‹ L'assistance sous la Législative et la Convention, 1791-1795Chapitre 10 sur 132 · CHAPITRE t»REMIER Ij · texte numérisé non relu

CHAPITRE t»REMIER Ij

kerque, Valenciennes, Montélimar, implorent pour leurs hôpitaux et leurs enfants trouvés, « malheureuses victimes du préjugé, du libertinage et de l'insensibilité ». Lyon, bien servi, grâce sans doute à Champagneux, obtient So.ooo livres pour ses enfants, plus 900.000 livres pour ses hôpitaux *. Une seule ville échoue dans sa demande, c'est Versailles. Le 29 mai, l'Assemblée refuse de « grever le trésor public de son hôpital, le Roi étant tenu d'acquitter les charges des domaines dont la Nation lui a concédé la jouissance * ».

Après les villes, les départements demandent des secours pour la translation de leurs hôpitaux insalubres, pour les mauvaises récoltes, pour toutes les calamités et toutes les intempéries. Chaque catégorie de sinistrés tend sa sébile à la nation.

Les uns ont soulfert de l'invasion, leurs propriétés ont été dévastées, ils sont patriotes, il faut les indemniser; les autres ont été victimes de gelées, d'inondations, de grêles, d'incendies, il faut les indemniser \ Vient le défilé de tous ceux qui se croient des droits à l'Assistance nationale : aveugles, sourds-muets, patriotes estropiés dans les premiers engage-

1. Voir nolamment le rapport de Debranges, député de la Marne, et le décret autorisant à rembourser à l'acquit de l'administration de THôtel- Dieu de Lyon 47' '333 1. i6 s. 3 d., « dont les anciens administrateurs et trésoriers sont reconnus en avance ))(i" mai 1792, Arc/i. Pari., t. XLII, p. 582 sqq.). — Voir aussi, à titre d'exemple, le rapport de Terrède, député de l'Orne, et le décret du 7 mai accordant i5.825 1. 11 s. 10 d. à la municipalité de Moustiers, aux hôpitaux de Sévérac, de Saint-Privat et de Laversine, dont les dîmes avaient été supprimées; ils avaient perdu une aumône de 182 septiers 2 quai'ts de seigle et autant d'avoine {Arch. Pari., t. XLIII, p. 97).

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