LINGE DE L'ÉGLISE
9 palmes, à 1' 9'
78 petits surplis unis, à 3' 1 0^ 1 9'
lo/i grands surplis unis, à 6' 3i^ /i'
3 grands surplis à dentelle, à 1 5' 9*^ 5'
66 grandes aubes unies, à 6' 1 9^ 1 6'
9 grandes aubes à dentelle, à 1 5' 6^ 1 5'
1 1 6 petites aubes unies, à 3' 17^ 8'
A reporter 89^ 6'
Report 89^ 6'
28 petites aubes à dentelle, à 1 2' i3^ 16'
1 5 5 amicts , à 1 ' 7^ 1 5'
29 mouchoirs de prédicateur, à 1' t^ 9'
126 mouchoirs de ceinture, à 1' 6^ 6'
196 lavabos, à 6"* /i^ 1 ■y' 6'"
191 purificatoires, à 1' 9^ 11'
2 4 corporaux, à 1' i^ A'
28 tours d'étoles, à 6'' 1/1'
30 nappes d'autel, à 6' 9^
1 8 paires de gants, à 1' 18'
22 paires de bas pour les anges, à 1' ' 1^2*
'y tavoyoles, à 1' '7*
t i5 cordons de ceinture, à 9' 11^10'
1 26 collets d'enfants de chœur, à 1' 6^ 6'
Total i63ttii' G
RECAPITULATION.
Linge de la maison 16,908^ 9' 9*
Linge de l'église 1 63^ 1 1 9**
Total général 17,067^ 1' 6'"'''
On observe qu'autrefois les enfants malades étaient traités à l'Hôtel- Dieu, que depuis le 1" janvier on a établi une infirmerie générale pour les y recevoir, et qu'il en résultera une augmentation dans le prix annuel du blanchissage.
(Signé) : Desmagny,
économe.
Original signé, Archives nationales, F" 2^6. -
'•> Dans la récapitulation s'est glissée une erreur : au lieu des G deniers marques pour le linge de Téglise, le compte indique 9 deniers.
ADMISSION DES ELEVES DE L\ PATRIE DANS LE SEIN DE LA CONVENTION NATIONALE, À L'EFFET DE REPOUSSER LES INCULPATIONS DIRIGEES CONTRE LEUR INSTITUTEUR.
3 2 septembre 1798.
Du dimanche a 2 septembre 1793.
Les Elèves de la Patrie sont admis dans le sein de l'Assemblée avec plusieurs citoyennes, mères de ces élèves. L'une d'elles prononce en leur nom, à la barre, un discours dans lequel, après avoir repoussé les inculpations dirigées contre l'instituteur de ces élèves, par le témoignage le plus éclatant rendu à ses vertus civiques, ces citoyennes demandent que cet instituteur, qui n'a cessé de mériter leur confiance, soit maintenu dans ses fonctions.
L'instituteur obtient la parole , il donne des détails justificatifs de sa conduite.
La Convention nationale en décrète le renvoi au Comité de sûreté générale.
Extrait du procès-verbal. Archives nationales, C 268, a" 689^ Ed. Procès-vei-bal de la Convention nationale, t. XXI, p. i5i.
DISCOURS PRONONCÉ À LA CONVENTION NATIONALE , AU NOM DES ÉLÈVES DE LA PATRIE, PAR DESMAGNY, LEUR ÉCONOME.
12 thermidor an 11.
L'air de la liberté se purifie au milieu des orages , et c'est surtout dans cette auguste Assemblée que les bons citoyens aiment à venir le respirer.
Conducteur des Elèves de la Patrie, qu'il m'est doux de présenter au milieu de vous ces jeunes enfants qui doivent régénérer un jour la
terre dos hommes libres, lorsque votre sagesse et votre fermeté en auront fait disparaître les traîtres et les conspirateurs! Quels sont donc tes destins, ô France! ô République! et quel heureux génie ne cesse point de veiller à ta gloire et à ta conservation! Menacée de tous les maux, attaquée par tous les crimes, tu sors de tous les dangers plus forte et plus redoutable que jamais. Tu rejettes de ton sein tous les forfaits pour n'y conserver que les vertus. Et vous, prudents législateurs, puissions-nous vous devoir enfin des jours plus heureux, que n'ensanglanteront plus les cruautés et les complots des Cromwels modernes, qui n'ont, hélas! été que trop tardifs à démasquer! Prenez maintenant sous votre protection ces enfants précédemment livrés aux soins d'une municipalité perfide, et dont l'âge et les besoins appellent les bienfaits des pères de la Patrie.
Desmagny.
Original signé, Archives nationales, C 3i6, n" ia58.
LETTRE DE LA COMMISSION DES SECOURS PUBLICS AU COMITE DE SURETE GÉNÉRALE, LUI ADRESSANT COPIE D'UNE LETTRE DU CITOYEN DESMAGNY, ÉCONOME DE LA MAISON DES ÉlÈVES DE LA PATRIE, DE NOUVEAU MIS EN ÉTAT D'ARRESTATION, AVEC MÉMOIRE DU MEME.
37 vendémiaire an m.
La Commission des secours publics aux citoyens composant le Comité de sûreté générale.
Le 27 vendémiaire, Tan 3 do la République, une et indivisible.
Citoyens,
Nous vous adressons ci-jointe copie de la lettre que nous a écrit le citoyen Desmagny, économe de la maison des Elèves de la Patrie, qui vient d'être mis de nouveau en état d'arrestation. Nous vous observons que ses fonctions, qui sont exercées provisoirement par le gardemagasin général des vivres de l'hôpital, ne sauraient être aussi actives que par la présence de l'économe.
En attendant la décision de son affaire, nous vous invitons à donner des ordres pour la levée des scellés qui ont été apposés chez lui, afin qu'on puisse en faire extraire les papiers qui peuvent être utiles pour le service journalier de cette maison.
Salut et fraternité.
(Signé) : Dernieau.
COPIE DE LA LETTRE ECRITE PAR LE CITOYEN DESMAGNY, ECONOME DE LA MAISON DES ÉLÈVES DE LA PATRIE, À LA COMMISSION DES SECOURS PUBLICS, LE 2 2 VENDÉMIAIRE, L'AN 3".
Je suis une seconde fois en état d'arrestation , mais sans en connaître les causes. Je présume cependant que cet accident ne peut provenir que d'une erreur.
Lorsque je fus conduit la première fois au Comité de sûreté générale , ce fut en vertu d'une dénonciation oii j'étais désigné sous le nom de Guaineult, économe des Elèves de la Patrie , et les noms portés par la nouvelle arrestation sont ceux de Guainauit, économe des Elèves de la Patrie.
Comme l'acte tle ma liberté porte mon vrai nom de Desmagny, il se peut que, dans les dépouillements de pièces faits au Comité de sûreté générale, ma dénonciation ait paru sans qu'on y ait pu y appliquer le nom porté par mon acte de liberté et que cette différence ait donné lieu à ma seconde arrestation. Comme le Comité de sûreté générale a, dans l'origine, reconnu la fausseté des faits qui m'avaient été imputés , il en résulterait que la vérification de cette erreur aurait bientôt procuré ma liberté.
C'est ce qu'il serait très important de reconnaître. Dans les circonstances très fâcheuses où je me trouve, je vous prie, citoyens, de vouloir bien vous intéresser pour un de vos employés, qui ne s'est jamais attaché cpi'à remphr les fonctions dont vous l'avez chargé, en tâchant de tout son pouvoir d'être utde aux infortunés.
Je vous prie d'agréer la respectueuse fraternité de votre concitoyen.
Signé : Desmagny,
Econome de la maison des Elèves de la Pairie.