‹ L'assistance publique à Paris; ses bienfaiteurs et sa fortune mobilièreChapitre 113 sur 144 · HOSPICE DE BELLEVILLE · texte numérisé non relu

HOSPICE DE BELLEVILLE

GUILLAUMOT (Mammès-Nicolas)

Décédé en son domicile, à Paris, 40, rue de la Villette, le 31 juillet 1870

(Testament olographe en date, à Paris-Belleville, du 26 septembre 1860 déposé pour minute à M^ Gozzoli, notaire à Pans

D. T. — ... Enfin, le surplus de mes biens de toute nature, je le donne pour servir à la fondation d'une maison de santé à Belleville, ainsi que les deux mille francs de rente et les pièces de terre que je laisse à ma femme, sa vie durante seulement et dont la propriété restera à ladite maison de santé.

Décret du 23 août 1873 et. arrêté préfectoral du 14 février 1879. autorisant l'Administration à abandonner aux deux héritiers le 1/5 net de la succession.

n a été attribué à l'Administration, savoir :

lo En deniers sur le solde du compte d'administration, 45.861 fr. 36 ;

1*> bis. Quatre actions de la Banque de France ;

2® 6.999 francs de rente 3 % ;

d<* Une somme de 9.410 francs, due par MM. Moreau et Larcher ;

40 La nue propriété de 215 francs de rente 3 % grevés de l'usufruit de Mme Vve GuiUaumot ;

6® Enfin deux pièces de terre sises à Coutevroult et à Saint-Denis (jusqu'à concurrence des 4/5) et grevées de l'usufruit de Mme Vve GuiUaumot.

Après prélèvement de différentes sommes affectées à des travaux d'amélioration de l'hospice de Belleville (12.000 francs) et à diverses charges (rente Vve GuiUaumot), les capitaux disponibles ont permis l'achat de trois rentes 3 %, l'une de 1.238 francs (n« 3.473 C'« 37)), l'autre de 1.330 francs (no 4.089 C*« 37), la dernière de 46 francs (n» 6.592 C*« 37),^ auxquelles il faut ajouter les 6.999 francs recueillis dans la succession, soit un total de "9.613 francs de rente 3 %, sur lesquels il y a lieu de prélever annuellement 1.600 francs, montant des 4/5 d'une rente viagère léguée à Mme Vve Guillaumot.

Par suite du décès de l'usufruitière arrivé le 21 décembre 1900, cette pension viagère est éteinte et l'Administration a recouvré le titre de 215 francs de rente dont il est parlé plus haut.

D"« HENRY (Antoinette-Geneviève)

Décédée en son domicile, à Paris, 3, rue de la Place-Belleville, le 19 juillet 1860

CTestament oloiB;raphe en date, à Belleville, du l^'^ septembre 1855, déposé pour minute à M* Gozzoli, notaire à Paris, le 21 juillet 1860)

D. T. — Ma maison sera vendue et le montant sera donné pour l'hospice Charonne, à Belleville, pour soulager les malheureux, de même que l'argent qui restera d'après les legs remplis.

Arrêté préfectoral du 11 septembre^ 1867.

L'Administration a recueilli dans cette succession : lo Comme solde de compte 2.638 fr. 21 ;

2^ 17 obligations 5 % de 500 francs de la» Compagnie des Chemin^ dt fer do l'Est ;

3° 9 annuités de l'emprunt d*Haïti ;

4° 7 titres d'indemnités de Saint-Domingue ;

5° Une action de la Compagnie Gouin.

Les valeurs ci-dessus ont été vendues et le capital joint au solde da compte d'administration a été employé à l'achat de diverses rentes 3 \ s'élevant à 921 francs.

[l SÉRIEUX (Ange-Armand)

r.-,' Demeurant à Fontainebleau, 24 his, rue d'Avon (Seine-et-Marne)

i (Acte de donation reçu par M«« Harly-Perraud et Meunier, notaires à Pa.is.

le 23 mai 1877)

;;; D. — M. Sérieux, dans le but de répondre à un vœu qui lui

a été exprimé par Mme veuve Waille avant sa mort à Teffe! de faire entretenir à perpétuité sa sépulture, a fait donation, à l'Administration générale de l'Assistance publique V-- à Paris, d'une rente trois pour cent sur l'Etat de deux cent

r'- . cinquante francs, dont les arrérages doivent être employés

v: exclusivement, et déduction faite des frais d'entretien à per-

pétuité dont l'Administration est chargée, de la sépulture de Mme Waille, au soulagement des administrés de Tasile de Belleville, sis rue Pelleport, bénéficiaire du legs déjà fait par Mme Waille.

Arrêté préfectoral du 10 juin 1879.

L'Administration a reçu les 250 francs de rente 3 % faisant l'objet de b donation ci-dessus, et une somme de 562 fr. 60 pour arrérages de ladit'f rente. Cette somme a été employée à l'achat de lÔ francs de rente, ce qui porte à 269 francs de rente le montant total de cette donation. L'entroti^n do la sépulture de Mme Vve Waille coûte 25 francs, le bénéfice net de U donation Sérieux est donc de 244 francs par an.

V^ WAILLE (née Marie-Greorgette-Augustine Dubourg)

Décédée en son domicile, à Paris, 25, rue Fessart, le 14 juin 1S70

D. T. — Je lègue aussi à la Ville de Paris la maison

que je possède ru(* Mcmffetard, 140^ à la charge d'eu fai^ stM'vir la valeur à contribuer à la fondation d*un hospice Mir l'ancienne commune de Belleville. On peut y fonder u::?'

HOSPICE DE BELLEVILLE oiii

augmentation de lits en faveur des indigents du 19* arrondissement.

Décret du 14 décembre 1874.

La maison léguée a été vendue, et le prix, soit 34.868 fr. 26, a otô encaissé le 23 revrier 1877. Cette somme, augmentée des intérêts, a été employée, après prélèvement de 8.500 francs environ affectés à des travaux d'amélioration dans Thospice de Belleville, à l'achat de deux rentes 3 %, l'une (no 3.475 du C^ 37) de 974 francs, l'autre (n" 3.476 du C^ 37) de 108 francs à capitaliser indéfiniment.

Cette capitalisation s'élève à ce jour à 211 francs.

FONDATION D''' BELŒUIL

D"« BELŒUIL (AUne-Augustine)

Décédée à Neuilly-sur-Seine (Seine), 27, rue Borghèse, le 19 janvier 1897

D. T. — Considérant que je laisse des parents qui me sont affectionnés et chers dans un état de fortune tel qu'ils n'ont pas besoin de mon bien après ma mort, je dispose de ce que je possède ainsi qu'il suit. J'institue comme légataire universelle l'Administration de l'Assistance publique à charge par elle d'acquitter les legs, fondations et rentes viagères ciaprès :

Dans ma propriété de Neuilly-sur-Seine, l'Assistance publique entretiendra gratuitement cinquante filles, femmes ou veuves infirmes incurables. Cette maison portera le nom de fondation Belœuil. Elle recevra particulièrement les indigents infirmes du 17* arrondissement où ma famille et moi avons longtemps habité, et celles de Neuilly où je pense rester toute ma vie. Je suis persuadée de remplir les intentions de ma mère bien-aimée en faisant ce legs, parce que je l'ai souvent entendue déplorer le manque de maisons de retraite et que j'ai eu beaucoup de peine à placer une vieille cuisinière qui était tombée en paralysie.

Comme la maison n'est pas grande, les pensionnaires s^ ront au dortoir.

Je désire un convoi très simple, l'entretien à perpétuité du monument funéraire sera fait par l'Assistance publique.

Décret du 5 août 18S9.

L'Administration a recueilli dans cette succession : lo £n capital, le solde du compte d'administration, eoit 19.921 fr. 80 ; 2^ En immeubles :

1® Une propriété située à Paris, boulevard de la BastiUe et me Lacuée, 2. d'un rapport d'environ 10.900 francs par an ;

2® Une propriété sise à jParis, rue Saint-Maur, 179, produisant net 7.600 francs ;

3» Une propriété située à Neuilly-sur-Seine (Séine)^ 27, rue Borghèse. habitée de son vivant par la testatrice et destinée à la fondation ;

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