HÔPITAL GENERAL. MAISON DES ELEVES DE LA PATRIE, CI -DEVANT LA PITIE
A la Commission des travaux publics.
Paris, co iG Ihermidoi", an 3° de la République française, une el indivisible.
[2] L'architecte, au milieu des difficultés d'exécution qu'il a éprouvées pour le séchoir de la Pitié, par les lenteurs extraordinaires de l'im des entre|)reneui"s, le chnrpentier qui en était chargé par adjudication, a soumis à la Commission la proposition de substituer des dalles de pierre au carreau de Bourgogne, déterminé par l'adjudication; en voici les motifs :
Le séchoir dont il s'agit 362 pieds de long et 1 1 pieds de large dans œuvre, il est distribué en rez-de-chaussée par quatre murs de refend , le plancher vient d'en être remanié en totalité d'après les ordres de la Commission, les solives sont fortes
el posées tant plein (pie vide , ce plancher a une raideur parliculièie. Les
vues d'écoiioiiiie et l'mcerlitiide sur l'clat de solidité réel de l'ancien plancher, que la démolition a démontré ne pouvoir subsister, ont été les premiers motifs qui déterminèrent l'architecte à admettre dans l'origine le carreau de Bourgogne de préférence aux
dalles de pierre; mais aujourd'hui que l'adjudicataire refuse d'exécuter l'ouvrage au prix de l'adjudication et que le carreau de Bourgogne est très diflicile à avoir, les dalles de pierre que l'on propose et qui pourraient être réduites à 18 lignes d'épaisseur seulement, y compris les devers, qui produiraient un écoulement utile à l'eau qui est dans le cas d'e'goutler lorsque les linges ne seraient pas assez tordus dans leur lavage, le peu de joint encore à l'égard de hi pierre en comparaison du carieau, tel est le fondement de la proposition de converlir le carreau de Bourgogne en dalles de pierre.
La Connnission voudra bien faire passer à l'arcliilecte le désistement de l'adjudicataire, le citoyen Chassac, demeurant rue Boulebrie, section des Thermes, sans lequel on ne peut se permettre de terminer cctie affaire; il attendra aussi la décision délinilive sur l'admission ou le rejet des dalles de pierre; il vient d'écrire au cari'elour de l'hôpital à l'effet de s'assurer de lui d'obtenir du carreau de Bourgogne selon les j)rix du moment, l'opération dont il s'agit n'aura lieu que d'après la réponse de la Commission.
(Signé) : Ch.-F. Vi.L.
RAPPORT A LA COMMISSION DES TRAVAUX PUBLICS
Le a A thermidor nn 3'.
[3] Le citoyen Vie! , d'après les justes observations que la Commission lui a faites au sujet du projet (h^ daller le scichoir de la maison des Elèves de la Patrie, détaille les raisons qui lui avaient fait proposer d'employer des dalles de pierre; la plus forte était l'extrême dilliculté de se procurer du carreau de Bourgogne; mais le citoyen Viel, ayant dans ce moment l'espoir d'en obtenir au prix courant, prie la Commission de lui faire parvenir l'autorisation nécessaire ])Our ce carrelage et l'invite aussi à s'assurer du désistement de l'adjudicataire, le citoyen Chassac.
Comme cette opération est pressante, on propose à la Commission d'inviter le citoyen Chassac à se concerter sans délai à cet égard avec le citoyen Viel et à donner son désistement de cette entreprise, ou de remplir sans délai les conditions de son adjudication.
On donnera avis au citoyen Viel de cette mesure, en l'autorisant à mettre la main à l'œuvre, aussitôt qu'il se sera concerté avec le citoyen Chassac.
Mimiles (3 p.), Archives nationales, F'^ 1168.
310 L'ASSISTANCE PUBLIQl E A PARIS.
LETTRE DE LA COMMISSION DES SECOURS PUBLICS A CELLE DES TRAVAUX PUBLICS AU SUJET DES REPARATIONS DU PAVE DES COURS DE L'HOS- PICE DES ÉLÈVES DE LA PATRIE, QUI AVAIENT ETE AJOURNEES, ET RE- PONSE DE L'ARCHITECTE.
aA fniclidor an 111-3 vendémiaire an iv. La Commission des secours publics à la Commission des travaux publics.
Paris, le 2 A fructidor, l'an 3" de la République française, une el indivisihie.
[1] L'architecte de la maison des Elèves de la Patrie fut chargé par nous, citoyens, dans le mois de fructidor an deuxième, de dresser un état des réparations du pavé des dilTérentes cours de cette maison. Cet état fut dressé avec un devis approximatif de la dépense, et les ordres furent donnés pour effectuer ces réparations, mais l'arrièresaison qui survint en empêcha l'exécution.
Le 26 prairial dernier, l'architecte nous fit un nouveau rapport sur le mauvais état du pavé de ces cours, en nous observant qu'il exigeait qu'on ne différât pas plus longtemps les réparations dont il joignit le devis.
Vu la nécessité reconnue de faire faire ces ouvrages, nous avons jugé convenable d'en ordonner l'exécution, nous vous envoyons en conséquence copie de ce devis et nous vous invitons à donner de votre côté tous les ordres nécessaires pour qu'ils soient sur-le-champ effectués.
Salut et fraternité.
(Signé) : Dernieau.
La Commission des travaux puhlics au citoyen Viel , architecte.
Paris, le Séjour complémentaire, l'an 3^ de la Répulilique.
[q] La (Commission des secours vient de nous transmettre, citoyen, l'élat désignatif et estimatif que vous avez dressé en prairial
dernier, relativement aux ouvrages de pavé de grès à faire dans la maison nationale des Elèves de la Patrie, et dont la somme totale se monte à 5,2o5*+ 12' 6''.
Le- devis de ces travaux ayant obtenu l'approbation de la Commission des secours, nous vous autorisons, vu leur utilité et leur m'gence, à les faire exécuter le plus promptement possible. Vous voudrez bien aussi faire dresser, d'après les prix actuels, un devis approximatif et par aperçu de la dépense qu'occasionneront lesdits travaux, et nous le transmettre de suite.