‹ L'assistance sous la Législative et la Convention, 1791-1795Chapitre 11 sur 132 · Arch. Pari,, t. XLIV, p · texte numérisé non relu

Arch. Pari,, t. XLIV, p

3. Le Lot-et-Garonne obtient 3o.ooo 1. « pour les citoyens les plus pauvres ayant souffert du débordement des rivières » (19 janvier 1792, Arch. Pari., t. XXXVIl, p. 5oi); Paris, iSo.ooo l. « pour subvenir aux besoins de la classe indigente du département » (4 avril 1792, Arch. Pari., t. XLl, p. i8i sqq ); 2.350.000 1. sont distribués le 16 juillet 1792 aux 83 déparlements {Arch. Pari., t. XLVl, p. 129). Le 17 janvier 1792, 60.000 1. avaient été données à chaque département; 3.33o.ooo devaient être en outre distribuées par les Comités des Secours publics et des Finances. Cette délégation était prudente : « Malgré que nous ne soyons pas les députés de tel ou tel département, disait Rougier de la Bergerie, député de l'Yonne, l'amour de nos commettants respectifs l'emporterait et nous nous livrerions à des débats qui n'auraient d'autre résultat qu'une perte de temps » {Arch. Parl.^ t. XXXVII, p. ^01).

lUhliothèque cChistoire moderne. — 11.

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nieiits avec rennenii, artistes dignes d'encouragement, tels ([lie ces frères gémeaux de la Drôme, Pierre et Joseph Franc, bergers. « Des pierres grossièrement préparées reçurent leurs premiers essais ». On leur vote 1.200 K>Te8 et ils sont confiés « à Monsieur David, dont le pinceau connu va fixer sur la toile le serment mémorable de la Salle du Jeu de Paume ^ ».

Tous les auteurs d'un acte de dévouement, de courage, de sauvetage font valoir leurs titres avec assurance comme des droits acquis à la gratitude nationale. Les époux La Varemie ont sauvé la vie à un Suisse et à un des gardes du Roi, le 5 octobre : ils obtiennent, l'un une place aux Invalides, l'autre 600 livres de pension ". Jean Giraud et César Augarde se sont dévoués pour sauver à Varages (Var) un ouvrier tombé dans un réservoir « contenant une mare croupissante » ; César Augarde est mort, Jean Giraud est « languissant. » Les parents d'Augarde obtiennent une pension de Éioo livres chacun, et Jean Giraud, une pension de 2.000 livres '. 2.700 livres sont accordées aux familles de citoyens du Gard noyés dans le Rhône quand ils marchaient contre les factieux d'Arles *. Une pension de 400 livres est votée à la veuve Poissonneau, « qui a eu 22 enfants, dont les 5 restant sont sous les drapeaux * ». Il n'est pas jusqu'aux gardes nationaux ayant concomni à l'arrestation du Roi à Varennes qui ne demandent leur part de la prébende révolutionnaire.

Les secours publics servent à la fois à soulager l'indigence et à récompenser le patriotisme. Tous ceux qui ont été victimes d'injustices collectives ou individuelles relèvent la tête et tendent la main : Acadiens de retour en France depuis la perte du Canada; enfants des colons

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