les inspections faites en plusieurs maisons où l'on les destine n'est que trop prouvé. Combien de ces êtres infortunés auraient été et seraient dans le cas d'être rendus à leur famille, ainsi que plusieurs autres que j'ai eu le bonheur de guérir, si, avant que de leur administrer des remèdes violents, on eût consulté la cause de leurs accidents, on eût cherché à rappeler en eux la raison qui n'était que moment à moment affectée, on eût employé les moyens moraux plutôt que les physiques, on n'eût pas fixé le mal au lieu de le dissiper, enfin ils eussent été transportés dans des maisons dirigées par des principes conséquents et surtout par l'humanité!
Ce sont de pareils établissements que l'on attend de vous, Messieurs, et que l'on attend avec impatience , vous ne manquez point de maisons susceptibles, par leur étendue et leur distribution, de procurer, dès l'instant, de grands soulagements, par le nombre d'infirmes qu'elles pourront recevoir. Hâtez-vous, {Messieurs, nous vous en conjurons par l'humanité souffrante; j'ose dire que j'ai l'honneur de vous parler au nom de la Nation entière, de tous les vrais et bons citoyens.
Je fais hommage à l'Assemblée de tous les moyens qui sont en ma puissance, de tous ceux que, jusqu'à présent, m'a fournis l'expérience, de ceux qu'elle me fournirait encore journellement et dont j'offre les preuves oculaires.
Si l'Assemblée, après avoir pris les renseignements de droit, me juge capable de rendre quelques services en ce genre, et si elle se décide à former des maisons de soulagement et de guérison, je m'offre
et je me consacre au service des infortunés, qu'il soit déterminé par la Nation un local d'une certaine étendue, qu'il soit approprié et fourni du nécessaire à l'effet d'y recevoir des infirmes, cet établissement devant être national et patriotique, que je ne sois pas obligé d'en payer de location, ni d'entretien de bâtiment.
Aces conditions, je me chargerai d'y recevoir les personnes infirmes, de telles maladies qu'elles soient attaquées, hors les pestilentielles, de les y traiter, je leur accorderai mes soins gratuitement, je ne demande rien à titre de salaire, je me bornerai, pour l'alimentaire et fournitures nécessaires aux infirmes, à ce qui plaira à la Nation de fixer par individu.
Je demande la permission d'y recevoir des pensionnaires tels que j'en ai actuellement, ainsi que tous autres infirmes en état de payer pension, c'est le seul dédommagement auquel je me fixe, et vu la fixation prononcée pour la rétribution de chaque infirme envoyé par le Département, je prendrai à ma charge la fourniture nécessaire pour ce qui les concerne. Dès lors qu'il sera déterminé annuellement une somme pour leur nourriture et entretien, je le répète, au gré de la Nation.
Je m'engage à soumettre cette maison à l'inspection des personnes qu'il plaira au Département de nommer à cet effet, d'y établir un ordre fixe, d'en donner connaissance, de tenir un registre des entrées, noms et qualités des malades, des variations de leurs maladies, de leurs guérisons ou de leur incurabilité.
J'accepte d'ailleurs tel règlement qu'il plaira à la Nation de m'imposer, et dans le cas où la pétition que je forme soit acceptée, je me propose de présenter à l'Assemblée un mémoire détaillé sur la manière de régir ces sortes de maisons , pour que l'ordre y règne, et particulièrement tout ce qui peut contribuer au bien des infirmes, à leur tranquillité, sûreté et propreté, généralement à l'adoucissement de leur malheureux sort.
Je me réfère d'ailleurs aux mémoires que j'ai présentés à l'Assemblée nationale précédente et aux renseignements que peuvent donner à mon sujet MM. Pastoret, Lacépède et Touret.
(Signé) : Escourbiac.
Orif»inal siffné, Archives nationales, F'^'^/ia.
2/i L'ASSISTANCE PUBLIQUE A PARIS.
LETTRE DU SIEUR RÉGMER AUX MAIRE ET OFFICIERS MUNICIPAUX, DEMAN- DANT QUE L'ON ÉTABLISSE SANS DELAI 1,200 LITS DANS L'ANCIENNE ÉCOLE MILITAIRE.
10 janvier 1799.
i4 Messieurs les Maire et ojîciers municipaux.
Messieurs, sur une pétition à l'Assemblée nationale, le 97 novembre dernier, et d'après de nouvelles observations présentées au Comité des secours publics, il est intervenu un décret qui suspend l'adjudication des bâtiments de l'ancienne Ecole militaire et qui ordonne la liquidation des fonds provenant de l'emprunt d'octobre 1787, pour raison du dixième destiné à la réforme de l'Hôtei-Dieu de Paris, ensemble les intérêts de ce dixième.
Les principales considérations du décret sont que ladite maison avait été précédemment destinée à recevoir un des hôpitaux projetés en remplacement de l'Hôtel-Dieu, et que l'honneur national n'est pas moins intéressé que l'humanité à faire rentrer sans délai les fonds destinés au soulagement des pauvres malades.
Il dépend de vous. Messieurs, que les malades de l'Hôtel-Dieu soient promptement soulagés, que l'économie et le bon ordre soient incessamment rétablis dans cette maison.
Si Ton ne se donne pas la peine d'examiner soi-même ce lieu de désordre pour en avoir une idée, on peut consulter les rapports de l'Académie des sciences, faits par ordre du gouvernement en 1786 et 1787, le compte de la Municipalité provisoire dressé par M. de Jussieux, lieutenant de maire, les rapports du Comité de mendicité de l'Assemblée nationale constituante et tous les écrits publiés sur cette matière depuis vingt ans. On y verra que la situation des malades est telle que plusieurs sont couchés deux, quatre et jusqu'à six dans un lit, qu'en général ils n'ont pas le quart d'air nécessaire à respirer, que ceux qui cherchent à s'en procurer sur les ponts et dans de très petites cours sont jambes et pieds nus même au cœur de l'hiver, et enfin qu'il résulte de cette position la mort de près de deux mille malades, chaque année, qu'on peut conserver.
On y verra aussi que la dépense est de plus d'un tiers plus grande qu'elle ne devrait être, puisque chaque journée de malade y revient à plus de trente sols et que cet excédent se monte annuellement, pour la totalité des journées, à plus de /i5o,ooo livres. Cet abus est encore une suite de la confusion impossible à réprimer dans le local actuel.
Il appartient aux magistrats du peuple de venir promptement à son secours dans une grande calamité, et ils ne s'en rapporteront plus, sans doute, à d'autres administrateurs d'après la funeste expérience qu'ils en ont fait si longtemps.
On doit donc, sans perdre un instant, d'après le décret de l'Assemblée nationale, solliciter la liquidation de i, '^00,000 livres provenant de l'emprunt ou loterie d'octobre 1787, ensemble des intérêts de celte somme, et en attendant ce remboursement, procéder sans délai ;\ faire établir 1,900 lits pour autant de malades dans les bâtiments de l'ancienne Ecole militaire, et ensuite y mettre en usage le plan d'administration proposé depuis vingt ans, lequel s'exécute avec succès dans plusieurs autres hôpitaux.
Si l'arrêt du Conseil du 1 3 août 1 787 et le règlement du 9 octobre suivant"', par lequel le Roi donne à la ville de Paris les bâtiments de l'Ecole militaire pour y établir un hôpital, ne paraissent pas des titres sudisants, il est digne de vous, Messieurs , d'en obtenir le complément par un décret de l'Assemblée nationale qu'elle ne refusera sûrement pas à votre sollicitude paternelle.
Je suis avec un profond respect, Messieurs, votre très humble et très obéissant serviteur.
Régnier ^^\
Original, Archives nationales, F'* 269.
''^ Le règlement du 9 octobre 1787, l'Assemblée législative, dans la séance du
portant suppression de l'Ecole militaire et 97 novembre 1791, des vues d'utilité pu-
altribuant ses bâtiments à la ville de Paris blique sur les hôpitaux; sa lettre fut ren-
pour l'établissement d'un hôpital, a été im- voyée au Comité des secours. (Cf. le Pio-
primé (Archives nationales, AD' 1080). cès-verhd de l'Assemblée nationale, t. II,
'-' Le même sieur Régnier présenta à p. i5i.)
LETTRE nu SIEUR BLONDEL , ARCHITECTE, AU MAIRE DE PARIS, PROPO- SANT UN SYSTÈME POUR PURIFIER L'AIR DANS LES HOPITAUX ET DEMAN- DANT UNE PLACE D'OBSERVATEUR DANS L'UN DE CES ÉTABLISSEMENTS.
là janvier 1792.
Monsieur,
J'espère que vous voudrez bien prendre sur vos moments précieux que vous partagez pour le bien des citoyens, ceux qui savent apprécier par le travail journel que vous leur dispensez.
L'étude que je soumets à vos lumières profondes par un mémoire ci-joint est pour purifier l'air des hôpitaux pour soulager et aider la nature souffrante, qui jusqu'à présent a été négligée par les chefs captieux qui n'ont aucun talent en ce genre de physique.
Je ne me suis pas attaché seulement au préambule pour cette opération, mais j'ai les plans, coupes et détails circonstanciés pour perfectionner cette manutention qui est de la plus grande importance pour les humains, et ma tâche serait incomplète si je n'y ajoutais toutes les réflexions que j'y ai faites par quarante années de voyages du Midi au Nord pour y puiser les différents sentiments et transmettre à ma patrie avec des hommes impartiales qui pourront appliquer à tous les genres d'hôpitaux utiles aux citoyens.
Si j'osais vous exposer l'envie d'être utile à la Nation, comme j'ai toujours été jusqu'à l'époque de la Constitution, pour vous prier d'avoir égard à mes faibles talents en différents genres, mais particulièrement à l'art de la bâtisse, et que vous vouliez m'accorder votre protection pour être observateur pour les hôpitaux pour vous rendre des comptes exacts des opérations qui sont suggérées journellement et sous un règne éclairé , j'oserai espérer de vous demander pendant six mois une épreuve de mon travail et je pourrai transmettre entre vos mains les réflexions que je ne peux mettre à profit que sous vos ordres et votre zèle pour les arts; n'ayant cherché aucune place dans les pays étrangers, étant admis dans tous les cabinets les plus précieux , entre autres M. Pitte à Londres.
Mais sentant les mouvements de la Révolution dans mon âme, en France, et depuis le pourpre jusqu'au mécanicien, j'ai suivi ces classes, sans intérêts, comme vous le verrez par le mémoire ci-joint, que de
servir ma patrie, ne demandant ni pension, ni occuper ces places qui ne pensent qu'au bénéfice et non pas au bien général, mais celle d'observateur que je demande en la fixant vous-même, je serai trop honoré sous vos lumières citoyennes, je m'empresserai à vous faire voir le désintéressement des places honorables, mais de pouvoir vivre avec un citoyen qui m'est cher et qui est témoin de mes disgrâces journalières par mon bon cœur. J'ai eu l'honneur de vous envoyer ma pétition pour disposer les magasins des approvisionnements de Paris, qui a été reçue à l'Assemblée nationale et au Comité d'agriculture; je vous prie de m'honorer d'un mot de votre main par la personne qui vous présentera cette lettre.
J'ai l'honneur d'être , etc.
G. -F. Blondel. ■
M. Peliori, maire, le i à janvier iJQQ-
W. Les observations que je prends la liberté de vous faire par le mémoire ci-joint me force de vous exposer que les services du ventilateur pestilentiel et contagieux pour les malades a empoisonné celui qui faisait mouvoir le moteur d'une pompe foulante et aspirante par mauvaise manœuvre pour rarifier l'air. Ce fait vient d'arriver salle Saint-Roch, à côté de celle Saint-Antoine, où forcément j'ai été et suis obligé d'être pour rétablir ma santé, suite d'une fatigue révolutionnaire, au n° àà, salle Saint-Antoine, Hôtel-Dieu.
Réponse chez M. Philippes, rue des Marmousets, communauté des prêtres de la Madeleine, au 3\
L'auteur de ces mémoires est celui qui a eu l'honneur de vous envoyer un tableau allégorique à vos vertus, où vous lui avez accordé votre protection ^^\
Original, Arcliives nalioiiales, F'^aia.
^'' G. F. Blondel, architecte des acadé- prix de 6 livres. Dans ce projet, Blondel
mies de Paris, de Borne et de Londres, rappelle divers plans de travaux, le plan
dessinateur du cabinet du Roi, présenta en d'un nouvel hôpital, plus salnbre par un
effet, le 3o septembre i 791, à l'Assemblée système de son invention, approuvé par
nationale, le projet d'une médaille allégo- M. Leroy de l'Académie des sciences, des
rique , comportant au recto^trois ligures et projets'de buanderie et de boucherie per-
au verso les principaux ponts de Paris, i'eclionnées. (Cf. Archives nationales, G 83 ,
médaille qui fut mise en souscription au n° 809.)
DÉCRET DE L'ASSEMBLEE LEGISLATIVE, ALLOUANT LA SOMME D'UN MILLION CINQ CENT MILLE LIVRES COMME SECOURS PROVISOIRES TANT AUX HÔPITAUX DE PARIS QU'AUX AUTRES HOPITAUX DU ROYAUME.
17 janvier 1793.
L'Assemblée nationale , voulant venir au secours des hôpitaux
et hospices de charité, dont les revenus ont été diminués par la suppression de plusieurs droits et privilèges, décrète ce qui suit :
ARTICLE PREMIER
Les commissaires de la Trésorerie nationale tiendront à la disposition du Ministre de l'intérieur et sous sa responsabilité les sommes ciaprès détaillées
3" Un million cinq cent mille livres pour fournir aux secours provisoires accordés par l'Assemblée constituante tant aux hôpitaux de Paris qu'aux autres hôpitaux du royaume, dans la même proportion et suivant les dispositions de la loi du 26 juillet, 12 septembre et autres antérieures.
Minute, Archives nationales, C i/ia , n° 1^7.
OBSERVATIONS PRÉSENTe'eS AUX ADMINISTRATEURS COMPOSANT LE CONSEIL GÉNÉRAL DU DÉPARTEMENT DE PARIS, PAR M. IMBERT-BOURDILLON , ANCIEN CHEF DU BUREAU DES HOPITAUX, RELEVÉ DE SES FONCTIONS.
9 févriei' 179?..
Messieurs ,
La forme provisoirement adoptée pour la partie de votre administration qui a pour objet l'humanité souffrante offre-t-elle à votre sa-
gesse un résultat capable de calmer, pour l'avenir, votre sollicitude à cet égard ? C'est une question qu'il m'a paru important d'examiner et de soumettre dans cette assemblée à l'analyse de la raison, de la politique et de l'économie.
L'essor de mon opinion sur cet objet est de devoir rigoureux, je dois la manifester au Conseil sous le triple rapport d'homme, de citoyen et d'administrateur.
Dans le principe de l'organisation du Département, l'administration des hôpitaux , des prisons et de la mendicité a offert à la bienfaisance du Directoire un aliment fait pour exciter ce sentiment; il a cru devoir se la réserver et ne point en déléguer l'exercice à la municipalité de Paris, qu'il a peut-être jugé déjà assez surchargée de celui de ses fonctions municipales. Rien de plus juste sans doute, rien de plus sage en même temps que le double motif de cette détermination; mais cette partie d'administration est immense, elle est hérissée d'obstacles qu'il faut surmonter, elle est infectée d'abus qu'il faut réprimer; elle fourmille enfin de détails qui en rendent l'exercice d'autant plus important (|u'il est plus minutieux, plus difiîcile, et qu'il a pour objet une classe d'individus que leur malheur rend infiniment précieux.
Le Directoire, Messieurs, n'est pas arrêté par la difficulté des uns, il sent la nécessité de supprimer les autres, et pour embrasser efficacement la latitude immense de cette opération, il appelle provisoirement auprès de lui cinq citoyens dont le zèle et l'expérience ont sans doute déterminé le choix, et qui, sous le litre de commissaires réformateurs, sont chargés de purger le grand corps des hôpitaux et des prisons des parties hétérogènes qui l'atténuent, parce qu'elles pompent les sucs nourriciers du pauvre et du malheureux.
Cette mesure sage en elle-même semblait devoir ne pas éprouver de difficultés; cependant, vous le savez, elle excite d'abord les réclamations les plus fortes de la part de quelques sections qui croient avoir des droits à l'exercice de cette administration, et cause dans les hôpitaux mêmes une fermentation sourde, mais générale, de la part des individus qui vont être l'objet de la justice de ses opérations; en deux mots, la Commission des hôpitaux est jalousée par les uns, elle est méconnue par les autres; généralement et non sans quelque raison, elle est regardée comme une monstruosité dans le nouvel ordre de choses; on ne voit en elle qu'un épouvantail d'administration.
armé d'un pouvoir qu'il n'a ni la faculté ni le droit d'exercer, qu'une excroissance qui défigure le corps de l'administration légale, en divisant sa force et ses sucs vitaux, et en s'attribuant, au détriment de l'agent naturel, une activité nuisible au mouvement régulier de toute la machine.
Telle est, au surplus, l'idée qu'on a des commissions en général; il peut y avoir des exceptions qui seraient justifiées par les circonstances, c'est à vous, Messieurs, à les déterminer et à calculer dans votre sagesse la latitude du pouvoir dont vous croiriez devoir investir celle des hôpitaux, si, dégagés de la sollicitude que doit nécessairement vous causer votre responsabilité sur une partie d'administration confiée à des mains étrangères, vous vous déterminiez, après vous être convaincus de sa nécessité et de son utilité, à confirmer cette commission.
L'une et l'autre, Messieurs, semblent constatées par le rapport que vient de vous faire de ses travaux le respectable collègue que vous aviez chargé de les diriger. L'activité qu'il a mise dans la partie de son administration est généralement connue; je rends moi-même à sa vigilance et à ses intentions peut-être trop confiantes l'hommage le mieux senti, mais. Messieurs, l'homme probe est sans défiance; enveloppé dans sa vertu, il agit avec moins d'énergie que de sécurité, et souvent séduit par les prestiges d'une utilité apparente , il ne voit point la vérité s'éloigner de lui, parce que le voile de l'illusion la dérobe à ses veux. Je pense donc, Messieurs, que pour connaître cette vérité dans une affaire de cette importance, pour vous mettre à portée de donner aux agents de cette partie de votre administration le tribut d'éloges dont ils vous paraîtront susceptibles, et vous déterminer ultérieurement sur l'utilité de leurs fonctions, vous devez inviter les cinq commissaires des hôpitaux à venir ici vous présenter eux-mêmes sinon le résultat de leurs opérations, puisqu'il vous a été mis sous les yeux d'une manière qui a pu vous satisfaire, du moins les plans de réforme et d'amélioration que chacun d'eux peut avofr conçus. Telle est. Messieurs, la première observation que je me proposais de vous soumettre.
Il en est une seconde qui, en développant mon opinion sur la Commission des hôpitaux et sur la monstruosité de cette forme inconstitutionnelle de votre administration, m'a paru devoir vous remettre
dans l'exercice sacré de la loi, vous rassurer sur la responsabilité qu'elle vous impose et vous présenter une économie modique, il est vrai, mais bien importante, puisque la dépense qui en est l'objet est prise sur le patrimoine du pauvre. Il ne faut pas se le dissimuler, Messieurs, toute agence gratuite est illusoire, c'est un mot spécieux qui cache l'intérêt le plus sordide, c'est le vice sous le masque de la vertu. Ignore-t-on que dans une administration de ce genre, et que chacun de vous a dans ce moment présente à son esprit, on a vu tel individu afficher le désintéressement le plus pur, en se livrant avec ardeur aux détails de cette administration gratuite, et agrandir une fortune déjà considérable par la dangereuse facibté qu'il avait d'influencer les opérations de finance de cette administration ; payez donc, Messieurs, vos agents, ou craignez qu'ils ne se payent par eux-mêmes ! Dans cette hypothèse , voici mon opinion. La Commission provisoire des hôpitaux est composée de cinq individus; ces commissaires doivent être salariés, leurs soins, leur zèle, leurs talents ne peuvent être assez récompensés; leur activité constante, leurs déplacements, les faux frais nécessitent un dédommagement proportionné au travail, je dirai même à la qualité des personnes qui en sont l'objet. Je présume donc que l'attribution ne peut être, pour chaque individu, au-dessous de li, ooo^ de traitement et de 1,0 0 0^ de gratification : voilà déjà, pour les cinq commissaires,
une dépense de 26,000 francs, cy 2 5, 000^
mais bientôt ces commissaires vous demanderont pour leur correspondance des coopérateurs qui donneront lieu au moins à une dépense de 1 0,000^
C'est donc une somme totale de 3 5, 000^
qu'il faudra prendre sur le revenu le plus clair du pauvre , car elle ne saurait être pnse sur les fonds assignés au Département; or cet objet vous paraîtra peut-être d'autant plus digne de considération que les revenus des hôpitaux sont totalement atténués, et qu'ils ne peuvent être réparés que par des réformes et des économies considérables.
Dans cet état de choses, me direz-vous, Messieurs, que pourronsnous faire? Vous pouvez, je dirai plus, vous devez (expression que l'amour de la chose publique , que votre gloire , que votre responsabilité vous paraîtront devoir justifier), vous devez, dis-je, choisir dans
votre sein, trois, quatre membres qui, conjointement avec l'administrateur chargé spécialement de la partie des hôpitaux, prisons, etc., formeront un comité central, d'où partiront, comme autant de rayons divergents, les ordres pour les différents points de cette vaste administration. Ces administrateurs, réunis en comité deux, trois fois par semaine, feront alternativement et pendant huit jours, le service particulier des signatures pour l'exécution des décisions du Directoire, auquel l'Administration des hôpitaux fera les rapports.
Ce bureau pour les expéditions intérieures du comité est en activité. Quant au service extérieur et journalier, je veux dire les détails de chaque maison, rien de plus simple, trois inspecteurs chargés de pouvoirs et ayant simplement voix consultative dans le comité, peuvent y suffire. Deux de ces inspecteurs salariés par les hôpitaux, conjointement avec le premier commis du bureau de cette partie d'administration , salarié déjà par le Département , accompagneront l'administrateur qui sera de service, le soulageront dans ses fonctions et rem[)liront parfaitement et à bien peu de frais cet objet de confiance.
RÉSDLTAT.
Il vous paraîtra certainement résulter de ces observations. Messieurs, que la mesure que je propose est plus politique, plus économique et plus simple.
Elle est plus politique, parce que, le Département administrant par lui-même, la Municipalité ni les sections ne peuvent plus réclamer.
Elle est plus économique, parce que de trois inspecteurs que je propose, il n'en est que deux à salarier, et que cette inspection coûtant dès lors 1 1 ,000^ tout au plus, en y comprenant les gratifications, ce sera sur la dépense de 35,ooo livres qu'occasionnerait la Commission des hôpitaux, une économie réelle de 26,000^, somme qui alimenterait bien de malheureux et de malades indigents.
Je dis enfin que la mesure que j'ai l'honneur de proposer est simple, parce qu'elle présente une voie directe, uniforme, peu de rouages, peu de frottements dans la machine.
En effet, le comité proposé connaît les intentions du Département dont il fait partie; il a tout pouvoir d'administrer, il donne des ordres dont il est responsable, il les signe; les inspecteurs en surveillent
l'exécution, en rendent compte au comité qui en réfère au Directoire, et la machine va par la seule raison qu'elle n'est pas compliquée.
Pour copie conforme à rexpédition remise à deux membres du Conseil du Déparlement.
(Signé) : Imbert-Bourdillon.
Copie conforme, Arcliivcs iialionales, F'-* 2^5.
OBSERVATIONS SUH LA NECESSITE DE l'LACEli HORS PARIS LES HOriTAUX, AVEC PLAN D'UN LIT PERMETTANT DE COUCHER PLUSIEURS MALADES ISOLÉS, TRÈS PRÈS LES UNS DES AUTRES.
28 mars 1792.
Monsieur Pélion.